Publié dans La revue

Un [R] de culture et de citoyenneté

Et voici paru le numéro 2 de notre revue [R].

pochade

  • Une « pochade opératique » en guise d’ouverture,
  • une histoire de l’éducation à la citoyenneté,
  • une réflexion sur la « culture populaire »,

notre tour du monde éducatif et culturel en 80 pages, fait, cette fois, la part belle à l’Éducation à la culture et à la citoyenneté.

Ainsi nous vous invitons à rencontrer Robin renucciRENUCCI qui dans notre « grand entretien » dit et agit pour construire « une culture qui élève »

Savez-vous ce qu’est la « bildung » qui associe acquisition et savoir et développement dans une démarche participallemagneative des élèves ? Alors suivez-nous à la découverte du système éducatif allemand.

Et la philosophie, qu’apporte-t-elle ? Les travaux de recherches et les analyses des pratiques montrent combien elle contribue à la construction de la pensée chez l’enfant comme chez l’adulte.philosophie

Quant à la formation, elle est un véritable levier de développement du militantisme, comme en témoigne l’expérience de la MGEN.

En route donc pour ce nouveau voyage.

La revue [R] est disponible au numéro (15 euros) et par abonnement (35 euros les trois numéros). N’hésitez pas à nous contacter centrehenriaigueperse@unsa-education.org ou à vous abonner : bulletin d’abonnement revue [R]

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Pierre Desvergnes : lorsqu’un ami s’en va

Inhumé aujourd’hui, Pierre Desvergnes nous a quittés le 10 janvier dernier

par Jean-Paul Roux

Ancien SG de la FEN puis de l’UNSA éducation

« Lorsqu’un ami s’en va, l’étreinte première de la tristesse surmontée, vient le moment de mesurer le temps parcouru…Et de comprendre pourquoi ce deuil est aujourd’hui partagé par l’ensemble de « L’Économie sociale partenaires de L’École de la République » (ESPER) qui nous rassemble au sein de l’Éducation nationale.

Pierre Desvergnes fut le Président de la CASDEN de juillet 2002 à Juin 2018 après s’y être engagé dès 1990. Mais cet engagement, ou plutôt ce corps de Valeurs et de Convictions qui en sont la source, Pierre les avaient d’abord nourries et investies en notre syndicalisme, dans la filiation naturelle de son père Jean Desvergnes. Il avait ainsi, dès son adolescence, été le spectateur et le témoin des assemblées syndicales où Jean officiait, pour ensuite, tout naturellement, en devenir un acteur connu et surtout reconnu de tous.

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Publié dans Formation, Recherches, vu, lu pour vous

Esprit critique es-tu là ?…Pas trop là ? …Assez là ?

La référence à l’esprit critique est d’actualité.

« Fake news », théorie du complot, surinformation, intégrismes religieux…le justifient.

Et surtout invitent à réfléchir au rôle de l’éducation dans la formation de cet esprit critique.

Plusieurs supports peuvent y aider.

Le tout récent numéro des Cahiers pédagogiques (n°550 de janvier 2019) s’intitule « Former l’esprit critique ». Il est coordonné par Aurélie Guillaume-Le Guével et Jean-Michel Zakhartchouk qui annoncent dès l’avant-propos que « ce n’est pas si simple » et qu’ « il faut bien toutes les ressources de la pédagogie active pour affronter les redoutables problèmes de la légitimité des instances de savoirs face aux représentations des élèves, ancrées parfois dans une profondeur familiale ou sociale. Car après l’étape de déstabilisation, il s’agit de ne pas engendrer de scepticisme généralisé, mais de proposer des points d’appui qui résistent au doute. Un apprentissage qui doit commencer très tôt, dès la maternelle, et n’est jamais achevé. » Mais ils plaident également pour que cet esprit critique, qui n’est ni «  l’esprit qui dit non  » ni le relativisme, soit quelque part, un « Jiminy Cricket qui saurait se faire discret pour laisser Pinocchio un peu tranquille et ne pas être toujours raisonnable » et qu’il soit « un chasseur de démons (postvérité, fanatisme, intolérance) au service des valeurs démocratiques, exigeant mais pas totalitaire. » Pour les coordonnateurs de ce dossiers l’esprit critique « ne peut en tout cas s’épanouir pleinement que dans une école où l’on réfléchit, où l’on n’obéit pas aveuglément, où l’on recherche l’autonomie de pensée de chacun et où on construit une citoyenneté qui a besoin, selon le mot d’Albert Jacquard, d’«  emmerdeurs  » bousculant les conforts intellectuels, en commençant par le sien propre. »

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Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

Aurait-on oublié l’Éducation populaire ?

