Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

D’où vient la fête du 1er mai ?

Le 1er mai est un jour férié officiellement depuis 1947. Mais c’était déjà depuis plusieurs dizaines d’années la date traditionnelle des revendications ouvrières et sociales. Vous souhaitez en savoir davantage ?

Le livre de Maurice Dommanget « Histoire du 1er Mai » aide à mieux connaître l’histoire de ce jour symbolique de la fête des travailleurs. L’auteur était un instituteur, féru d’histoire et auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire sociale de la Révolution française, du mouvement ouvrier ou encore de l’éducation. Militant syndical de l’enseignement dans la tradition du syndicalisme révolutionnaire, Dommanget (1888-1976) a été le premier à restituer les pages glorieuses de l’histoire de ce jour, dont l’origine se situe en 1886 à Chicago lors d’une manifestation qui fut durement réprimée. Quelques années plus tard, en 1891, une fusillade à Fourmies (Nord) met un terme à une manifestation pacifique d’ouvriers qui revendiquaient la journée de 8 heures. Ces deux événements douloureux incitent les organisations syndicales à faire du 1er mai un jour de revendications, symbole des luttes sociales jusqu’à aujourd’hui.

Publié pour la première fois en 1953 par SUDEL (Société universitaire d’éditions et de librairie), une maison d’édition créée par le SNI (Syndicat National des Instituteurs), cet ouvrage a été réédité par la suite en 2006 aux éditions Le Mot et le Reste. Il est donc toujours accessible en librairie ou en bibliothèque si vous souhaitez en apprendre plus sur l’histoire de ce jour. Comme l’écrit Maurice Dommanget : « Le passé enseigne l’avenir. Le 1er Mai, qui, pendant plus de soixante ans, a su résister à toutes les bourrasques et a su élargir considérablement le champ de son activité, saura se dépasser en se renouvelant (…) On croit mort le 1er Mai et il n’est que replié sur lui-même. »

Pour aller plus loin :

Maurice Dommanget : Histoire du 1er Mai, Paris, SUDEL, 1953 (rééd. 2006 avec une préface de Charles Jacquier).

Un autre militant syndical et historien, Georges Vidalenc, a écrit sur la journée du 1er mai. Il est l’auteur de nombreux articles dans le journal du SNI, L’École libératrice. Ces écrits ont été repris dans un ouvrage publié en 1969, La Classe ouvrière et le syndicalisme en France de 1789 à 1965.

Plus récemment, l’historienne Danielle Tartakowski a publié La Part du rêve. Histoire du 1er mai en France, Paris, Hachette, 2005.

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