Maternelle : un acrostiche pour comprendre cette école des plus petits

Un Xième Plan maternelle a été présenté à la rentrée 2022, autour de 3 objectifs : 

  • la réussite pour chacun des élèves (avec des objectifs d’enseignement et des progressions pour les atteindre, des objectifs et des rythmes adaptés pour accompagner le développement harmonieux de l’enfant, une démarche articulée avec le périscolaire et les structures d’accueil de la petite enfance pour une continuité éducative au service des apprentissages et du développement des enfants).
  • La formation des personnels (visant à identifier les pratiques efficaces pour répondre aux besoins des enfants d’école maternelle).
  • L’innovation (afin de conduire des réflexions et des expérimentations locales et développer des projets innovants qui répondent aux besoins des élèves).

Il semble vouloir articuler une double dimension : celle des apprentissages et celle du développement des enfants, même si un fort tropisme vers la réussite scolaire apparait comme priorisée.

Un nouveau plan qui interroge donc, une nouvelle fois, ce qu’est l’école maternelle.

Sous la forme d’un acrostiche, Claire Ravez de l’Ifé propose une présentation des spécificités de cette école des –ou pour les- plus petits.

Sans entrer dans le détail, voici ses dix mots-clés et quelques questions soulevées

Mission(s) qui interrogent « les tensions sous-jacentes qu’ils impliquent, notamment entre enfant et élève, entre personne et groupe »

Autonomie, une injonction mais est-elle enseignée ?

« Tous les enfants sont capables d’apprendre et de progresser. » un « principe fondamental » qui se heurte aux difficultés de sa mise en œuvre.

Élève. Terme qui s’impose puisqu’il s’agit d’école et d’enseignement et que s’interroge la manière d’approcher la culture scolaire.

Réformes, très nombreuses auxquelles l’école maternelle n’a pas échappé et avançant dans une logique de « scolarisation ».

Nouvelle (éducation), portant historiquement des principes et des pratiques pédagogiques spécifiques, « inspirations resurgissent depuis quelques années sous la forme de pédagogies « alternatives » ».

Émotions, qui provoquent ou nécessitent des compromis « entre raison et sentiments, entre savoirs et actions […] entre régulation spontanée et apprentissages explicites ».

Ludique, renvoyant à la place du jeu et à ses liens plus ou moins direct avec les apprentissages.

« Lutte juridictionnelle », sujet qui permet de questionner les rôles et les relations entre les professeures des écoles et agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles (ATSEM).

Évaluation, positive de préférence, mais aussi « formative, informelle et continue, centrée sur l’acquisition progressive de ressources […] et non sur la réussite ponctuelle, visible et quantifiable à une tâche », qui ne va pas de soi pour l’école maternelle.

MATERNELLE, donc. 10 lettres qui interrogent la spécificité d’une école qui s’est développée en partie en marge – voire en marginalité – de l’école et qui s’inscrit dorénavant, avec l’obligation de scolarisation à partir de 3 ans, dans la normalité d’un enseignement destiné à des élèves en apprentissage.

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Pour lire la totalité de ce dossier de veille sur l’école maternelle :

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