À l’occasion du 80ème anniversaire de la Libération, de nombreuses commémorations auront lieu dans tout le territoire : ce cycle commémoratif débute en ce mois d’avril pour durer jusqu’au 8 mai 2025. Ce sera également l’occasion de la réalisation de projets éducatifs et pédagogiques, mais aussi de la collecte de nouveaux documents d’archives. Une « Mission de la Libération » a été mise en place, avec les autorités de l’État et des spécialistes de cette période. Dans ce cadre, le Centre Henri Aigueperse va durant toute cette période mettre en valeur des figures du syndicalisme enseignant qui ont joué un rôle majeur durant cette période, tout en incitant à la préservation et à la collecte de nouveaux documents d’archives qui permettront de mieux comprendre l’histoire de cette période de 1944-1945. Nous commençons cette série par le portrait de Georges Lapierre, un des dirigeants du SNI, Syndicat national des instituteurs et institutrices, résistant qui perd la vie à la suite de son engagement pour la liberté.
La figure de Georges Lapierre est bien ancrée dans les mémoires militantes du SNI et de la FEN (Fédération de l’Éducation nationale) après 1945. Pourtant, du fait de sa disparition précipitée lors de sa déportation en Allemagne, on ne trouve pas de témoignage autobiographique de sa part, et on disposait jusqu’à présent de peu d’archives personnelles. Sa mémoire devançait son histoire, traçant les contours de la figure du héros du syndicalisme enseignant. Son sacrifice suprême était mis en valeur, au service d’une cause qui laissait de nombreux aspects de sa vie dans l’ombre. La récente découverte de nombreuses archives personnelles permet aujourd’hui de connaître davantage cette figure[1].
La mémoire du militant Lapierre
Dans « l’École libératrice », qui paraît le 28 octobre 1944, on peut lire un article sous forme d’éditorial qui présente le bureau provisoire du SNI[2]. Ce premier numéro légal après l’occupation allemande revient sur les activités du syndicat durant la période précédente. Le nom du dernier secrétaire général de l’organisation avant la dissolution officielle en 1940, André Delmas, n’est pas évoqué car ce dernier n’a pas participé aux actions clandestines du SNI et a adopté une attitude conciliante vis-à-vis du régime de Vichy et de l’occupant allemand. Son nom est donc dès ce moment banni des mémoires des militant.es de l’enseignement pendant de longues années[3]. En revanche, on y évoque l’action résistante d’autres militants : « Dès 1940, des instituteurs se regroupaient clandestinement dans la Résistance, d’autres se rassemblaient sur le plan syndical. La Fédération Générale de l’Enseignement (F.G.E) repartait (…) Hélas ! des arrestations dont celle de notre ami X…. déporté en Allemagne, vinrent interrompre ce courageux travail. » Un peu plus loin, on précise « Une nouvelle arrestation vint frapper la tête du mouvement, celle de notre collègue Y…., à son tour déporté en Allemagne.[4]» X et Y ne sont pas nommés, car au moment de la reconstitution du SNI, ils sont encore emprisonnés en Allemagne sans que les responsables du syndicat puissent disposer d’informations fiables à leur sujet. Mais surtout, ils ne veulent pas donner d’indications qui pourraient nuire aux prisonniers. Les camps de déportation en effet, ne sont pas encore libérés au mois d’octobre 1944 et préserver leur anonymat peut protéger ces deux membres inconnus de la direction du syndical national. Mais les habitués du SNI ont pu facilement reconnaître deux grandes figures militantes : Y n’est autre que Joseph Rollo qui devait mourir quelques mois plus tard lors de l’évacuation du camp où il était enfermé[5]. Quant à X, il s’agit de Georges Lapierre qui a été arrêté en mars 1943, et déporté ensuite en Allemagne. Lui aussi meurt au camp de Dachau au mois de février 1945. Tous les deux furent avant-guerre des grandes figures du syndicalisme enseignant : Rollo après avoir milité dans des organisations plus révolutionnaires, a rejoint les rangs du SNI où il est devenu le spécialiste des questions laïques. Lapierre, quant à lui, fut le fondateur de l’École libératrice en 1929, avant d’être le numéro 2 de la direction du SNI jusqu’à 1940 où il prit alors la direction du syndicat.
