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« Libres ensemble » : sociologie des militants de l’UNSA

Qui sont les adhérents et les militants de l’UNSA ? Qu’est-ce qui les fédère ? Quelles sont leurs valeurs ?

C’était il y a quatre ans, lors du dernier congrès de l’UNSA. Ces questions se posaient et le Centre Henri Aigueperse, dans le cadre de l’agence d’objectif de l’IRES, commanditait une étude à l’Orseu sur la sociologie de l’UNSA au prisme ou au miroir de ses militants. Visant à mieux comprendre l’organisation dans ses dimensions humaines, il s’agissait aussi d’interroger le défi de l’union dans le respect de l’autonomie.

A partir de l’exploitation d’un questionnaire et d’entretiens, « Libres ensemble » est le résultat de cette recherche. « Libres ensemble » parce que pour les auteurs de l’étude « le sens et la philosophie d’action de l’UNSA sont dans cette association complexe entre liberté et solidarité commune. »

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Les pactes sociaux en Europe. Déclin ou permanence ?

Conduite par Noélie DELAHAIE, Jean FANIEL, Annie JOLIVET, Udo REHFELDT, Catherine VINCENT, Marie WIERINK de l’IRES, la recherche étudie les pactes sociaux (conclus ou échoués) depuis les années 1990 dans sept pays européens. L’analyse comparative s’appuie sur sept monographies-pays détaillées. Ces pactes sont des accords bi- ou tripartites interprofessionnels nationaux d’une certaine complexité qui comprennent, d’un point de vue syndical, des avancées, mais aussi des concessions, le plus souvent salariales. Pour chaque pays, les monographies présentent les principaux pactes et analysent leur contenu, en les situant dans le contexte économique et dans le cadre des systèmes nationaux de négociation collective. Elles identifient les acteurs qui étaient à l’initiative des négociations, leurs objectifs, ainsi que les concessions et contreparties obtenues dans la négociation. Le cas échéant, les monographies expliquent également ce qui a fait échouer la négociation.

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La remise du Prix Maitron 2018

Le 5 décembre a eu lieu la journée Maitron 2018 avec trois temps forts : tout d’abord ce fut la présentation du site Internet qui a été totalement renouvelé avec une nouveauté majeure : l’accès libre de la très grande majorité des notices biographiques qui recouvrent une large période allant de 1789 aux années 1960. On y retrouve plus de 180 000 notices de militantes et de militants du mouvement ouvrier et du mouvement social. Dans ce corpus, la présence des enseignant.e.s est forte, et c’est toute l’histoire du mouvement syndical enseignant qui est illustré par le parcours de ces hommes et ces femmes connu.e.s ou inconnu.e.s. Plusieurs communications ont été présenté durant cette journée et on retiendra en particulier l’intervention d’Ismaïl Ferhat qui a porté justement sur le corpus enseignant. Le Maitron est une œuvre vivante et une nouvelle série de notices biographiques est en cours de réalisation : pour le monde enseignant, l’Association pour l’histoire des militants associatifs et syndicaux de l’éducation ( HIMASE http://www.himase.fr/ ) joue un rôle important dans l’écriture de ces notices.

Autre temps fort de la journée : la remise du Prix Maitron 2018, attribué cette année à Gaëlle Boursier pour son mémoire de M2, « ‘Nous ne resterons pas les bâtards de la métallurgie’. Histoire de la grève des Batignolles, janvier-mars 1971, Nantes » soutenu en 2017 à l’Université de Rennes 2 sous la direction de Gilles Richard. Le jury du prix, composé d’universitaires et de syndicalistes, a salué la grande qualité de ce travail. Chaque année le prix est doté d’une somme de 1500 euros financée par l’UNSA Éducation. Nous avons demandé à l’auteure de nous en dire davantage sur son travail de recherche.

Entretien avec Gaëlle Boursier, lauréate du Prix Maitron 2018.

