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Assemblée générale. Bilan de l’année 2018, le choix d’une redynamisation

« Faire le bilan de l’année 2018, c’est avant tout rappeler le choix de notre assemblée générale extra-ordinaire du 13 mars 2018 : choix de redynamiser le Centre de Recherche, de Formation et d’Histoire sociale, de lui donner une nouvelle image, des moyens pour agir, des missions au service de l’UNSA Éducation et de ses syndicats et de mesurer le chemin parcouru depuis 18 mois. »

Vous pouvez consulter ici le document de l’Assemblée générale du 11 septembre 2019 faisant le bilan de l’année 2018 : AGO 2019-3

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(7) lieux… au sommaire de [R]

Le territoire est à la mode.

Il est à toutes les sauces. A chaque problème une solution locale. A chaque initiative, un enracinement territorial. A chaque projet, son espace.

Mais à bien y réfléchir, le territoire n’est pas si facile à définir. De l’espace infini à la proximité, le territoire, nous file entre les doigts, comme une notion polysémique insaisissable, un mot valise invitant au voyage.

Choisissons alors de parler de lieux.

Lieux physiques que l’on peut circonscrire et analyser

étude milieu image

[R]appeler que l’école n’est pas isolée. Qu’elle s’inscrit dans un environnement. Et qu’avant d’être sensible aux questions d’écologie, les études du milieux ont proposé que l’enseignement dépasse les murs de la cour de récréation pour y inclure ce qui entoure l’école, le village, la ville, la nature, les habitants…

[R]eposer la question de l’Europe, au lendemain des élections et des désignations des principaux responsables des institutions communautaires. S’interroger sur les défis que notre espace commun, au-delà de son organisation territoriale physique, a désormais à relever.

[R]éflechir avec le maire de la ville de Metz, Dominique Gros, à l’issu de son deuxième et dernier mandat, à la construction d’une cohérence politique centrée sur l’éducation et la culture, dans le périmètre d’une ville qui se veut attractive pour ses habitants, mais aussi pour les voisins de passage.

[R]egarder comment les Québécois ont élaboré leur système éducatif non pour le copier, mais pour le connaître et le comprendre, voir les enseignements qu’il peut apporter, les solutions mises en œuvre, les spécificités développées de l’autre côté de l’Atlantique, là où l’usage de la langue française reste un défi.

Lieux symboliques aussi :

Mise en page 1[R]edire que la langue est plurielle. Qu’elle est identité et culture. Qu’elle permet la communication et la découverte. Qu’elle est aussi ouverture. Sur l’autre, sur sa langue, sur son environnement, sur sa culture.

[R]éaliser alors que construire une démarche d’éducation artistique et culturelle n’est pas proposer un enseignement supplémentaire, ni complémentaire, mais une autre approche du sensible, de la création, de la découverte de sa propre construction au travers de la rencontre d’œuvres, d’artistes… autant de « lieux » d’où regarder le monde.

[R]endre effectif le fait que la finance, cette entité mondialisée, sans nationalité ni frontières, soit au service de la solidarité. Solidarité entre le Nord riche et le Sud en développement. Solidarité entre les villes et les zones rurales. Solidarité entre ceux qui peuvent un peu économiser et ceux qui ne savent pas de quoi sera fait demain. Et si la finance solidaire reliait tous ces gens, tous ces lieux ?

C’est à la découverte de ces 7 lieux, à petits pas, sans bottes de géants, que le numéro 4 de [R] vous entraîne, sans guide et à votre rythme.

Le revue [R] est en vente au numéro (15 euros) et par abonnement (35 euros les 3 numéros).

Bulletin d’abonnement à retrouver ici : https://centrehenriaigueperse.com/2019/02/07/bulletin-dabonnement-a-la-revue-r/

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[Quoi de 9 ?] de septembre accompagne votre rentrée

Voici une semaine qu’a eu lieu la rentrée scolaire, mais elle reste encore bien présente dans toutes les têtes. Et donc à la une du [Quoi de 9 ?] de ce 9 septembre.

Une rentrée avec ses nouveautés, mais aussi avec ses nombreux chiffres, à retrouver et analyser avec un peu de recul plus tard dans les publications statistiques des ministères.

