Garder le cap de la redynamisation du Centre

La partie statutaire d’une assemblée générale avec son rapport d’activités est l’occasion de regarder dans le rétroviseur du temps et de se rappeler une année écoulée depuis déjà plusieurs mois. Même avec le recul, difficile de dire que 2021 fut une année ordinaire. Elle a de fait ce caractère singulier d’une deuxième année de pandémie dans laquelle nous avons fini par nous habituer à vivre et travailler avec de nouvelles règles dont celle du distanciel, tout en espérant la saveur d’un retour vers une normalité attendue permettant de se retrouver en présentiel.

Ce double mouvement a marqué l’activité du Centre. Particulièrement dans la réalisation de formations, puisque plusieurs ont dû être reportées comme ce fut le cas pour nos stages pour la MGEN, seule une intervention dans le cadre de leur formation de formateurs a été possible en décalée en novembre 2021 (report de deux stages en 2022). Mais elle est d’autant plus importante qu’elle marque la reconnaissance de notre savoir-faire en terme de dynamique de formation, de maîtrise de démarches participatives et d’implication des stagiaires, approches avec lesquelles les formateurs de la MGEN semblent assez peu familiarisés… Certains travaux de recherche ont également pris du retard du fait de la difficulté à mener des entretiens sur le terrain.

Pour autant, et malgré ces difficultés qui impactent le résultat financier de cette année – tout de même en excédent de plus de 25 000 euros, mais plus faiblement bénéficiaire que l’an dernier – la démarche de redynamisation du Centre a perduré. Elle est perceptible au travers de l’augmentation croissante et importante (pratiquement un doublement) du nombre de visiteurs sur le site du Centre, comme de celui des abonnés aux pages facebook ou twitter. Une évolution qui tient également à la stratégie renforcée de la communication fédérale. De même, un important travail sur les archives (en lien avec le centenaire du SNI) a également été effectué renforçant notre activité en histoire sociale.

Comme l’an dernier nous avons rendu trois études dans le cadre des agences d’objectifs de l’IRES. Nous n’avions plus cette année de doctorantes embauchées en CDD comme en 2019 et 2020. Une partie du travail a donc été conduit en externe (la quasi-totalité de l’étude sur la l’impact du bâti scolaire sur la question du genre par l’agence Phare et le Centre Hubertine Auclert, la moitié de celle sur les politiques de jeunesse par des étudiants du master ENJEU de l’EHESP de Rennes), seule celle sur l’analyse des 8 premières éditions du baromètre UNSA des métiers de l’Éducation a été menée entièrement en interne.

Dans le même temps, nous avons également réalisé et rendu en 2021 une étude pour la CASDEN intitulée « l’impact de l’Hôpital et de l’École en crise sur les professionnels de santé et d’éducation ». Décidée et débutée avant la pandémie et en complément avec un travail effectué précédemment dans le cadre de l’iRES, cette recherche prend tout son sens dans l’actualité de la crise sanitaire. Elle devrait être le support de valorisations réalisées avec la CASDEN. Elle a également été l’occasion d’un travail en partenariat avec la fédération UNSA santé sociaux.

Ainsi, si des évolutions sont encore à réaliser pour mieux faire connaître, diffuser et valoriser les travaux du Centre, l’année 2021 aura permis de garder le cap de la redynamisation de notre Centre de recherche, de formation et d’histoire sociale en appui du développement de notre fédération et de nos syndicats.

Quelques perspectives

Il y a quatre ans, la fédération décidait d’accompagner la redynamisation du Centre en lui attribuant une décharge. Celle-ci est financée par les travaux de recherche qui sont davantage menés en interne. Mais le constat est qu’une seule personne peut difficilement assurer toutes les fonctions de recherche, de valorisation, de communication, de veille et d’écriture d’articles… Aussi, profitant des ressources supplémentaires dues au retour de syndicats au sein de la fédération, celle-ci a proposé une demi-décharge supplémentaire au Centre pour la rentrée prochaine. Il s’agit d’un poste de conseiller.e au développement et à la valorisation des travaux du Centre. Trois militantes de grande qualité, aux parcours riches et aux expériences variées ont fait acte de candidature. Le choix sera difficile, mais il sera fait et communiqué dans les jours qui viennent. Renforcé, le Centre sera plus efficace et plus à l’écoute des syndicats et des sections de la fédération pour mieux être à votre service.

Plusieurs études sont en cours. Certaines vont illustrer les enjeux de notre société et de notre engagement militant. C’est le cas pour la recherche-action sur l’impact de la grande pauvreté sur les missions des éducateurs que nous allons enfin pouvoir démarrer dans les hauts de France et en région Centre – Val de Loire, comme pour celle sur la participation.

Le rapport de l’Assemblée générale 2022 est a retrouver ici :

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