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Pierre Mauroy, syndicaliste

Le 6 décembre dernier, l’Institut Pierre Mauroy organisait, au Sénat, dans le cadre de son colloque annuel, une rencontre autour de la passion syndical et associative de Pierre Mauroy.

Si l’on connaît,en effet, la carrière politique de Pierre Mauroy, premier ministre et maire de Lille, si son engagement associatif dans la création puis dans la direction de la fédération d’éducation populaire Léo Lagrange, son implication syndicale, à la tête du Syndicat national de l’enseignement technique dans les centres d’apprentissage (SNET-CA, puis SNET-AA de la FEN) est moins connu.

Le Centre Henri Aigueperse est intervenu pour rappeler cet engagement militant dans une période politique troublée (4ème République et Guerre d’Algérie), mais aussi dans une époque de démocratisation massive de la scolarité et donc de réflexion sur les nécessaires réformes du système éducatif.

Ci-dessous, l’intervention du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation :

On imagine souvent la FEN comme une puissante structure syndicale, une « citadelle enseignante », une armée de permanents capable de faire trembler le ministre de l’éducation nationale comme aimait à le raconter l’autre ministre qui en est issu, André Henry.

Mais la FEN du début des années 1950 n’est pas celle de la fin des années 1970. Et si l’on veut comprendre comment un jeune prof de l’enseignement technique a pu avant trente ans être secrétaire général de son syndicat, secrétaire des commissions fédérales culture-jeunesse, puis pédagogie, rapporteur d’une motion au congrès national de 1957, c’est bien entendu par l’engagement et les qualités du militant Pierre Mauroy que cela s’explique, mais cela doit aussi être compris dans le contexte de cette époque, tant pour la FEN que pour le syndicalisme de l’enseignement technique.

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Candidater au prix Maitron, c’est maintenant.

Le prix Maitron est décerné chaque année, à la mi-novembre par un jury présidé par le professeur  Antoine PROST et composé d’enseignants-chercheurs et chercheurs et de syndicalistes.

Maitron2018

Le prix Maitron couronne le mémoire de master d’un étudiant en sciences sociales dont les travaux prolongent l’œuvre de Jean Maitron dans les domaines du mouvement social, du mouvement ouvrier, du syndicalisme, etc., aux XIX° et XX‘ siècles, en France comme à l’étranger.

Jean Maitron (1910-1987), instituteur syndicaliste puis maître de conférences à Paris 1, a créé le Centre d’histoire sociale et fut notamment à l’initiative de la création du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Le prix Maitron a été créé, pour honorer sa mémoire, sur l’initiative de la Fédération de l’Éducation nationale, aujourd’hui UNSA Éducation.

C’est le moment de candidater.

Le mémoire doit avoir été soutenu dans une université au cours d’une des deux années universitaires précédentes. Le montant du prix est de 1 500 euros.

 À qui s’adresser ?

Les mémoires sont à adresser en un seul exemplaire numérique (en format PDF) avant le 15 SEPTEMBRE 2018 à :

Thérèse Lortolary
Centre d’histoire sociale du XXe siècle
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Courriel : therese.lortolary [arrobe] univ—paris1.fr

 

 

 

 

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Du bon usage des téléphones portables

 » À l’exception des lieux où, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément, l’utilisation d’un téléphone mobile par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges » tel est le texte déposé à l’Assemblée par Richard Ferrand, afin de satisfaire à l’engagement du président de la République et de son ministre de l’Éducation nationale, d’interdire les téléphones portables à l’école. Un projet de loi qui renvoie donc la responsabilité à chaque école et établissement, ce qui est exactement le cas actuellement.

Le point positif de cette annonce est donc que, si elles le souhaitent, les équipes pourront utiliser les téléphones portables à des fins pédagogiques.

Belle occasion pour rappeler la recherche menée en 2014 par Josie Bernicot, de l’université de Poitiers, pour le compte du Centre Henri Aigueperse, sur l’usage des SMS par les collégiens et les lycéens unsabernicotrapportfinal_161213.

