Publié dans Aujourd'hui, Formation, Histoire sociale, quoi de 9 ?, Recherches, vu, lu pour vous

[Quoi de 9?] : les 9 infos du mois de juillet

  • le « plan mercredi »
  • le « pass  culture »
  • le « Service national universel »

mais aussi :

  • Georges Lapierre à Troyes au congrès de la JPA
  • un G20 consacré à l’Éducation
  • 23 % d’ « illectronistes » ?

A retrouver parmi les 9 infos de ce 9 juillet, dans [Quoi de ?] : quoi-de-neuf juillet 2018

Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

Hommage à Georges LAPIERRE, fondateur de la JPA

« L’erreur humaine réside dans son impatience et dans la croyance à l’efficacité immédiate de tout effort. Le progrès humain n’est pas à la mesure d’une génération. Il est à l’échelle de l’Histoire. »

Georges Lapierre

Dans le cadre du Congrès national de la Jeunesse au Plein Air (JPA) dont il fut le fondateur, la ville de Troyes inaugure une rue Georges Lapierre, ce 27 juin.

Né dans l’Aube en 1886, instituteur, responsable national du SNI (syndicat national des instituteurs affilié à la CGT), résistant, déporté et mort à Dachau en février 1945, Georges Lapierre était un militant pédagogique.

Collaborateur de la Revue de l’enseignement primaire, il fonda, en 1923, une section pédagogique au sein de l’Association française pour l’avancement des sciences et en organisa les travaux au cours des congrès nationaux de 1923 à 1926. En juin 1926, il créa le Bureau pédagogique international.

Particulièrement sensible à l’idée de coopération internationale pour la paix, il fonda en septembre de la même année, avec Louis Dumas, la Fédération internationale des associations d’instituteurs et en 1934, il participa à la création du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes.

Il siégeait à la Commission de l’enseignement et de l’éducation ouvrière de la CGT. A ce titre, il fut le commissaire général (en parallèle avec l’exposition universelle de 1937) du congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire, qui rassembla, à Paris, salle de la Mutualité, quatre mille instituteurs de quarante-cinq pays.

Poursuivant son action dans le domaine para-scolaire et en rupture avec la Ligue française pour les auberges de jeunesse, présidée par Marc Sangnier, à qui il reprochait son manque de laïcité, George Lapierre fonda le 8 juin 1933 le Centre laïque des auberges de jeunesse, dont il fut le vice-président.

Dans cette même approche d’une éducation en dehors de l’école et complémentaire à l’enseignement scolaire, George Lapierre, après avoir approuvé la création des Centres d’entraînement aux méthodes de l’éducation active et de la Jeunesse au plein air (les Ceméa), organisa la Fédération nationale des œuvres laïques de vacances d’enfants et d’adolescents en 1938. Celle-ci devint « La jeunesse au plein air » (JPA) en 1947 et œuvre pour permettre le départ en vacances et en loisirs éducatifs du plus grand nombre d’enfants et de jeunes en aidant les plus défavorisés.

Sources : Notice de George Lapierre dans le Dictionnaire Le Maitron rédigée par Jacques Girault, Claude Pennetier et Guy Putfin

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Candidater au prix Maitron, c’est maintenant.

Le prix Maitron est décerné chaque année, à la mi-novembre par un jury présidé par le professeur  Antoine PROST et composé d’enseignants-chercheurs et chercheurs et de syndicalistes.

Maitron2018

Le prix Maitron couronne le mémoire de master d’un étudiant en sciences sociales dont les travaux prolongent l’œuvre de Jean Maitron dans les domaines du mouvement social, du mouvement ouvrier, du syndicalisme, etc., aux XIX° et XX‘ siècles, en France comme à l’étranger.

Jean Maitron (1910-1987), instituteur syndicaliste puis maître de conférences à Paris 1, a créé le Centre d’histoire sociale et fut notamment à l’initiative de la création du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Le prix Maitron a été créé, pour honorer sa mémoire, sur l’initiative de la Fédération de l’Éducation nationale, aujourd’hui UNSA Éducation.

C’est le moment de candidater.

Le mémoire doit avoir été soutenu dans une université au cours d’une des deux années universitaires précédentes. Le montant du prix est de 1 500 euros.

 À qui s’adresser ?

