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Un regard syndical sur l’éducation permanente

Formidable levier possible d’épanouissement et de développement social et professionnel jamais réellement abouti, et/ou mécanisme au service des catégories les plus favorisées, inscrit dans des logiques concurrentielles et court-termistes ? L’éducation permanente est à la fois l’un et l’autre. Tels sont les résultats d’une recherche menée par Luc Bentz et Maxime Blanc au titre du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation dans le cadre de l’agence d’objectifs de l’IRES.

De manière rétrospective, l’étude analyse l’évolution du modèle de formation des adultes en France entre 1959 et 2014 au prisme de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN), puis, après 1992, de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA). En reprenant en détail la construction légale progressive qui a conduit à la loi de juillet 1971, le rapport met en évidence les approches syndicales très longtemps « scolaro-centrées » de la FEN, la prééminence que revêtaient pour elle les interactions avec les enjeux de formation initiale (notamment professionnelle), jusqu’au « choc » de l’accord national interprofessionnel du 9 juillet 1970. Il analyse ensuite la prise en compte du sujet dans le projet d’« École de l’éducation permanente » (1973-1981) et ses avatars successifs. Il montre également l’importance de la « formation des adultes » dans la construction de la dimension interprofessionnelle de l’UNSA. Enfin, la dernière partie du travail présente de manière thématique, à partir des caractéristiques et des enjeux repérés par les acteurs professionnels du champ de la formation, le basculement des logiques de formation qui s’opère, devenant progressivement une démarche de responsabilisation et d’individualisation de la formation dans une approche désormais pensée presque exclusivement dans une logique professionnelle.

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Mieux accompagner l’apprentissage des langues vivantes

1. Travailler sur l’oral de manière progressive, de la maternelle jusqu’au lycée

2. Guider les élèves vers l’autonomie, en s’appuyant notamment sur les outils numériques

3. Créer des ponts entre les différentes langues et cultures

4. Évaluation : reconnaître un « droit à l’erreur » et mieux cibler les compétences réelles des élèves

5. Proposer des cours de langues d’une durée plus courte mais plus régulièrement

6. Amplifier, sur le temps scolaire, l’exposition aux langues étrangères

7. Favoriser la mobilité internationale de tous les élèves et des enseignants

8. Redonner une place à l’enseignement explicite des langues

9. Construire un « programme lexical » national

10. Repenser le recrutement et la formation des enseignants en langues

Telles sont les 10 recommandations du jury de la conférence de consensus sur l’apprentissage des langues vivantes conduite par le CNESCO et l’Ifé les 13 et 14 mars dernier.

Le détails des mesures et du travail du jury est à retrouver ici : http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2019/04/190411_RecommandationsLVE.pdf

Il s’appuie sur de nombreuses études qui amène à un constat riche.

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Jouer à l’école maternelle ? La parole aux enseignant.e.s pour dire leurs pratiques et leurs points de vue

Le jeu à l’école maternelle. Finalement qu’en sait-on ? Il apparaît et disparaît au gré des orientations ministérielles. Les programmes de 2015 ont font une spécificité de l’école maternelle. Mais quelles sont les pratiques des enseignant.e.s ? Quelle organisation et quel déroulement des jeux dans la classe ? Quelles différences d’objectifs et de pratiques entre jeu libre et jeu structuré ? Quelles conceptions des rapports entre jeu et apprentissages ?

Pour analyser les pratiques du jeu à l’école maternelle, le laboratoire EXPERICE de l’Université de Paris 13 propose une enquête en ligne.

Investi depuis longtemps dans des recherches sur le jeu et l’éducation des jeunes enfants (https:/experice.univ-paris13.fr), le laboratoire en sciences de l’éducation EXPERICE souhaite associer les enseignant.e.s à une enquête centrée sur cette question du jeu, dans le cadre d’une recherche intitulée :

JOUER à l’École MATERNELLE : 
PRATIQUES ET POINTS DE VUE DES ENSEIGNANT.E.S

Il vous suffira d’une vingtaine de minutes pour répondre aux questions et ajouter vos commentaires toujours très éclairants. Ce questionnaire en ligne est anonyme et ouvert jusqu’au 30 mai 2019. Ses résultats seront diffusés publiquement pour offrir à tous et toutes un état des pratiques et des points de vue des enseignant.e.s sur le/les jeu(x) à l’école maternelle.

