Et si le « confinement » avait du bon pour les élèves ?

Tel pourrait être l’enseignement d’une étude menée sur les réseaux sociaux et listes de diffusion par le laboratoire BONHEURS (EA 7517) de l’université de Cergy-Pontoise et à laquelle auprès de plus de 600 élèves ont répondu.

Si « toute étude comporte des biais et des limitations. Même si le nombre de participants est relativement important, du fait du mode de diffusion du questionnaire, les réponses obtenues ne sont pas nécessairement représentatives du point de vue de l’ensemble des élèves » comme le précise Pascale Haag, « une analyse approfondie de l’ensemble du questionnaire prenant en compte les variables les plus pertinentes est en cours ; elle fera l’objet d’une publication ultérieure. De nouvelles études seront assurément nécessaires pour mieux comprendre le vécu des élèves dans la durée et leur permettre de faire entendre leur voix pendant le confinement ».

Mais déjà quelques éléments peuvent être mis en évidence dans le propos de ces 672 participants du CP à la Terminale [371 filles (55 %), 285 garçons (43 %) et 16 élèves (2 %) qui n’ont pas indiqué de réponse. 155 élèves de l’école élémentaire (24 %), 151 collégien.ne.s (22 %) et 366 lycéen.ne.s (54 %)].

Le premier élément positif relevé par les élèves face au confinement et l’obligation d’apprentissage à distance est l’autonomie : le mot apparaît dans 100 réponses sur 365.

Resté à la maison, c’est aussi moins de stress, plus de sommeil, une meilleure alimentation et un rythme plus adapté : en un mot une meilleure qualité de vie pour de nombreux élèves. C’est aussi l’occasion de passer davantage de temps en famille (pour 68%)

Évidemment, cette expérience est aussi l’occasion d’apprendre différemment, « à leur rythme et qu’elle est l’occasion de nouveaux apprentissages, qu’ils détaillent parfois : mieux maîtriser les outils numériques, pratiques artistiques, cuisine, travaux manuels (85) ».

Temps de réflexion, d’introspection de prise de recul « notamment pour les élèves plus âgés, les lycéen(ne)s et les collégien(ne)s (63) », cette période de distanciation n’empêche pas la solidarité « qui se manifeste aussi bien au sein de la famille qu’entre les élèves de la classe ou avec les soignants (12) » et la prise en compte de l’environnement avec ce « moment de « répit pour la planète » (18) ».

La note d’étape de l’étude précise qu’ « il n’y a pas de différences significatives entre les réponses des filles et des garçons, ni entre celles d’élèves de différents types d’établissements (publics, privés sous contrat ou hors contrat), mais certaines tendances se dessinent en fonction de l’âge : les enfants d’élémentaire évoquent ainsi davantage la famille et le plaisir d’être chez soi, tandis que les collégien(ne)s et les lycéen(ne)s soulignent davantage le gain d’autonomie ».

SI 66 % des participant.e.s considèrent que « des éléments positifs peuvent être retirés de l’expérience du confinement », un « nombre important de réponses négatives montre aussi que certains ne voient pas comment tirer parti de la situation actuelle » et que « la majorité d’entre eux ne souhaite pas que l’école à la maison devienne la norme ».

« Du bien-être dans le confinement ? » Pascale Haag, Laboratoire Bonheurs, Université de Cergy Pontoise, http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/04/30042020Article637238296804539264.aspx

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