Une rentrée au cinéma également avec une CPE à l’écran dans « La vie scolaire » : un collège dans le 93 et des jeunes dont la vie est là…

Une rentrée scolaire particulière que fut celle de septembre 1939 avec l’évacuation de dizaines de milliers d’enfants pour les « mettre à l’abri » de la guerre.

Une rentrée pour la formation des futurs enseignants aussi,  avec un dossier de l’Ifé qui rappelle que leur formation initiale ne peut être que le début d’un continuum qui doit se prolonger durant leur carrière.

Une rentrée qui affirme une grande ambition pour l’enseignement français à l’étranger et annonce des moyens supplémentaires mais qui restent loin de couvrir les réductions des années précédentes.

Une rentrée avec également la présentation des travaux de recherche du Centre Henri Aigueperse, des ressources à voir, écouter, lire et déjà des rendez-vous à noter dans son agenda…

Pas d’hésitation, c’est bien la rentrée et c’est à lire dans [Quoi de 9 ?] de ce mois de septembre, à retrouver ici : quoi-de-neuf, 9 septembre 2019

Publié dans quoi de 9 ?

[Quoi de 9 ?] : les 9 infos du mois de juillet

C’est l’été. C’est même les vacances scolaires (du moins pour les élèves).

Un moment pour lever le pied, mais certainement pas pour baisser les bras.

C’est le cas pour le chiffre du mois mis en avant dans ce [Quoi de 9 ?] de juillet : une plus grande tolérance vis-à-vis de l’homosexualité pour 85 % des sondé.e.s. Une bonne nouvelle qui doit être amplifiée par l’Éducation et la Culture.

La culture est d’ailleurs à l’honneur avec les premières assises de l’éducation artistique et culturelle à Metz, dont le maire sera le prochain invité du grand entretien de notre revue [R] en septembre.

C’est également des émotions à l’école dont il est question… de la spécificité de l’enseignement agricole, ainsi que de l’importance du 8ème congrès de l’Internationale de l’Éducation.

Et puisque l’été a débuté par un coup de chaleur, il est essentiel pour notre survie sur la planète terre d’amplifier la lutte contre le dérèglement climatique et pour l’Éducation, au-delà des formules, de reconstruire la confiance avec les personnels, les familles, les élèves.

Les vacances pourraient y servir…

Voici donc parmi les 9 nouvelles infos (et un peu plus) de ce [Quoi de 9 ?] du mois de juillet : quoi-de-neuf juillet 2019

Bonne lecture.

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[Quoi de 9 ?] : les 9 infos du mois de juin

Non ce n’était pas mieux avant !

Évidemment c’est Michel Serres qui nous l’affirme en une de ce [Quoi de 9 ?] de juin qui célèbre la lucidité et l’optimisme du philosophe qui vient de nous quitter, mais nous laisse avec la richesse de sa pensée dans l’ensemble de ses ouvrages.

Mais les autres articles de ce [Quoi de 9 ?] ne disent pas autre chose.

  • Denis Meuret l’affirme retraçant les effets positifs de la démocratisation scolaire

  • L’OCDE démontrant l’abandon de la « carte scolaire » augmente les inégalités entre les élèves.

  • le rapport du CESE rappelant combien l’Éducation populaire est d’actualité et innovante.

  • L’Éducation artistique et culturelle, formidable levier de démocratisation si elle s’éloigne de la passéiste « idéologie du don ».

  • L’Europe, qui au lendemain des élection, demeure notre espace d’avenir à construire.

Autant d’invitation à abandonner le déclinisme ambiant et à regarder vers demain.

C’est aussi le cas du troisième numéro de notre revue [R] qui revient sur les mutations de notre monde pour mieux nous inviter à agir.

Bonne lecture de ce nouveau [Quoi de 9 ?] avec ces 9 (et un peu plus) infos du mois de juin : quoi-de-neuf juin 19

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[R] : éclairer un monde en mutation

Nul doute, le monde bouge, se transforme, mute. La recherche, la réflexion permettent d’éclairer ces évolutions et d’accompagner ces changements qui interrogent, déstabilisent parfois, enthousiasment aussi.

A sa mesure, notre revue [R] cherche à apporter ces éclairages.