Les mémoires sont à adresser en un seul exemplaire numérique (en format PDF) avant le 15 SEPTEMBRE 2018 à :

Thérèse Lortolary
Centre d’histoire sociale du XXe siècle
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Courriel : therese.lortolary [arrobe] univ—paris1.fr

 

 

 

 

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La laïcité : « l’idéal de toutes les sociétés modernes »

La laïcité est « l’idéal de toutes les sociétés modernes » affirmait Aristide Briand.

Elle est, à n’en pas douter, une valeur essentielle pour sa société actuelle et pour l’avenir.

Alors que le 30 mai dernier, le ministre Blanquer a fait distribuer dans toutes les écoles un « vade-mecum » de la laïcité, le CNAL, comité national d’action laïque, organise aujourd’hui un colloque consacré à « la Laïcité et l’École ». Il donne la parole aux enseignants et révèle les résultats d’une enquête menée auprès de 650 d’entre eux.

Occasion de rappeler que cette défense historique de la laïcité ne se comprend bien que si elle est inscrite dans son évolution, dans ses lignes de fond comme dans ses ruptures. Qu’elle est un marqueur fort du syndicalisme enseignant et qu’elle demeure pour l’UNSA Éducation, comme elle le fut pour la FEN, une valeur essentielle et constitutive de l’action syndicale et éducative.

En mars 2010, le Centre Henri Aigueperse publié dans son Cahier n°50 un travail de Guy Georges « La bataille de la laïcité, 1944-2004. De la République « une et indivisible »  au communautarisme».

« Une contribution majeure à une histoire qui s’écrit encore sous nos yeux » précise la 4ème de couverture. Difficile de dire mieux en 2018. L’actualité mondiale, comme les vidéos mises en ligne par le CNAL sont là pour nous rappeler la pertinence d’une attention permanente à la défense et à la promotion de la laïcité. Relire les pages de Guy Georges peut également nous y aider. GuyGeorges

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[Quoi de 9 ?] : les 9 infos du mois de juin

Vous voulez savoir :

  • Comment mai 1968 s’est prolongé en juin ?
  • Pourquoi les neurosciences pourraient faire leur entrée dans la formation des enseignants ?
  • Ce que créoliser la culture veut dire ?
  • Les conditions de liens entre la Recherche et l’Éducation ?
  • Où en est Parcoursup ?

Lisez [Quoi de 9 ?]  et ses 9 infos du mois de juin :  quoi-de-neuf juin18.def

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L’Enseignement public de juin 1968 en ligne

Ce mois de mai a été l’occasion de nombreuses initiatives commémorant mai 68, 50 ans après les événements. Des expositions, des publications de livres historiques ou de témoignages, des documentaires ou bien encore des colloques ont eu pour sujet les journées du mois de mai 1968 et la portée de l’événement. Paradoxalement, puisque l’université et l’école sont au cœur de cet esprit de 68, il a été relativement peu question des enseignant.e.s durant cette période, moins encore de l’action de la Fédération de l’éducation nationale, qui regroupe alors une majorité des personnels de l’éducation. Pourtant, la FEN est en liaison étroite à ce moment avec les représentants étudiants et elle a en son sein des leaders du mouvement par l’intermédiaire du SNESUP. C’est elle qui lance à partir du 22 mai un mot d’ordre de grève générale à tous les personnels de l’éducation nationale. Son secrétaire général James Marangé participe aux négociations qui aboutissent à l’élaboration du « protocole de Grenelle ». ( voir son témoignage https://centrehenriaigueperse.com/2018/05/13/le-basculement-du-13-mai-1968/ ) Par la suite, après la reprise généralisée du travail au mot de juin, les idées de mai essaiment dans les écoles, les lycées et l’université. La FEN entame une mue qui renforce son action dans le domaine pédagogique, mais aussi social et politique. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en ligne et en accès libre le numéro de la revue de la FEN, L’Enseignement Public de juin 1968, entièrement consacré aux événements de mai. On y trouvera des témoignages écrits à chaud, des analyses, une chronologie très riche et commentée des journées de ce mois si particulier. Pour faire l’histoire de mai 68, il faut disposer des sources les plus diverses et ce numéro très riche permet de mieux comprendre l’action des enseignant.e.s et de la FEN au printemps 1968, qui annonçait de très nombreuses nouveautés dans l’éducation.

EnseignementPublicmai68

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Pour préparer « les jours heureux » : la création du Conseil National de la Résistance

Le 27 mai 1943, il y a aujourd’hui tout juste soixante-quinze ans, une vingtaine d’hommes se retrouvent au premier étage du 48, rue du Four, dans le 6e arrondissement parisien.