Après-guerre, leur mémoire fut entretenue par les générations militantes suivantes au SNI ou plus tard à la FEN. En souvenir de l’action résistante des militants de l’éducation, tous deux eurent leur nom gravé sur une pierre tombale dans la crypte de la Sorbonne[6], où un hommage officiel leur est encore rendu chaque 8 mai.
Ces deux figures ont été honorées très régulièrement dans un cadre officiel ou non, mais leur mémoire a fait en outre l’objet d’enjeux passionnés : en effet, leur action de résistance et leur sacrifice ultime permettait de se focaliser sur les militants qui surent faire face au nazisme, en masquant l’action attentiste ou collaboratrice de plusieurs autres cadres syndicaux. Face également à la mémoire communiste de cette période, particulièrement vive et qui valorisait l’action des militants comme Jacques Decour ou Georges Politzer, honorer Lapierre et Rollo entraînait également un positionnement syndical ayant une portée durable après la Seconde Guerre mondiale. Cela permettait en particulier aux tenants de la majorité du SNI et de la FEN, proches des socialistes, de ne pas laisser le terrain libre aux militants communistes de ces organisations[7]. La construction de figures héroïques et historiques dépassait donc le seul cadre de la mémoire[8] : il s’agissait à partir d’exemples à suivre de valoriser pour le présent les idées qu’ils avaient pu défendre et qu’il importait de perpétuer. Dans ce domaine, la mémoire communiste de la Seconde Guerre mondiale fut longtemps hégémonique à gauche, au détriment d’autres mémoires moins vives[9]. Mais pour construire une mémoire militante qui puisse être un contrepoids à d’autres mémoires, il fallait passer par l’élaboration d’un récit historique d’une part et par la construction d’une figure héroïque de l’autre[10]. Dans le cas de Georges Lapierre, cette opération fut menée à partir des années 1960 en insistant sur son action résistante[11].
Mais avant de relater les étapes qui ont conduit à l’héroïsation de la figure de Georges Lapierre, il peut être utile de retracer à grands traits son parcours de militant de l’éducation.
Un parcours militant mieux connu grâce à de nouvelles archives

L’histoire de la vie de Georges Lapierre est désormais bien établie. On peut lire en particulier une notice biographique dans le Maitron. Elle a été rédigée collectivement par Claude Pennetier, Jacques Girault et Guy Putfin. Plusieurs histoires du SNI relatent son action, comme dans le livre d’Henri Aigueperse et Robert Chéramy, Un syndicat pas comme les autres : le SNI [12]. D’autres travaux plus scientifiques d’André Bianconi[13], mais surtout de Jacques Girault[14] sont très précieux pour connaître l’action militante du fondateur de l’École libératrice. Plus récemment, Frédéric Môle, historien de l’éducation, a montré l’importance de Georges Lapierre dans « l’internationalisme pédagogique [15]». D’autres travaux historiques encore, comme ceux d’Olivier Loubes, sont essentiels afin de situer le parcours de Lapierre dans l’histoire du mouvement social des instituteurs et du pacifisme[16]. Enfin, Georges Lapierre et ses compagnons ont été étudié par Mona L.Siegel dans son livre sur l’éducation à la paix dans l’entre-deux-guerres[17]. Mais en dépit de ces travaux historiques, la figure du fondateur de l’École libératrice demeure moins connue que celles d’autres militants. Certains témoignages sont venus comblés les lacunes : Edmond Michelet en 1955 relate sa rencontre avec Lapierre en déportation[18] ; plus tard le SNI- PEGC, avec l’aide de la Ligue de l’enseignement, édite une courte brochure en sa mémoire qui collecte témoignages et documents[19]. Cette brochure fait toujours autorité et est bien documentée. Plus récemment, les Cahiers du Centre fédéral de la FEN ont publié des témoignages sur Lapierre[20]. Malgré cela, son parcours demeure aujourd’hui méconnu ; la découverte d’archives personnelles a changé la donne et cela permet de mieux connaître l’action multiforme de ce militant exceptionnel.