Le troisième numéro qui vient de paraître (fin mai 2019) invite à voyager dans ce monde en mutation écologique, économique, culturel, éducatif, citoyen :

– en regardant lucidement ce que le recherche nous apprend du dérèglement climatique ;

– en analysant avec Xavier Pons, l’invité de notre grand entretien, la construction des politiques éducatives et leurs enjeux ;

– en imaginant avec notre partenaire Arts et Vie, ce qu’habiter le monde par un tourisme social, culturel et citoyen veut dire ;

– en interrogeant la notion de débat et son implication dans une société qui se rêve davantage participative sans trop savoir comment faire

– en considérant la culture comme une richesse à construire et à transmettre, à conserver et à inventer ;

– en s’inspirant d’un système éducatif original comme celui de l’Écosse ;

– en regardant le chemin parcouru de l’école et l’écran pour mieux questionner celui qui reste encore à faire pour une éducation par et à l’image.

80 pages pour un tour dans ce monde en mutation, avec des étapes, des pauses et des respirations. Comme toujours des indications pour « aller plus loin », des conseils de lecture. Des pistes de réflexion et pourquoi pas…d’action afin de prendre part à la transformation de notre monde.

Le numéro 3 de la revue [R] est disponible auprès du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation (celine.pourtier@unsa-education.org). Il peut être acquis au numéro au prix de 15 euros et par abonnement (35 euros pour trois numéros).

Publié dans Histoire sociale, Recherches, vu, lu pour vous

« L’Europe : un espace plutôt qu’un territoire » selon Arnauld Leclerc

Les élections européennes auront lieu dans 10 jours. Dans le cadre d’une réflexion/formation sur l’Europe, le [C@mpus] du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation a organisé un échange avec Arnauld Leclerc professeur des universités, directeur de la chaire de philosophie de l’Europe à l’université de Nantes

Cet article tente de mettre en évidence les points saillants de l’exposé et des riches échanges qui ont eu lieu entre notre intervenant et les militants fédéraux.

Pour débuter sa présentation Arnauld Leclerc a rappelé quelques données certes connues, mais que l’on oublie trop souvent.

L’Europe est

la 3ème zone démographique du monde,

la 1ère zone économique et d’investissement,

la 1ère zone commerciale du monde,

la 2ème zone monétaire du monde,

la 1ère puissance agricole mondiale mais aussi la 1ère pour les services,

la 1ère zone touristique (elle accueille 1 touriste sur 2).

Avec 7,8% de la population mondiale, elle concentre 30% de la richesse mondiale.

Dans les 6 mois qui viennent, toutes les instances de la communauté européenne vont être renouvelée (Parlement, Commission, Présidence du Conseil de l’Union, Présidence de la BCE).

Nous sommes donc à une période importante pour l’Europe qui s’est façonnée au fil de l’histoire et dont on peut mettre en lumière trois étapes, trois époques  de construction :

l’enfance de l’Europe : qui porte en elle une image un peu romantique, naïve mais qui symbolise l’espoir de paix (Kant)

l’adolescence de l’Europe (aux XIXè et XXè siècles) qui voit la montée des nationalismes et également une conception européenne portée par le nazisme

l’âge adulte de l’Europe, depuis la Libération qui construit une Europe économique, politique, culturelle.

Cette Europe politique s’inscrit dans une construction progressive reposant sur les notions :

d’État de droit

d’économie de marché…

• …à vocation sociale

de démocratie

Pourquoi faire l’Europe ?

Essentiellement pour la paix.

Et cet argument tient jusqu’au traité de Maastricht et la chute du mur de Berlin.

Face à la crise des années 1990, la paix n’est plus une justification. Apparaissent alors les premières réticences, voire résistances, longtemps masquées par un consensus permissif, mais renforcées par la crise de 2005, l’euro, les migrations.

2 grandes questions sont aujourd’hui en débat :

– L’Europe doit-elle avoir une fonction politique ou seulement une fonction économique ?

– Quelle doit être la place de l’union européenne face à la mondialisation et son flux de communication

Les réponses à ces questions entraînent quatre positionnements distincts que l’on peut représenter ainsi :

Pour une Europe politique

Contre une Europe politique

Contre la mondialisation

L’Europe forteresse (fédéralistes)

Repli sur l’Europe des Nations

Pour la mondialisation

Europe cosmopolite et transnationale (plus une vision intellectuelle que politique)

L’Europe du grand marché (Anglais)

L’enjeu des élections à venir est de voir quel est le modèle qui progresse, avec le risque d’une montée des partis populistes (des droites extrêmes), un affaiblissement des groupes majoritaires (le PPE à droite, les sociaux-démocrates à gauche). La question du poids du futur parlement se pose.