La première partie fait référence à l’incidence -ou pas- de ce mode de communication sur le niveau d’orthographe des élèves de collège. La seconde analysent les formes et contenus des messages des lycéens.

Les deux approches montrent que la maîtrise des outils de communication modernes ne va pas de soi. Il n’y a pas de « miracle générationnel » pour les jeunes le plus en difficulté. Or ces technologies devenant usuelles, leur maîtrise apparaît comme un enjeu d’insertion sociale, dont l’École ne peut s’extraire.

A y réfléchir avant d’interdire.

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Même s’ils se resserrent, les écarts de retraite entre les femmes et les hommes demeurent importants

Réalisée à la demande du Centre Henri Aigueperse – UNSA Education et avec le concours financier de l’IRES, la recherche conduite par Carole Bonnet (Ined), Dominique Meurs, (Economix Paris Ouest, Ined et Cepremap), Benoît Rapoport (Paris 1 et Ined) intitulée « Ecarts de retraite entre les hommes et les femmes dans le privé et le public » (février 2018) met en évidence que les écarts de retraite entre les femmes et les hommes tendent à se réduire, mais qu’ils demeurent encore très importants. (retrouvez ici l’ensemble de la recherche : Rapport final unsa mars 2018 )

Quels enseignements nous apportent cette recherche ?

  • Tout d’abord que les écarts moyens se sont un peu resserrés entre 2008 et 2012, quel que soit le régime d’affiliation considéré. Mais « la pension moyenne des femmes au Régime Général (mono et polypensionnés) représente environ 50 % de celle des hommes en 2008 comme en 2012. Les écarts sont plus faibles dans la Fonction publique, que ce soit pour les agents de l’État (plus de 80%) ou des collectivités (autour de 75% pour les monopensionnés, plus de 80% pour les polypensionnés).

  • Ensuite que les distributions des pensions n’ont pas évolué de façon spectaculaire entre 2008 et 2012, ce qui n’est guère étonnant compte tenu du fait qu’un grand nombre de retraités observés en 2012 était déjà présents en 2008. »

      • Ainsi, la distribution des retraites des femmes reflète toujours nettement une plus grande fréquence des petites pensions, même si on observe une lente convergence vers la distribution des hommes.

      • Quant aux distributions de durée validée, elle font toujours apparaître de fortes différences entre hommes et femmes, celle des hommes étant beaucoup plus ramassée, avec un pic très fort autour de 160 trimestres, alors que celles des femmes est très dispersée, avec un grand nombre de retraitées ayant des durées inférieures à 50 trimestres.

      • Enfin une grande inertie, en défaveur des femmes, caractérise la distribution des salaires de référence servant au calcul du montant des retraites.

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Les retraitées, premières pénalisées

Aujourd’hui, 15 mars, les retraités manifestent contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Si tous sont touchés, il faut une fois de plus constater et dénoncer le fait que ce sont les femmes qui sont les premières victimes.

Commanditée par le Centre Henri Aigueperse, dans le cadre des recherches financées par l’IRES, nous diffuserons très bientôt une nouvelle étude intitulée « Ecarts de retraite entre les hommes et les femmes » sous la direction de Dominique Meurs (Economix Paris Ouest et Ined). Elle montre que l’écart des montants des retraites en femmes et hommes demeure très important.

En voici une première présentation :

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Une assemblée générale vraiment pas ordinaire

Aujourd’hui, 13 mars 2018, se tient une assemblée générale extraordinaire de notre Centre de recherche, de formation et d’histoire sociale, le Centre Henri AIgueperse-UNSA Education.

Et cette AGE n’a en effet rien d’ordinaire.

Il ne s’agit pas en effet de toiletter les statuts ou le règlement intérieur, mais bien de donner une nouvelle dynamique au service du développement de notre vision du syndicalisme, et plus globalement de porter une vision progressiste et positive sur l’éducation et la société de demain.

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