Membre de la direction dans l’entre-deux-guerres, Georges Lapierre a fondé le journal du SNI L’École libératrice et fut de tous les combats du mouvement social politique dans les années 1930. Il a joué un rôle important dans le mouvement syndical international en participant activement aux activités de la Fédération internationale des associations de travailleurs. Passionné d’histoire, il a écrit de nombreux articles à propos de l’enseignement historique ; militant pacifiste, il a œuvré pour l’éducation à la paix, en partenariat avec d’autres intellectuels de son époque. Il était également un militant de la SFIO, le parti socialiste de l’époque, à qui on a proposé de se présenter aux élections législatives de 1936. Mais il s’est voué avant tout à l’action syndicale, tout en étant un des premiers à placer la lutte antifasciste au cœur de son engagement. Il fut ainsi un des membres actifs du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, où les instituteurs ont été très nombreux à militer[21]. Sans doute influencé par ce qu’Albert Thierry appelait le « refus de parvenir »[22], Lapierre est aux premières loges de toute l’action syndicale du SNI affilié la CGT, sans pour autant ne jamais être sur le devant de la scène. Juste avant la Seconde Guerre mondiale, son action se tourna vers l’accueil des enfants étrangers à Paris, puis lors de l’exode, il poursuivit son action humanitaire en s’occupant là encore des plus jeunes. Il a également beaucoup agi pour la création de colonies de vacances pour les plus défavorisés en participant à la création de la Fédération nationale des œuvres laïques de vacances d’enfants et d’adolescents, ancêtre de l’association Jeunesse en plein air (JPA).
Dès les débuts de l’occupation allemande, alors qu’une partie de la direction de son syndicat se compromet avec les autorités allemandes et de Vichy, Georges Lapierre prend la tête de l’organisation clandestine du SNI, en lien avec d’autres militants comme Joseph Rollo ou Georges Vidalenc[23]. Il poursuit son travail intellectuel alors qu’il est mis à la retraite par Vichy : il a pour ambition de rédiger un manuel d’histoire du primaire, multiplie les travaux et écrits pédagogiques, tout en s’engageant plus fermement encore dans la Résistance. Cela entraîne son arrestation en 1943, puis sa déportation en Allemagne. Là encore, il poursuit avec des moyens de fortune son travail d’écriture, tout en réussissant à garder quelques liens avec ces compagnons en France. Mais les dures conditions de détention ont raison de sa santé qui se dégrade rapidement. Lapierre meurt en février 1945, alors que les camps allemands sont en voie d’être libérées par les troupes alliées. La nouvelle de sa mort arrive au moment de la fin de la guerre en France, provoquant une vive émotion au sein de la direction du SNI, qui a payé un lourd tribut pour libérer le pays. Lapierre devient un des héros de cette lutte clandestine pour le rétablissement de la liberté et de la démocratie. Sa mémoire est rappelée à des multiples occasions, et beaucoup de témoins de l’époque relatent alors des souvenirs émus en lien avec le fondateur de l’École libératrice. Des documents en provenance du centre international d’Arolsen (Allemangne) permettent de mieux connaître sa vie en détention.
Le projet collectif d’une biographie sur le militant, le pédagogue et le résistant
Plusieurs de ses proches veulent aller plus loin et se met en place une structure qui a pour ambition de rédiger une biographie de Georges Lapierre. Ce groupe des Amis de Georges Lapierre se réunit régulièrement à partir des années 1960 dans le but d’une part de réunir des documents personnels, et d’autre part pour écrire la vie de l’instituteur militant et résistant. On retrouve à la manœuvre un résistant qu’il a bien connu, Claude Bellanger, alors directeur de la rédaction du Parisien Libéré qui était avant 1940 un des dirigeants de la Ligue de l’enseignement, mais aussi Edmond Michelet alors ministre. D’autres résistants comme Daniel Mayer sont également sollicités. Enfin, les directions du SNI et de la FEN participent activement aux réunions préparatoires. Ce sont également ces militants qui ont côtoyé pour la plupart Lapierre qui se lancent à la recherche de documents personnels. La collecte est fructueuse puisque que plusieurs dossiers d’archives sont mis à disposition du groupe pour écrire cet hommage. La rédaction du livre commence.