Jean-Michel Blanquer était l’invité lundi 14 janvier du grand entretien de la matinale de France Inter afin de parler du grand débat et de la lettre du président de la République aux Françaises et Français. Comme membre du gouvernement, c’est son rôle. En tant que ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, en charge de l’éducation populaire, n’aurait-il pas dû rappeler que celle-ci propose justement une démarche de citoyenneté active… qui a peut-être été (un peu) oubliée ?

Un héritage

La seconde moitié et la fin du XIXème siècle sont marquées par de profondes évolutions sociales, économiques, culturelles… Elles s’accompagnent d’incertitudes politiques. La République est fragile et régulièrement menacée. Être citoyen.ne, ne va pas de soi. L’idée émerge, qu’en fait, il faut le devenir. Et que pour cela, il faut y être éduqué.e. Ainsi, pour Jean Macé, son fondateur, la Ligue de l’enseignement devait s’occuper de « l’éducation au suffrage universel, non pas pour faire des élections, mais des électeurs, non pas pour faire des candidats, mais des citoyens. » Une éducation qui postule que les citoyen.ne.s, au-delà du droit de vote, doivent être les actrices et acteurs de l’évolution et de la transformation de la société. Que pour agir, elles et ils ont besoin de comprendre le fonctionnement du monde et les leviers pour le changer. Que ce regard sur le monde s’acquiert par la culture, l’échange, le débat, le conflit aussi parfois. Que nul.le ne doit se sentir exclu.e de cette démarche dans laquelle chacun.e a des richesses à apporter. Que c’est, par cette éducation et cette action, que l’on fait peuple.

Ainsi naît l’Éducation populaire. Ainsi se développe-t-elle, se revendiquant des philosophies des Lumières, jusqu’à être au cœur de l’esprit qui anime le Conseil national de le résistance et la Libération.

Une actualité

L’histoire aura été maintes fois écrite sur les choix qui ont conduit à ne pas davantage développer l’éducation populaire après les années 1950-60. Ils auront fait dire à l’une de ses militantes, Christiane Faure « L’Éducation populaire, Monsieur ils n’en ont pas voulu » (phrase reprise par Franck Lepage comme titre de sa conférence gesticulée qui justement analyse cette histoire). Mais malgré le désengagement de l’État (qui n’aura de cesse de dénaturer les missions de ses agents en charge de l’Éducation populaire), la parfois trop forte institutionnalisation des grands réseaux associatifs, l’animation souvent considérée comme ne s’adressant qu’aux enfants dans des modes de garde (assez) peu chers et (un peu) éducatifs, les appels d’offre, mises en concurrences et baisses des subventions des collectivités territoriales…, l’Éducation populaire vit encore.

Elle agit au quotidien dans des milliers d’actions, de démarches, de projets. Elle émaille le territoire dans tous les domaines, de l’économie à l’environnement en passant par la culture. Elle propose des démarches éprouvées et innovantes. Jeu, théâtre-forum, débat mouvant, conférence de consensus, atelier de pratique, ciné-club, travail coopératif, échange de savoirs, numérique collaboratif… permettent la prise en compte de la dignité de toutes et tous à commencer par les plus démuni.e.s et donc de mieux faire société.

Un avenir

Alors certainement, les militant.e.s de l’éducation populaire n’en ont pas fait assez. Ou n’ont pas su suffisamment convaincre de la pertinence d’une telle approche. Si l’on analyse les éléments des « crises » d’aujourd’hui dans leurs dimensions sociales, culturelles, démocratiques, émerge de manière évidente, la volonté d’être écouté et entendu, d’être pris en compte et d’avoir une place dans la société, de savoir et comprendre pour pouvoir participer et agir. Autant de revendications qui composent les gènes originels de l’Éducation populaire, tant oubliée qu’on semble aujourd’hui la redécouvrir.

Il n’est pourtant pas trop tard.

Tous les ingrédients sont disponibles.

Si l’ambition politique est au rendez-vous de ce désir citoyen, l’Éducation populaire, loin d’être dépassée, est une réponse d’avenir.

Si seulement le ministre qui en est en charge s’en souvenait…

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L’esprit et la lettre

Aux grands maux, les grands remèdes. Face à la crise de confiance, le président de la République lance une grande consultation qu’il initie par une lettre aux Française et Français.

D’autres présidents se sont en leur temps livré à cet exercice d’écriture (François Mitterrand, Nicolas Sarkozy, François Hollande) avec des objectifs différents et des succès différents.

