à la Une
Publié dans La revue

Et si on profitait des fêtes pour changer d'[R]

Vos proches, vous-mêmes, êtes passionnés par l’Éducation et la Culture.

Une idée de cadeau pour les fêtes de fin d’année ?

Et pourquoi pas un abonnement à la revue [R] ?

Le n°1 au pied du sapin, puis les n°2 et 3 envoyés dans l’année (janvier-février, puis mai-juin).

Commandez dès maintenant en renvoyant le bulletin d’abonnement : cadeau abonnement [R]

 

Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

Élections professionnelles : les résultats d’hier, les enjeux d’aujourd’hui

Le scrutin électronique pour les élections professionnelles dans la fonction publique ouvre aujourd’hui. Déjà, les votes par correspondances ont commencé. Et les bureaux de votes ouvriront dans les services le 6 décembre.

Enjeux 2018

Dans le contexte actuel de transformation de l’action publique et de mise en œuvre de la démarche Action publique 2022, il va de soi que les enjeux de ces élections sont particulièrement importants.

Évidemment, il s’agira de « se compter » pour connaître la force que représente chacune des organisations syndicales.

L’équilibre entre le camp réformiste et le camp contestataire sera également à analyser. IL aura un impact non négligeable sur la suite des négociations et le rapport avec l’État et les structures publiques employeurs.

Mais au premiers rangs de ces enjeux, se situe le taux de participation. En effet, la représentativité des élus sera relative au nombre d’agents publics qui auront voté. Plus cette participation sera forte, plus la légitimité des organisations syndicales, de leurs revendications, de leurs propositions sera reconnue.

Rappel 2014

Un petit retour en arrière permet de regarder le paysage syndical de la fonction publique à la veille de ces élections.

Lire la suite de « Élections professionnelles : les résultats d’hier, les enjeux d’aujourd’hui »

Publié dans Aujourd'hui, La revue, Recherches

[Ce que nous apprend la Recherche] : De l’égalité femme homme 

« Il n’existe pas de recherche féministe,seulement des individus féministes qui font de la recherche ». Genevieve Fraisse

L’affaire Weinstein a donné une actualité et une ampleur nouvelles à la question des discriminations faites aux femmes et aux inacceptables violences sexistes. La parole s’est libérée. Pour les chercheuses et les chercheurs également, puisque que soudain leurs travaux ont été mis en avant.

Mais, il faut le rappeler, ceux-ci ne sont pas nouveaux. Les causes et les conséquences d’une inégalité sociale, économique, familiale, citoyenne, voire culturelle entre les femmes et les hommes, ainsi que les manière de lutter contre, font l’objet de nombreuses études scientifiques et depuis plusieurs décennies.

L’éclairage de l’actualité est l’occasion de faire le point sur ce que la recherche nous apprend sur ce sujet, à partir de trois approches complémentaires et imbriquées. La première consiste à poser la question de l’égalité femme homme comme un défi qui -même s’il semble progresser- reste majoritairement à construire. En effet le constat, partagé, demeure celui des inégalités encore très (trop) forts comme le met en évidence les travaux sur lesquels s’appuie notre second angle d’analyse. Enfin, revue éducative, nous ne pouvons aborder ce sujet sans interroger la part de l’Éducation dans la construction et la reproduction des stéréotypes de genres et de sa mobilisation pour agir en faveur de l’égalité entre fille et garçon dès le plus jeune âge.

[…]

[Pour] Bérengère Marques-Pereira et Roland Pfefferkorn, dans l’introduction d’un hors série des Cahiers du Genre en 2011 consacré au genre, [montrent que les] politiques sociales sont peut-être pénétrées par une certaine ‘conscience du genre’ et s’intéressent à la situation des femmes, au care et aux transformations des structures familiales, mais elles ne s’inscrivent pas pour autant dans la promotion de l’égalité entre femmes et hommes dans la sphère de la citoyenneté sociale. » Il en concluaient qu’ « une action effective en faveur de l’égalité des sexes implique un mouvement revendicatif spécifique des femmes. »

S’il ne s’agit en rien de dédouaner l’ensemble de la société de sa responsabilité collective, le constat s’impose -comme le montre l’actualité- que se sont les revendications féministes et l’action des femmes, qui demeurent le meilleur levier d’évolution de l’égalité.

[…]

La part de l’Éducation

Le second levier, généralement mis en avant, est celui de l’éducation. Pourtant, il faut reconnaître que lui aussi est porteur d’ambiguïté. En effet, chargée de transmettre, l’éducation se transforme souvent en démarche de reproduction.