Le projet est presque mené à son terme après plusieurs années de rédaction et de réunions. On trouve dans les archives retrouvées de Lapierre plusieurs versions de ce livre, avec des chapitres écrits en totalité, d’autres encore à l’état de brouillon. Le livre se compose de trois parties : l’instituteur et pédagogue, le militant syndical puis le résistant. Plusieurs autres militant.es ont aidé à la rédaction et ce document exceptionnel fourmille de précisions et d’indications sur l’engagement de Lapierre. Surtout, on trouve en complément de nombreux manuscrits laissés par Lapierre. L’écriture est parfois difficile à lire, mais on découvre un homme au travail, s’occupant de nombreux secteurs au SNI et n’oubliant jamais de s’intéresser à la pédagogie. De la correspondance est également présente, comme les derniers échanges avec Rollo ou avec sa femme. On peut y retrouver également sa déposition devant les autorités de Vichy expliquant le rôle des instituteurs dans les années 1930. Enfin, ce que l’on appelle son testament philosophique fait également partie de ces documents : il s’agit d’un ensemble de réflexions que Lapierre a écrit avant de mourir en déportation.

La fabrique inachevée d’un héros
Pour des raisons inconnues encore, le projet de publication n’aboutit pas alors que le livre est presque achevé. Le souvenir de Lapierre, si présent, s’estompe peu à peu ensuite, ou plutôt s’inscrit dans un martyrologue du syndicalisme enseignant qui a moins de signification pour les nouvelles générations militantes, brisant ainsi la continuité entre générations que Lapierre appelait de ses vœux. On assiste donc à une fabrique inachevée du héros militant du syndicalisme enseignant. Son histoire se perpétue dans une forme de tradition, qui oublie des pans entiers de son engagement et de son histoire personnelle. Lors du transfert des archives du SNI aux archives nationales de Roubaix au début des années 2000, une partie des documents récoltés est inventoriée, composée essentiellement d’une correspondance avec des syndicalistes étrangers. Le gros des documents Lapierre a été pourtant oublié dans les caves du SE-UNSA, qui a fait suite au SNI. Ce n’est que tout récemment que ce carton si précieux a été redécouvert. Son contenu permettra de combler les vides dans le parcours de Lapierre, il donne à voir sa formidable activité intellectuelle dans de multiples domaines ; il permet à la fois de mieux connaître l’histoire de ce militant exceptionnel et de se familiariser avec sa mémoire. Le projet éditorial inachevé peut être repris. Georges Lapierre, quelques mois avant sa mort avait lui-même établi les enjeux d’une telle entreprise pour la Mémoire et pour l’Histoire : « sous peine de faillite, l’éducateur a le devoir de devancer son temps et de se mettre au niveau de la génération qui suit. Mais de l’une à l’autre génération, il a le devoir d’établir une continuité. [24]»
[1] Une grande partie des papiers personnels de Georges Lapierre, qu’il avait souhaité conserver, a été retrouvé il y a quelques mois dans les archives du SE-UNSA..
[2] Jean-Auguste Senèze, « Notre bureau provisoire » L’École libératrice, 20 octobre 1944. L’auteur est à ce moment le secrétaire provisoire du SNI, après avoir participé à la résistance et à l’activité clandestine du syndicat. Il renonce en 1945 à postuler comme secrétaire général. Voir sa notice biographique dans le Maitron, en ligne par Jacques Girault https://maitron.fr/spip.php?article130988
[3] André Delmas a retracé son parcours dans plusieurs écrits autobiographiques, le dernier étant Mémoires d’un instituteur syndicaliste, Paris, éditions Albatros, 1979. Il a été l’auteur de plusieurs articles en novembre et décembre 1941 dans le journal collaborationniste de gauche La France socialiste. D’autres militant.es du syndicalisme de l’éducation, comme Georges Lefranc ou Ludovic Zoretti ont également eu une action en faveur de Vichy ou de l’occupant allemand, après avoir été profondément pacifistes. Ils sont à ce titre sanctionnés par leur syndicat après-guerre.
[4] L’École libératrice, op.cit.