Quelques éléments du débat :

Le consensus permissif ?

De 1957 aux années 1980 la majorité de l’opinion publique est favorable à l’Europe même si c’est sous la forme d’un chèque en blanc aux élites qui soutiennent ce projet. L’Europe est encore mal connue et pèse peu sur le quotidien des européens.

Après les années 1980 : l’opinion devient critique alors que l’essentiel des lois nationales ont une origine européenne.

Construire un espace politique européen entraîne forcément des oppositions. L’absence d’une construction identitaire pose problème et interroge le développement de l’union européenne : doit-il passer par la monnaie ? Par la défense ?…

De fait un consensus de façade cache de véritables différences de points de vue qui finissent par éclater (Brexit)

L’Europe : un territoire ?

L’Europe, c’est moins une géographie physique qu’une géographie intellectuelle. L’Europe est davantage un espace, régulé et pacifié par des outils juridiques. Ce n’est pas un territoire avec un modèle vertical, mais plutôt des relations horizontales entre les différentes sociétés qui la composent.

L’identité européenne ?

Elle se construit dans le relationnel. Elle est donc dynamique et inscrite dans le temps. Dans la construction identitaire c’est la relation à l’autre qui permet de se construire soi (Ricoeur). Il est donc nécessaire pour se définir de chercher à l’extérieur, les choses qui viennent d’ailleurs.

L’identité renvoie aussi à la citoyenneté. Il s’agit de valeurs, de droits, de projets partagés. Or la citoyenneté européenne est au niveau zéro. Les droits européens sont ridicules. 5 % des européens vivent en dehors de leur État, mais seulement 50 % d’entre eux utilisent les droits européens.

La défense européenne ?

Un projet qui n’a pas marché ? Tant mieux… S’il s’agit d’un soft power, d’une zone d’influence qui se redéfinit en permanence alors oui l’Europe a un rôle à jouer. Mais construire une défense armée instaurée une fois pour toute, cela peut être dangereux. L’Europe n’a pas vocation à devenir une puissance sur le modèle de l’État.

La monnaie européenne ?

Les pères fondateurs de l’Europe avançaient avec une logique de petits pas. La création d’un espace économique unifié (mené par J. Delors) devant conduire à la monnaie unique. La Théorie de Robert Mundell impose que les économies soient homogènes au sein d’une même monnaie. Or en Europe du Nord il y a un fort investissement entrepreneurial lié à l’industrie alors que l’Europe du Sud connaît un déficit structurel avec un niveau de formation des salariés plus faible et une économie qui repose beaucoup sur le tourisme ou des services non exportables. Pour que la monnaie unique puisse être viable il faut une économie de transferts : des mécanismes de régulation et une démarche solidaire. Ce n’est pas le cas dans l’union européenne actuelle, sauf à la marge.

L’Europe à plusieurs vitesses ?

L’Europe se construit par strates. Il y a toujours eu plusieurs cercles avec des pays membres et des coopérations renforcées. L’Europe d’Erasmus (33 pays) n’est pas celle de la Recherche, de Schengen, de l’Euro (17 pays)…

L’Europe est un ensemble de politiques avec, à chaque fois, des tours de table différents qu’il s’agit de coordonner.

Espace politique européen ?

En fait il s’agit d’un espace démocratique transnational. Le cœur des politiques reste dans les États. On reproche souvent à la commission ce que l’on ne reprocherait pas à sa mairie, alors que le fonctionnement européen est très transparent et que c’est la Conseil de l’Union, c’est-à-dire la réunion des chefs d’État qui a de plus en plus le pouvoir. La difficulté est de trouver des compromis entre la Commission, le Parlement et le Conseil.

L’Europe politique repose sur une logique de compromis entre les groupes politiques au Parlement, entre les États au Conseil, entre la Commission, le Parlement et le Conseil. Ce système empêche la constitution d’un espace politique classique. Ainsi en 2000 tous les gouvernements des pays européens étaient à gauche comme le Parlement et la Commission, en 2010, ils étaient tous passés à droite. Or, les orientations politiques n’ont pas changé. Construire un espace politique européen suppose des lieux de débat, de critique dans les différentes sociétés européennes mais où les options politiques sont lisibles.

Quitter l’Europe ?