Le Centre Henri Aigueperse- UNSA Éducation publiera les résultats de la recherche et invite les enseignant.e.s d’école maternelle à participer dès maintenant à cette enquête à l’adresse suivante :

  https://www.sphinxonline.net/EXPERICE93/Jeuetecolematernelle/questionnaire.htm

Selon la formule consacrée, enseignant.e.s de maternelle, on compte sur vous : laissez-vous prendre au jeu !

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[Quoi de 9 ?] : spécial UNSA

Un nouveau [Quoi de 9 ?].

Mais un [Quoi de 9 ?] exceptionnel. Qui ne répond qu’à une seule question : « à l’UNSA [Quoi de 9 ?] »

Parmi les réponses alors que le 7ème congrès national de l’UNSA se tenait la semaine dernière à Rennes :

– évidemment l’élection de Laurent Escure comme nouveau secrétaire général

– son équipe qui respecte les mixités (de genre, d’origine professionnelle, d’âge et d’expérience)

– un travail de recherche afin de mieux connaître les militants à travers

– un clin d’œil sur une aventure débutée il y a maintenant un peu plus de 25 ans

– un zoom sur le CéFU, centre d’étude et de formation de l’UNSA, avec lequel le Centre Henri Aigueperse travaille en partenariat.

Et puis la TV UNSA pour revivre les moments forts du congrès, le livre d’Alain Olive pour mieux connaître l’UNSA, l’appel de l’UNSA Fonction publique à la grève du 9 mai à retrouver dans  vos rubriques habituelles « à lire, à écouter, à voir » et  » à noter dans votre agenda ».

Alors sans attendre, vous avez rendez-vous ici avec ce [Quoi de 9 ?] spécial UNSA : quoi-de-neuf avril 2019 special UNSA

Bonne lecture.

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Le développement professionnel : une preuve de confiance

« Des enseignants bien formés et satisfaits de leur formation sont des enseignants épanouis qui progressent et montent en compétences, qui considèrent leur professionnalité non pas comme un héritage, mais comme une promesse à venir, au bénéfice de la réussite des élèves qui leur sont confiés.»

Comment ne pas partager cette conclusion de Sophie TARDY et Philippe LHERMET dans leur rapport « La formation continue des enseignants du second degré. De la formation continue au développement professionnel et personnel des enseignants du second degré ? » de septembre 2018 (mais qui vient juste d’être publié en cet fin mars 2019 http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2019/78/8/Rapport_FC_enseignants_second_degre_1093788.pdf)? Elle rappelle évidemment la thèse développée par François Muller dans son livre « Des enseignants qui apprennent, ce sont des élèves qui réussissent : Le développement professionnel des enseignants » (ESF, avril 2017) et avec lequel l’UNSA Éducation a conduit un « colloque inversé » à l’Espé de Besançon.

Comme le montre l’article du 25 mars 2019 « Une formation continue des enseignant.e.s qui reste à asseoir ? » par Catherine Reverdy de l’IFé (https://eduveille.hypotheses.org/13608), la question du passage de la formation continue au développement professionnel se pose. Elle était présente dans les débats des Assises de la formation continue des enseignant.e.s des 14 et 15 mars 2019 comme dans ceux du colloque national organisé du 22 au 24 mars 2019 par l’Association française des acteurs de l’éducation (AFAE) sur la thématique « Existe-t-il une politique des ressources humaines à l’Éducation nationale ? »

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Les trois « histoires culturelles » d’une exposition pharaonique

C’était il y a presque cent ans, début novembre 1922, le britannique Howard Carter devenait l’un des archéologues de l’Égypte ancienne les plus célèbres.

En obtenant de son mécène Lord Carnarvon un ultime financement pour les recherches qu’il a entamée depuis 7 ans, c’était la campagne de la dernière chance pour Carter. Et sa persévérance paie. Dans un des rares périmètre non fouillé de la vallée des rois, ses équipes mettent à jour une marche, puis un escalier et enfin une tombe. Il s’agit d’une nécropole royale. Son ouverture révélera qu’elle n’a pas été pillée et qu’elle renferme des centaines d’objets destinés à accompagner le voyage du pharaon défunt vers le monde de l’au-delà afin de rejoindre son dieu.