Ils représentent les principaux mouvements de résistance (Combat, Libération, Organisation civile et militaire…), deux syndicats (CFTC et CGT) et les partis politiques d’avant-guerre (SFIO, PCF, Fédération républicaine…).

La réunion est conduite par Jean Moulin.

Ils créent le « Conseil national de la résistance » (CNR) dont le but, en regroupant tous ceux qui agissent dans la résistance, est de gagner la guerre contre l’occupant et de reconstruire la France.

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Mobilisation dans la Fonction publique : quand l’approche historique aide à mieux comprendre les enjeux

Aujourd’hui 22 mai, toutes les organisations syndicales de la Fonction publique appellent à une journée de mobilisation et de grève. Au-delà des motifs de mécontentement et des revendications qui s’exprimeront durant cette journée, c’est une vision du service public et du rôle des fonctionnaires que défendent les syndicats dans un mouvement unitaire. Pour mieux comprendre les enjeux, un détour par l’histoire peut être très utile et éclairant.

Nous vous invitons donc aujourd’hui, si ce n’est déjà le cas, à découvrir les travaux de l’historien Émilien Ruiz, maître de conférences en histoire contemporaine et humanités numériques à l’Université de Lille-3.

Il a publié dernièrement dans le magazine de Sciences Humaines et Sociales en ligne Mondes Sociaux un article intitulé « Compter les fonctionnaires ou réduire les services publics ?» ( https://sms.hypotheses.org/11366 ) qui montre que les débats autour du nombre de fonctionnaires, de la réduction des effectifs et des missions de service public sont anciens et récurrents. Cet éclairage historique est particulièrement intéressant et bienvenu au moment où le gouvernement actuel adopte une politique pas toujours en faveur des fonctionnaires et du service public, en évoquant une réduction des effectifs, la révision du statut ou encore le recrutement de contractuels en plus grand nombre. Émilien Ruiz, fort de son analyse historique, nous prévient en conclusion de son article : « C’est donc bien à une aussi sévère que discrète remise en cause du modèle français de gestion de la fonction publique que nous assistons. »

Pour aller plus loin :

Afin de compléter cette analyse, nous vous conseillons également de lire deux autres textes de cet historien :

« Y-a-t-il trop de fonctionnaires ? » paru sur le site en ligne La Vie des idées en mars 2017 ( http://www.laviedesidees.fr/Y-a-t-il-trop-de-fonctionnaires.html )

Émilien Ruiz a également déposé en ligne sa thèse de doctorat soutenue en 2013, intitulée « Trop de fonctionnaires ? Contribution à une histoire de l’État par ses effectifs (France, 1850-1950) » (https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00863780/document )

Le site personnel de l’auteur : http://e-ruiz.com/

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Le parti socialiste et la Fédération de l’Éducation nationale (2nde partie)

Le parti socialiste et la Fédération de l’Éducation nationale par Ismaïl Ferhat

2nde partie : 1981 – 1992 : de la victoire de la gauche à la scission de la FEN

Mercredi 23 mai de 10 à 12 heures

(accueil à partir de 9h30, salle Solheilhavoup)

Ismaïl Ferhat, maître de conférences à l’Université de Picardie (ESPE d’Amiens) et chercheur rattaché au laboratoire CAREF, a menée, dans sa thèse soutenue en 2013 et dorénavant dans un ouvrage intitulé Socialistes et enseignants Le parti socialiste et la fédération de l’éducation nationale de 1971 à 1992.

Invité des rencontres du Centre Henri Aigueperse, il présentera sa seconde partie chronologique des son travail portant sur la période 1981 – 1992.

Ces rencontres ont lieu au siège de l’UNSA Education 87bis avenue Georges GOSNAT à Ivry sur Seine (métro Mairie d’Ivry). Merci de confirmer votre présence auprès de celine.pourtier@unsa-education.org

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Existe-t-il une école socialiste ?

Les questions sur l’école ne manquent pas.

Parmi celles-ci la Fondation Jean Jaurès a choisi d’interroger les liens entretenus entre les acteurs de l’École et le parti socialiste au cours des XIXème et XXème siècles et de se demander s’il existe l une conception de l’éducation propre au socialisme ?

Un débat animé ce soir à la Fondation Jean-Jaurès par Dominique Meurs, professeure à l’Université Paris Ouest-Nanterre La Défense et membre de l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès autour de deux livres d’histoire récemment publiés.