Il ne nous revient ni d’anticiper sur les effets d’un tel courrier, ni d’en faire l’exégèse exhaustive, mais de regarder la place des sujets qui nous concernent.

Dans sa lettre Emmanuel Macron évoque l’école, la citoyenneté, la laïcité, la fonction publique.

Qu’en dit-il ?

L’École, l’Éducation ne font pas partie des questions posées par le président. Il n’y a d’ailleurs aucun axe proposé à la réflexion sur le domaine éducatif et culturel, pas plus d’ailleurs que sur la formation et l’insertion professionnelle.

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Vie démocratique : quand la méfiance s’installe…

Lassitude (32%) , morosité (31%) et méfiance (29%) sont les trois qualificatifs qui caractérisent le mieux l’état d’esprit actuel des Français loin devant sérénité (17%), bien-être (14%) ou confiance (11%), selon le baromètre de la confiance politique du CEVIPOF, dont la dixième édition est parue aujourd’hui.

Il y a bien entendu un effet « gilets jaunes » dans les résultats de cette perception. Mais pas uniquement. Depuis plusieurs années déjà cette étude annuelle comme d’autres confirment une montée des craintes et une perte de confiance dans une grande partie des institutions.

Pour 70% des sondés, en France la démocratie ne fonctionne pas très bien, seuls 27 % ont une opinion positive sur son fonctionnement, même si comme Churchill, 86 % reconnaissent que la moins pire des solutions est d’avoir un système politique démocratique.

Le pouvoir actuel fait évidemment les frais de la contestation. La politique du gouvernement suscite de l’inquiétude pour 73 % des sondés, de la colère pour 64 %, de l’enthousiasme pour 17 %, alors que l’indice de confiance est de 23 % (en baisse de 13 point en 1 an) pour le président de la République Emmanuel Macron et de 25 % (moins 11 points) pour le premier ministre Édouard Philippe.

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Publié dans Aujourd'hui, quoi de 9 ?

[Quoi de neuf] : les 9 infos du mois de janvier

Évidemment, en ce premier 9 de l’année 2019, des vœux :

– ceux du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation

– ceux de l’Internationale de l’Éducation

 

Mais ce nouveau [Quoi de 9 ?] propose aussi :

– de mieux connaître les Français à travers des statistiques illustrées dans le magazine Oblik

– d’aller à la rencontre de Robin Renucci, dont le grand entretien se trouve dans le numéro 2 de notre revue [R]

– d’interroger la sensibilisation des jeunes aux questions environnementales grâce à l’étude PISA

– de penser une Éducation à l’orientation à la suite des travaux du CNESCO

– de revenir sur la passé militant et syndical de Pierre Mauroy

 

Le tout avec quelques invitations à lire, à écouter, à voir et à noter dans son agenda…

Les infos de [Quoi de 9 ?] pour accompagner ce début d’année, à retrouver ici :  quoi-de-neuf janvier 2019

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Quand on reparle des rythmes, mais cette fois au lycée…

Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France vient de demander au ministre de l’Éducation nationale d’expérimenter le début des cours à 9h en lycée.

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L’idée n’est pas nouvelle. Les chronobiologistes (on peut se référer, entre autres, aux travaux de François Testu et de Claire Leconte sur le sujet) ont depuis longtemps mis en évidence le besoin de sommeil des adolescents et jeunes adultes, ainsi que leurs rythmes qui nécessitaient une heure de levé et une prise d’activités plus tardives.

Jean-Michel Blanquer, invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, ne s’est pas dit hostile à la proposition : « Je suis très ouvert aux expérimentations (…) Lorsqu’il y a une proposition comme cela, il faut l’écouter (…) Pourquoi pas, à une petite échelle pour expérimenter.« 

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Oblik : quand les chiffres permettent de voir sous un autre angle

Double bonne idée en cette fin d’année avec la sortie du numéro 2 du mook Oblik, publié par Alternatives économiques.

Belle initiative de marier statistiques et illustrations sans que la forme n’aille à l’encontre du fond, mais en posant « un regard créatif et décalé sur l’actualité, sans abandonner l’exigence et l’expertise » comme le confirme le rédacteur en chef Laurent Jeanneau. Et de le faire sur papier, avec un succès pour le premier numéro, « est là pour nous rappeler que l’imprimé n’est pas condamné, à condition de savoir innover. »

Intéressant challenge que de montrer à travers les chiffres que « les Français ne sont pas ceux que vous croyez » comme le propose ce deuxième numéro d’Oblik.

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