[…]

Or, pour reprendre les mots de la sociologue Margaret Maruani, « il n’y a pas de pente naturelle à l’égalité des sexes. L’égalité des sexes, ça se pense, ça se travaille, ça se construit, et ce dès le plus jeune âge. »

———————————————

A l’occasion de cette journée de marche contre les violence sexistes et sexuelles et à la veille de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes nous publions ce court texte, extrait de l’article consacré à l’égalité femme homme dans le n°1 de la revue [R] du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation, disponible à l’achat et par abonnement https://centrehenriaigueperse.com/2018/09/14/un-peu-plus-dr-en-cette-rentree/

Publié dans Recherches, vu, lu pour vous

La peur d’une évaluation indépendante ?

« Un usage efficace des ressources publiques est attendu en ces temps de contraintes budgétaires réelles. Pour cela, il faut être en mesure d’évaluer l’adéquation des moyens et le succès des grandes politiques mises en œuvre. Le discours politique est favorable à une telle évaluation. Cependant, l’organisation de l’administration et des institutions françaises, et leur histoire récente, ne traduisent pas clairement ce souhait. » peut-on lire dans l’article L’évaluation des politiques publiques : qui et comment ? de Stéphane Gregoir dans la revue Economie & prévision en 2014 (n° 204-205, pages 211 à 224 ).

Et l’auteur de rappeler, en s’appuyant sur le rapport Viveret (1989) qui adopte une optique pluraliste, qu’une évaluation des politiques publiques doit satisfaire à trois exigences :

reposer sur une méthodologie propre et des observations qualitatives et quantitatives ;

être transparente sur ses critères d’évaluation et ses méthodes ;

être indépendante des commanditaires et des institutions gestionnaires (en particulier les résultats, quels qu’ils soient, doivent être rendus publics sous une forme adaptée, avec le matériau explicatif nécessaire).

Lire la suite de « La peur d’une évaluation indépendante ? »

Publié dans Aujourd'hui, vu, lu pour vous

Droits des enfants sur écrans noirs

Bien entendu, il y a quelques films qui font peur, Halloween n’est pas très loin et d’autres qui font rêver, Noël approche. Comme toujours, il y a les dessins animés et les héros enfantins, mais le cinéma met aussi en scène des vies d’enfants trop proches de la réalité pour ne pas interroger, bousculer, inviter à la réflexion et à l’action.

Lire la suite de « Droits des enfants sur écrans noirs »

Publié dans Recherches, vu, lu pour vous

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. »

Nous connaissons toutes et tous l’aphorisme (et ses nombreuses variante) célébrant l’idéal républicain « Quand on ouvre une école, on évite, vingt ans plus tard, d’ouvrir une prison » et souvent attribué à Victor Hugo. Si celui-ci n’en ai pas le véritable auteur, ses convictions n’en démentaient, en tout cas, pas l’esprit. Tant il était convaincu des vertus de l’Éducation pour lutter contre la délinquance.

Les chercheurs Brian Bell, Rui Costa et Stephen Machin du London School of Economics lui donnent raison. A partir des données du FBI pour la criminalité américaine et d’un fichier équivalent pour l’état de Queensland en Australie, ils démontrent que l’allongement de la scolarité de 15 à 17 ans fait reculer le taux de criminalité (jusqu’à 6 % aux États-Unis). Alors qu’à l’inverse, l’état du Texas, qui a baissé d’un an l’âge de la scolarité obligatoire, voit son taux de criminalité augmenter.

Lire la suite de « « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. » »

Publié dans vu, lu pour vous

Et si on avait recours à des vidéos francophones, en Éducation !

Pour introduire un nouveau sujet, dynamiser une présentation, faire débattre, varier les supports de cours, relancer l’intérêt, susciter la curiosité, provoquer des réactions…. quoi de mieux que la vidéo ?

D’autant que les enfants et les jeunes sont grands amateurs -et consommateurs- d’images animées.

La culture, les sciences, l’histoire, les questions de citoyenneté, de philosophie…sont l’objet de nombreuses ressources vidéos numérique. Et, contrairement à ce que pourraient laisser à penser la mondialisation et l’ère numérique, toutes ne sont pas en anglais. Il existe même de nombreuses chaînes de vulgarisation francophones sur YouTube, alliant généralement rigueur et humour pour expliquer des thèmes précis de diverses disciplines.

Le tout est de les connaître et de savoir où les trouver afin de pouvoir les utiliser à des fins d’Éducation.

C’est à ce travail que s’est attaché le Ministère de la Culture.