Cette découverte rend célèbre son inventeur, mais également, grâce à la multitude et la beauté des objets trouvés, un monarque jusqu’alors méconnu :Toutânkhamon.

C ‘était au XIVème siècle avant notre ère, les dix années de règne d’un jeune pharaon, prenaient fin alors que la mort l’atteignait dans sa dix-neuvième année. La brièveté de son règne, son effacement presque total après sa mort, ne font pas de Toutânkhamon, un des grands pharaons. Il doit donc sa gloire posthume au contenu intact de sa tombe, composé de conserves funéraires, des bouquets de fleurs, un trône doré, des grands lits en forme d’animaux, des chars démontés, des vases en albâtre, de masques, de bijoux en or, d’un très riche statuaire et des différentes pièce du sarcophage… Cet ensemble, s’il donne quelques indications sur la vie et l’action politique et religieuse de pharaon, explique davantage les croyances concernant la vie après la mort de ce dieu-roi et les rites accompagnant ses funérailles.

C’est aujourd’hui, à la grande halle de La Villette, une exposition exceptionnelle présentant 150 objets originaux. Une exposition qui invite le visiteur à se projeter en 1922 et à vivre ces deux histoires, celle de la découverte du tombeau par Howard Carter et, à travers elle, celle de Toutânkhamon. Une exposition en tournée mondiale avant d’intégrer le futur nouveau musée du Caire et dont une partie des bénéfices doit justement participer au financement de musée. Une exposition au tarif de 18 à 25 euros et qui attend plusieurs centaine de milliers de visiteurs.

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La jeunesse en chiffres

En 2019, les 15-29 ans représentent 17,4 % de la population totale, soit 11,7millions de personnes résidant en France ; 6,2 % ont entre 5 et 19 ans, 5,6 % entre 20 et 24 ans et 5,7 de 25 à 29 ans. Ils pourraient ne représenter plus que 16,2 % en 2050.

42,9 % des 15-29 ans sont en études initiales (chiffres 2016).

Parmi les jeunes de 18 à 24 ans 8,8 % n’ont pas de diplôme (ou uniquement le brevet des collèges) et ne sont pas en formation ; il s’agit de 10,1 % des hommes de 18-24 ans et de 7,5 % des femmes de 18-24 ans.

Si 78,8 % des jeunes d’une génération obtiennent le baccalauréat, seul.e.s 27,2 % des étudiant.e.s sont diplomé.e.s licence générale ou professionnelle trois ans après leur première inscription en L1. Elles ou ils sont 11,8 % à l’obtenir au bout de quatre ans.

Les 15-29 ans sont en emploi pour 44,6 % d’entre eux. Mais 28,1 % des emplois occupés par les jeunes de moins de 26 ans sont des emplois aidés. Et 16,5 % des jeunes actifs sont au chômage, soit 8,8 % de l’ensemble des 15-29 ans.

20 % des jeunes de moins de 30 ans avaient en 2015 un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (fixé à 1 015€ par mois) soit 4,5 millions jeunes. 70 % des jeunes de 18 à 24 ans reçoivent une aide financière régulière de leurs parents s’élevant en moyenne à 250€ par mois.

En 2016, 4,5 % des jeunes âgés de 10 à 29 ans étaient impliqués dans des affaires poursuivables. Au 1er janvier 2017, 34 556 jeunes âgés de 10 à 29 ans sont écroués.

41 % des 16-29 ans estiment que leur état de santé en général est bon, 48 % qu’il est très bon.

En 2018, 36 % des jeunes de 18 à 30 ans participent aux activités d’une association :

– 12 %, durant une période précise de l’année

– 9 %, quelques heures chaque mois tout au long de l’année

– 15 %, quelques heures chaque semaine tout au long de l’année.

45,2 % des enfants et des jeunes en âge scolaire ont bénéficié d’une action d’éducation artistique et culturelle subventionnée par le ministère de la Culture.

