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La culture : ouverte et stimulante

Quels sont les rapports qu’entretiennent les Françaises et les Français avec la culture ?

Longtemps, l’enquête du ministère de la culture sur « les pratiques culturelles des Français » a éclairé ce questionnement. Mais la dernière livraison de cette étude date de 2008. Il est donc nécessaire de l’actualiser.

L’Observatoire Cetelem et Harris Interactive se sont associés pour conduire ce mois d’avril 2018 une enquête intitulée « Pratiques culturelles et comportements des Français : état des lieux ».

Quels en sont ses enseignements ?

Une conception classique mais ouverte de la culture

Sans surprise, se sont les sorties culturelles comme le cinéma, le musée ou le théâtre et donc –par métonymie- les œuvres qui y sont montrées : peintures, spectacles, opéras, expositions, etc. qui arrivent en tête des activités et objets culturelles auxquels s’ajoutent les livres et la lecture.

Pour autant, le champ culturel est plus largement défini, puisque les interrogés y intègrent les visites historiques (pour 92% des sondés), les visites d’expositions classiques (90%) ou la lecture (87%), des pratiques, comme celle d’un instrument (79%) ou de la photographie (78%) ainsi que des activités « moins communes » comme les concerts de hip-hop (61%) ou les expositions d’art numérique (76%).

Si les séries télévisées (37%), le sport (32%) et les jeux vidéo (23%) viennent loin derrière, ils sont davantage cités par les moins de 35 ans, qui estiment avec des écarts de plus de 10 points avec la moyenne des Français et de près de 20 points avec les Français de 50 ans ou plus, que ces trois pratiques relèvent de l’univers culturel.

Ainsi, la culture est selon l’étude « pensée par les Français de manière englobante, plurielle et protéiforme comme un ensemble où de nombreuses formes artistiques peuvent trouver leur place. »

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Une dixième promotion pour le master professionnel M@DOS (Management Des Organisations Scolaires)

Lancé en 2009, le dispositif de master professionnel M@DOS (Management Des Organisations Scolaires) est un parcours de formation continue en e-learning à destination des personnels d’encadrement de l’éducation (chefs d’établissement scolaire, inspecteurs…).

La formation est reconduite à la rentrée prochaine pour sa dixième promotion. Et les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 24 juin prochain.

Initié par l’École Supérieure de l’Éducation Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESENESR) la master M@DOS s’appuie sur un consortium de cinq universités (Angers, Lille, Poitiers, Cergy-Pontoise, Limoges et Versailles-Saint-Quentin). Il conduit à la délivrance d’un titre de Master.

Pluridisciplinaire, professionnalisant et pédagogiquement innovant, le master M@DOS est construit autour d’une plateforme de e-learning, d’une fort accompagnement pédagogique et de cours en présentiels. Il vise à la fois le renforcement des compétences métiers des personnels d’encadrement de l’éducation, une meilleure compréhension des enjeux sociétaux du secteur de l’éducation ainsi que l’appropriation et l’usage des technologies numériques.

Il s’adresse au personnel d’encadrement (personnel de direction et d’inspection prioritairement). Il peut entrer dans le cadre de la formation continue et s’inscrit comme un outil intéressant de développement professionnel.

Vous pouvez retrouver toutes les informations et les modalités d’inscription sur le site de l’ESENESR :

http://www.esen.education.fr/fr/enseignement-scolaire/offre-de-formation/formation-diplomante/master-professionnel-management-des-organisations-scolaires-mdos/

et en savoir davantage en lisant ici la note de présentation Communication Mados 2018 recrutement 

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Le dialogue social, et si on en parlait !

Aujourd’hui avec un parterre de nombreux intervenants (Laurent Berger, Luc Bérille, Patrice Bondy, Jeau-Louis Brossard, Jean-Paul Coulange, Gilles Finchelstein, Jean Grosset, Philippe Louis, Guillaume Martin, Nadège Plou, Nadia Zenaf Mouloud) la fondation Jean Jaurès et son Observatoire du dialogue social invite à réfléchir et à débattre du dialogue social dans les entreprises.

Comment tirer parti des nouvelles règles du dialogue social ? Quelles sont les conditions de sa réussite en faveur de la qualité du travail, de l’emploi, de la compétitivité des entreprises vers un modèle de développement durable? telles sont les interrogations qui seront posées cet après-midi à la bourse du travail autour du thème : »Entreprise : comment réussir le dialogue social en France ?

