Quelques idées fausses sur les différences de niveau de compétences entre les sexes

Si les filles ont des métiers moins rémunérés c’est parce qu’elles réussissent moins bien à l’école.

C’est FAUX.

Au contraire, si dans le passé, les femmes étaient souvent moins instruites que les hommes, ce n’est plus le cas dans la plupart des pays de l’OCDE. « À l’heure actuelle, les femmes devancent généralement les hommes sur le plan éducatif et sont plus susceptibles de suivre et d’achever une formation tertiaire ».

Si les métiers choisis par les femmes sont moins rémunérateur, c’est en partie parce que « dans l’enseignement supérieur, le choix du domaine d’études est souvent beaucoup plus important que le diplôme obtenu ». Or les femmes restent sous-représentées dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (les STIM) et dans les emplois bien rémunérés de ces secteurs d’activités.

Les écarts entre les compétences acquises par les filles et les garçons apparaissent dans l’enseignement secondaire.

C’est FAUX.

Les enquêtes scolaires menées à l’échelle internationale révèlent, que dès l’école primaire, « les garçons tendent à devancer les filles en mathématiques, tandis que les filles obtiennent de meilleurs résultats en compréhension de l’écrit ». Elles mettent aussi en évidence « que les garçons tendent à atteindre des scores soit très élevés, soit très bas, tandis que les scores obtenus par la plupart des filles sont regroupés au milieu de l’échelle de compétences ».

Devenues adultes (27 ans pour les études internationales), les femmes ont comblé leur retard en numératie mais conservent leur avantage en littératie.

C’est FAUX.

Si les garçons ont un léger avantage sur les filles en mathématiques (numératie) à 9 ans, celui-ci augmente un peu jusqu’à l’âge de 15 ans, mais se creuse considérablement jusqu’à l’âge de 27 ans.

En revanche, le grand avantage qu’ont les filles sur les garçons en littératie (compréhension de l’écrit) à 9 ans, s’accentue encore durant l’adolescence. Mais il disparaît complètement, vers l’âge de 26-27 ans : « les jeunes adultes, hommes ou femmes, ont en moyenne des niveaux de compétences en littératie quasi identiques ».

Ces informations ne sont pas nouvelles, mais elles sont confirmées par le croisement des évaluations internationales mené par l’OCDE. Au-delà des interrogations méthodologiques, l’augmentation de l’écart entre les sexes en mathématiques interroge sur l’orientation des filles et leur faible nombre dans les filières puis dans les métiers de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Pour en savoir davantage : https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/49321c55-fr.pdf?expires=1586253809&id=id&accname=guest&checksum=707E61EE361E4D6853A69B10EAD80372

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