Éducation, santé, logement, emploi, mode de vie, loisirs, la nouvelle édition des chiffres-clés de la jeunesse 2019 publiée par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, regroupe l’ensemble des données disponibles et donne ainsi un éclairage complet pour mieux connaître une génération souvent difficile à appréhender.

L’ensemble du document de l’INJEP peut être téléchargé ici : Chiffres-cles-Jeunesse-2019

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« Libres ensemble » : sociologie des militants de l’UNSA

Qui sont les adhérents et les militants de l’UNSA ? Qu’est-ce qui les fédère ? Quelles sont leurs valeurs ?

C’était il y a quatre ans, lors du dernier congrès de l’UNSA. Ces questions se posaient et le Centre Henri Aigueperse, dans le cadre de l’agence d’objectif de l’IRES, commanditait une étude à l’Orseu sur la sociologie de l’UNSA au prisme ou au miroir de ses militants. Visant à mieux comprendre l’organisation dans ses dimensions humaines, il s’agissait aussi d’interroger le défi de l’union dans le respect de l’autonomie.

A partir de l’exploitation d’un questionnaire et d’entretiens, « Libres ensemble » est le résultat de cette recherche. « Libres ensemble » parce que pour les auteurs de l’étude « le sens et la philosophie d’action de l’UNSA sont dans cette association complexe entre liberté et solidarité commune. »

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Le syndicalisme enseignant à l’épreuve de mai 1968

« Le syndicalisme enseignant à l’épreuve de mai 1968 » tel est le sujet du colloque que l’HIMASE (Association pour l’histoire des militants associatifs et syndicalistes de l’Éducation) dont le Centre Henri Aigueperse – UNSA Éducation est membre, organise, sous la direction de Jacques Girault. à l’occasion de sa prochaine assemblée générale.

Ce colloque est ouvert à toutes et à tous, il se tiendra

mercredi 20 mars 2019 de 14h à 17 h à la Bourse du Travail,

salle Ferrer 3, rue du Château d’Eau, Paris 10° (métro République)

Plusieurs interventions sont prévues:

– « L’Université en crise. Le SNEsup en 1968-1969 » par Danielle Tartakowsky.

– « La place des enseignants en mai-juin 1968 dans le Dictionnaire biographique, Le Maitron » par Claude Pennetier.

– « Les commissions professeurs-élèves dans les lycées » par Alain Dalançon.

– « Des émeutiers à Puiseaux ? » par François Printanier.

Elles seront suivie d’une discussion générale avec les participants.

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L’interculturel : d’un apprentissage communicationnel au développement d’une compétence

L’interculturalité est un phénomène d’altérité. Il s’agit de découvrir l’autre, ses différences. Il s’agit aussi de reconnaître que pour l’autre, l’étranger, la/le différent.e c’est moi.

Et au premier rang de nos différences se situe la langue.

Être en capacité de communiquer avec les autres, les habitants des pays voisins ou du bout du monde nécessite l’apprentissage des langues.

Oui mais comment faire ? Ou plus justement comment mieux faire ?

Car en effet comme le pose dès son introduction le récent rapport Manès/Taylor (septembre 2018) : « De l’avis de tous, le Plan de rénovation des langues vivantes, en application en France depuis 2006, a permis d’accomplir des progrès non négligeables en encourageant des méthodes d’enseignement plus actives et plus orientées vers le développement d’une compétence de communication. Les élèves se sentent aujourd’hui plus à l’aise pour s’exprimer à l’oral, sont plus motivés, perçoivent mieux le sens de l’apprentissage des langues, particulièrement de l’anglais, et comprennent plus facilement les locuteurs natifs et les documents authentiques à partir desquels ils travaillent. De l’avis de tous également, ces progrès ne sont pas suffisants et les évaluations nationales et internationales nous le démontrent sans ambiguïté. La France arrive bien au dernier rang des pays européens quant à la maîtrise des langues étrangères enseignées à l’école, que ce soit en première ou en deuxième langue. De plus, des inégalités perdurent entre différentes catégories d’élèves et la réussite reste beaucoup trop souvent liée à l’origine sociale ou au genre. Ce n’est pas acceptable. »

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