Voir ici le programme complet : https://jean-jaures.org/nos-actions/entreprise-comment-reussir-le-dialogue-social-en-france

 

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L’orientation des jeunes : le rapport du CESE et l’avis de l’UNSA

Aujourd’hui, le Conseil économique, social et environnemental, a adopté à une large majorité son rapport sur « l’orientation des jeunes ».

L’orientation interroge les valeurs de la République parce qu’elle est une interface déterminante entre la formation et l’insertion dans la vie professionnelle et qu’à travers elle est posé l’enjeu de trouver sa place dans la société, de construire du sens à son avenir, de donner une réalité à ses rêves. Enjeu d’autant plus important dans un monde incertain où de nombreux métiers se transforment, disparaissent et se créent, où les besoins en qualification augmentent, où les statuts des activités professionnelles sont interrogés, la capacité à s’orienter et se former tout au long de la vie devient essentielle.

Aussi, les 29 préconisations portées par le rapport du CESE, visent à répondre à trois objectifs :

– garantir les conditions d’un véritable accompagnement ;

– passer de procédures ponctuelles à un parcours progressif ;

– réussir son orientation pour une bonne insertion professionnelle.

Elles s’inscrivent dans une recherche de cohésion sociale et de démocratisation, cherchant à en garantir à chacun jeune des réponses à ses aspirations et une maîtrise de son parcours. Elles valorisent une orientation active, basée sur la mobilité, la construction progressive des parcours, le développement personnel et les possibilités d’évolutions ultérieures s’inscrivant dans une démarche de formation tout au long de la vie.

L’objectif visé est donc « de donner du sens à l’orientation dans une logique d’accompagnement pour que chaque jeune devienne un.e acteur.trice informé.e, avisé.e et agile dans son parcours d’orientation, de formation et d’insertion, trouve sa place dans la société et s’y épanouisse tant professionnellement que personnellement ».

Retrouvez ici le rapport du CESE :

http://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2018/2018_12_orientation_jeunes.pdf

Et la déclaration de Christian Chevalier au nom de l’UNSA : CESE Orientation déclaration UNSA

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l’école et le cinéma

Il ne fait aucun doute que la rencontre entre l’Éducation et le cinéma s’inscrit dans une histoire déjà longue et durable. Des ciné-clubs développés par les mouvements d’éducation populaire au festival du film d’éducation porté par les Ceméa, en passant par l’ensemble des dispositifs de découverte du cinéma (école et cinéma, collège et cinéma, lycéens au cinéma, passeurs d’image…), la liste est longue et les réalisations souvent prospères.

En va-t-il de même pour la mise en scène de l’école dans les films ?

Si le thème scolaire est souvent utilisé, il faut bien avouer que c’est avec plus ou moins de succès. La scolarité peut être prétexte à de l’humour potache, de l’analyse psychologique, de l’approche sociologique ou n’être simplement qu’un décor pour y dérouler un scénario, en général mettant en scène un public adolescent.

Enseignant d’histoire-géographie au lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer et passionné de cinéma, Thibaut Retiff a répertorié tous les films sur l’école. Sur le site collaboratif SensCritique, il en présente 162, mais seuls une dizaine sont, selon lui, incontournables dont Entre les murs de Laurent Cantet en 2008, Le Cercle des poètes disparus de Peter Weir en 1989, Les Héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar en 2014 ou encore La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfild en 2009.

Pas sûr que le tout récent Madame Hyde de Serge Bozon vienne s’ajouter à cette liste. Mais si le film est controversé, il a indéniablement la qualité d’éviter la caricature du professeur blanc venant au secours d’une classe de pauvres banlieusards issus de l’immigration. C’est en tout cas l’analyse qu’en fait Rachid Zerrouki dans son article « Luttes des classes » pour la magazine des cinémas MK2  Troiscouleurs  . Ainsi il écrit « Mais le film de Serge Bozon évite ce lieu commun. Timide et vulnérable, madame Hyde n’arrive pas à imposer son autorité, jusqu’à l’intervention d’une force extérieure. Et si le cinéma français suivait cet exemple pour s’émanciper de ses douteux fantasmes concernant l’enseignement en milieux défavorisés ? »

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La peur d’échouer

Les notes du conseil scientifique de la FCPE viennent de publier (n°9 de mars 2018) les résultats d’une étude conduite par Mathias Millet, professeur de sociologie, CITERES-CNRS, université François-Rabelais de Tours et Jean-Claude Croizet, professeur de psychologie sociale expérimentale, CERCA-CNRS, université de Poitiers, consacrée ) « la peur d’échouer : un vecteur des inégalités dès l’école maternelle ».