Lire la suite de « Et si on avait recours à des vidéos francophones, en Éducation ! »

Publié dans Recherches, vu, lu pour vous

La mixité sociale scolaire profiterait d’abord aux garçons d’origine populaire

Les 40 ans de la politique de la ville sont l’occasion de s’interroger sur les disparités territoriales. Dans son n° 193 de septembre 2018, la revue Diversité propose de montrer le chemin parcouru en quatre décennies, ses réussites et ses écueils, avec la volonté de montrer que les territoires de la périphérie sont aussi des territoires comme les autres, ou aspirent à le devenir.

Elle interroge ainsi la question scolaire et la mixité sociale à l’école en donnant la parole à Marco Oberti, sociologue et professeur à Sciences-Po. Ce directeur de l’Observatoire sociologique du changement (OSC) met en évidence un des paradoxes des inégalités territoriales dans l’éducation en montrant que « le verdict social et scolaire est plus dur pour certains collèges très populaires des parties chics » de certains départements « favorisés » que dans des départements globalement défavorisés (comme la Seine-Saint-Denis, par exemple). Dans ces derniers, en effet, « les logiques d’évitement entre collèges publics ne sont pas si importantes. »

Si ces éléments relativisent « les effets locaux et les logiques de compétition des établissements pour attirer les élèves », il n’en demeure pas moins que, « une fois contrôlés l’origine sociale, le sexe et le profil social d’un élève, être scolarisé dans un collège populaire de Seine-Saint-Denis divise par 1,4 à 1,8 les chances pour cet élève d’obtenir la mention bien ou très bien au brevet des collèges. »

Lire la suite de « La mixité sociale scolaire profiterait d’abord aux garçons d’origine populaire »

Publié dans Aujourd'hui, vu, lu pour vous

Diabète, surpoids, obésité : l’urgence d’éduquer à la santé et à l’alimentation

Le 13 novembre 2017 s’ouvraient, à l’Assemblée Nationale, les États Généraux du Diabète et des Diabétiques, avec ce slogan « 1 an pour évaluer et agir ensemble »

La synthèse des débats d’alors fait apparaître la place importante que devrait prendre la prévention et tout particulièrement aux enjeux de l’alimentation. Il y est ainsi affirmer que, «plutôt que de culpabiliser les diabétiques de type 2, mieux vaut prendre grand soin de l’alimentation et de l’activité physique dès le plus jeune âge, en milieu scolaire. C’est la meilleure manière de promouvoir l’éducation en santé, de battre en brèche les idées reçues et de dissiper le sentiment de honte qui envahit trop souvent le patient diabétique

Lire la suite de « Diabète, surpoids, obésité : l’urgence d’éduquer à la santé et à l’alimentation »

Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

11 novembre 1918 : enfin la Paix !

Alors que depuis quelques jours, les rumeurs de paix deviennent de plus en plus nombreuses, c’est chose faite le 11 novembre 1918. L’Allemagne signe l’armistice et cela entraîne la victoire des Alliés, après plusieurs années de terribles combats. La Grande Guerre a dévasté le continent européen et a bouleversé l’ensemble des sociétés en guerre. Les mondes scolaires n’y ont pas échappé : plusieurs dizaines de milliers d’enseignants ont été mobilisé, et près d’un quart meurent au feu entre 1914 et 1918. Les enfants eux-mêmes sont marqués par ce conflit durant les longues années des combats comme le montre le tout récent livre de Manon Pignon et Yann Potin sur Françoise Dolto, qui devient « veuve de guerre à sept ans. »

Alors qu’avant 1914, les instituteurs étaient soupçonnés d’être des antipatriotes influencés par le syndicalisme, ils ont participé à ce conflit en défendant le territoire mais aussi leur idéal marqué par l’espérance d’un monde meilleur. Ainsi, dans le numéro de juillet 1916 de la Revue des deux mondes, le recteur de l’académie de Bordeaux, Raymond Thamin, évoque la participation des enseignants dans la Grande Guerre. Il souhaite ainsi démontrer le rôle positif que jouent les instituteurs au combat : « À quelques-uns, qui connaissaient mal nos instituteurs, leurs vertus militaires ont causé une agréable surprise. On les jugeait d’après des manifestations tapageuses qui n’engageaient que ceux qui s’y livraient, et qui, eux-mêmes, étaient le plus souvent des esprits généreux grisés par le vin des idées. » Plusieurs leaders syndicaux comme André Chalopin, secrétaire du syndicat des instituteurs à Paris, meurent au combat.

Lire la suite de « 11 novembre 1918 : enfin la Paix ! »