[5] Voir sur Joseph Rollo, Benoît Kermoal, « Militer à quatre mains. Les traces de l’intime dans l’action syndicale et politique du couple Rollo » Revue R, n°5, janvier 2020, p.36-43.
[6] Voir à ce sujet la communication de Guy Putfin lors du colloque de l’HIMASE en 2018 « Sur les 12 enseignants qui reposent dans la crypte de la Sorbonne »
[7] Voir à ce sujet Laurent Frajerman, Les Frères ennemis. La Fédération de l’éducation nationale et son courant unitaire sous la 4e République, Paris, Syllepse, 2014.
[8] Sur la mémoire comme enjeu collectif et politique, voir les travaux de Maurice Halbwachs, La mémoire collective, Paris, Albin Michel, 1997 (rééd.) et Les Cadres sociaux de la mémoire, Paris, Albin Michel, 1994 (rééd.)
[9] Voir à ce sujet Marie-Claire Lavabre, Le Fil rouge. Sociologie de la mémoire communiste, Paris, Presses de Sciences Po, 1994.
[10] Sur la fabrique des héros du point de vue historique, Pierre Centlivres, Daniel Fabre, Françoise Zonabend (dir.), La Fabrique des héros (Paris, Maison des sciences de l’homme, « Ethnologie de la France. Cahiers » n° 12, 1998
[11] Sur l’histoire de la Résistance, les références sont très nombreuses. Pour une première approche, qui fournit de nombreuses indications bibliographiques, voir Pierre Laborie, Penser l’événement, 1940-1945, Paris, Folio Histoire, 2019..
[12] Paru aux éditions Martinsart/Sudel en 1990.
[13] André Bianconi, L’Idéologie du syndicat national des instituteurs de 1920 à 1939, Presses de l’IEP de Toulouse, 1985.
[14] Jacques Girault a écrit de nombreux articles et ouvrages sur l’histoire des instituteurs au XXe siècle et sur l’histoire du SNI. On lira en particulier Pour une école laïque ! Instituteurs militants de l’entre-deux-guerres en France, Éditions Publisud,2009.
[15] Frédéric Mole, « Georges Lapierre, un instituteur dans le développement de l’internationalisme pédagogique (1923-1932) » in J. Droux et R. Hofstetter (Eds.), Globalisation des mondes de l’éducation. Circulations, connexions, réfractions (19e-20e siècles), Rennes, PUR., 2015, p.53-74. Cet article a considérablement renouvelé la connaissance de l’action de Lapierre dans le domaine international.
[16] Olivier Loubes, L’école, l’identité, la nation. Histoire d’un entre-deux-France, 1914-1940, Paris, Belin, 1917. Cette étude est primordiale pour l’étude de ce sujet.
[17] Mona L. Siegel, The Moral Disarmament of France. Education, Pacifism and Patriotism, 1914-1940, Cambridge University Press, 2004.
[18] Edmond Michelet, Rue de la liberté. Dachau 1943-1945, Paris, Éditions du Seuil, 1955.
[19] SNI-PEGC, Ligue de l’enseignement, Jeunesse en plein air, Georges Lapierre, texte de Louis Fourcade, 1984.
[20] Cahiers du Centre fédéral, n°12, février-mars 1995. Les textes présents dans ce numéro sont des discours lors d’une cérémonie d’hommage le 2 février 1995, soit 50 après sa mort (datée officiellement du 4 février 1945).
[21] Sur l’histoire du CVIA, voir les travaux de Nicole Racine, par exemple « Pacifistes et antifascistes. Le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes », dans Anne Roche et Christian Tarting (dir.), Des années trente. Groupes et ruptures, Paris, CNRS, 1985..
[22] Mil neuf cent, « Refus de parvenir », n°37, 2019.
[23] Le témoignage de Georges Vidalenc, très proche de Lapierre, est très précieux pour connaître son action de résistance, Archives Nationales, Comité d’histoire de la Deuxième guerre mondiale, 72AJ. Ce document n’a pas été utilisé jusqu’à présent pour rendre compte du parcours de Lapierre, alors qu’il apporte des informations essentielles.
[24] Extrait du testament philosophique de Georges Lapierre.
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