Si, une fois encore, ce travail met en évidence la manière dont l’école contribue, le plus souvent bien malgré elle, à la reproduction des inégalités sociales et à la production des inégalités scolaires dès l’école maternelle, l’axe privilégié ici s’appuie, pour l’essentiel, sur ce niveau scolaire peu investi scientifiquement, et pourtant essentiel qu’est l’école maternelle et croise l’analyse sociologique avec une approche psychosociale.

Les résultats obtenus montrent que l’école insuffle dès les premiers niveaux la peur d’échouer. Cette peur de ne pas savoir apprise à l’école conduit des élèves à se détourner des apprentissages scolaires contribuant ainsi à générer des écarts de « performance » : une des causes d’inégalités scolaires potentielles.

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l’Éducation à l’heure de l’Intelligence artificielle : favoriser la créativité

Aujourd’hui au Collège de France, Cédric Villani, mathématicien et député de l’Essonne présente son rapport « Donner un sens à l’intelligence artificielle. Pour une stratégie nationale et européenne« . Une partie importante de son rapport remis hier au Président Macron est consacrée à l’impact des transformations numériques sur l’Éducation. C’est la cas du « Focus n°1 : Transformer l’éducation », dans lequel sont développées deux pistes essentielles :

  • celle d’enseigner à l’heure de l’intelligence artificielle
  • celle de transformer les politiques éducatives grâce à l’intelligence artificielle

La partie 2 du rapport met également en évidence les transformations indispensables tant dans la formation initiale que continue avec la valorisation de la créativité, non comme « un supplément d’âme » mais comme un levier essentiel de développement de nouvelle manière d’apprendre.

« L’apprentissage de la créativité suppose une modification profonde des modes d’enseignement : il ne s’agit pas de cantonner la créativité, entendue comme capacité de « développement personnel » à des matières « artistiques» ou à des enseignements annexes/d’ouverture, comme c’est souvent le cas aujourd’hui. C’est la manière d’enseigner les matières fondamentales qui doit être modifiée pour des pédagogies nouvelles qui soient orientées davantage vers le développement de l’esprit critique et de la coopération. »

Aussi le rapport, plutôt que d’ajouter des injonctions nouvelles aux professionnels de l’Éducation, invite à rendre davantage de liberté aux pédagogies innovantes et créatives :

il s’agit de mettre au centre les capacités d’initiative des enseignants et leur donner les moyens d’être reconnus et d’agir lorsqu’ils innovent. Combien, en effet, d’enseignants, à tous les niveaux et même dans l’enseignement supérieur, qui innovent, s’investissent de manière importante dans la rénovation des méthodes pédagogiques et qui voient leurs efforts ignorés et leurs réussites minorées ?

Le Président de la République doit annoncer aujourd’hui sa stratégie de développement de l’intelligence artificielle en France. A suivre ce qu’il retiendra sur le plan éducatif.

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Prêt d’un quart des dépenses d’éducation sont faites par les collectivités

Si les dépenses des collectivités territoriales ont été croissantes jusqu’en 2009, elles sont désormais stables, étant équivalentes en 2016 à celles de 2010. C’est ce qu’analyse la DEPP, direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l’Éducation nationale dans sa note d’information de janvier dernier.

Ce sont 35,7 milliards d’euros qui sont ainsi investis dans l’Éducation, pour une importante moitié par les communes qui en plus du fonctionnement des écoles assument une grande partie du temps péri et extra-scolaire (pour environ 10% de leur dépenses), à 30% par les régions qui ont la charge des lycées mais également de la formation professionnelle et à moins de 20% par les départements à qui reviennent les collèges et les transports scolaires.

Le document met en évidence que l’augmentation des frais de personnels et de fonctionnement entraîne une diminution de l’investissement : rénovations et nouvelles constructions d’écoles ou d’établissements.

Au-delà de ces données générales, il faudrait regarder le détail des chiffres afin de mettre également en évidence les disparités entre les territoires tant dans leur capacité financières que dans leur choix politique de faire ou non de l’Éducation une priorité.

depp-ni-2018-18-01-depense-d-education-des-collectivites-territoriales-35,7-milliards-d-euros-en-2016_882566