Avant le Brexit, beaucoup d’États se posaient la question et la tentation aurait été forte si cela avait positif. Mais les effets assez lourds du Brexit, même s’ils affectent peu l’économie, pour l’instant, et ont fait chuter la monnaie britannique de 15 %, refroidissent. Il faudra attendre le bilan, mais déjà l’impact politique en Angleterre est conséquent. Du coup, la plupart des partis populistes de droite ont renoncé à présenter la sortie de l’Europe comme une option (ex : le FN, le parti d’extrême droite suédois…). Il y peu de rêves de rupture aujourd’hui.

Plus d’Europe, mieux d’Europe ?

Il y a une demande de sens de la construction européenne. Il s’agit de retrouver un projet global. Il devrait être dans sa vocation sociale. Mais comment conserver une protection acquise il y a 70 ans et régulièrement remise en cause ? Il s’agit de faire que ces mécanismes sociaux ne se délitent pas alors que l’Europe a les plus fortes dépenses sociales du monde.

L’idée n’est pas de faire plus d’Europe à Strasbourg ou à Bruxelles, mais il faut surtout faire vivre l’Europe, l’idée européenne, parler de l’Europe dans les territoires nationaux. Pour se développer l’Europe doit occuper plus de place dans les médias, l’éducation, la réflexion quotidienne dans chaque pays membre de l’union.

Le point fort ?

C’est de ne pas raisonner à l’échelle d’une société mais d’un ensemble de 500 millions de citoyens qui pèse dans un monde globalisé.

Le point faible ?

Le risque de délitement des mécanismes sociaux.

 

Pour en savoir davantage sur Arnauld Leclerc et ses travaux : https://www.univ-nantes.fr/version-francaise/m-arnauld-leclerc-225989.kjsp

ainsi que sur la chaire de philosophie européenne de Nantes : https://alliance-europa.eu/fr/

Publié dans Formation, Histoire sociale, Recherches

Un regard syndical sur l’éducation permanente

Formidable levier possible d’épanouissement et de développement social et professionnel jamais réellement abouti, et/ou mécanisme au service des catégories les plus favorisées, inscrit dans des logiques concurrentielles et court-termistes ? L’éducation permanente est à la fois l’un et l’autre. Tels sont les résultats d’une recherche menée par Luc Bentz et Maxime Blanc au titre du Centre Henri Aigueperse-UNSA Éducation dans le cadre de l’agence d’objectifs de l’IRES.

De manière rétrospective, l’étude analyse l’évolution du modèle de formation des adultes en France entre 1959 et 2014 au prisme de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN), puis, après 1992, de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA). En reprenant en détail la construction légale progressive qui a conduit à la loi de juillet 1971, le rapport met en évidence les approches syndicales très longtemps « scolaro-centrées » de la FEN, la prééminence que revêtaient pour elle les interactions avec les enjeux de formation initiale (notamment professionnelle), jusqu’au « choc » de l’accord national interprofessionnel du 9 juillet 1970. Il analyse ensuite la prise en compte du sujet dans le projet d’« École de l’éducation permanente » (1973-1981) et ses avatars successifs. Il montre également l’importance de la « formation des adultes » dans la construction de la dimension interprofessionnelle de l’UNSA. Enfin, la dernière partie du travail présente de manière thématique, à partir des caractéristiques et des enjeux repérés par les acteurs professionnels du champ de la formation, le basculement des logiques de formation qui s’opère, devenant progressivement une démarche de responsabilisation et d’individualisation de la formation dans une approche désormais pensée presque exclusivement dans une logique professionnelle.

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Publié dans Histoire sociale, Recherches

« Libres ensemble » : sociologie des militants de l’UNSA

Qui sont les adhérents et les militants de l’UNSA ? Qu’est-ce qui les fédère ? Quelles sont leurs valeurs ?

C’était il y a quatre ans, lors du dernier congrès de l’UNSA. Ces questions se posaient et le Centre Henri Aigueperse, dans le cadre de l’agence d’objectif de l’IRES, commanditait une étude à l’Orseu sur la sociologie de l’UNSA au prisme ou au miroir de ses militants. Visant à mieux comprendre l’organisation dans ses dimensions humaines, il s’agissait aussi d’interroger le défi de l’union dans le respect de l’autonomie.

A partir de l’exploitation d’un questionnaire et d’entretiens, « Libres ensemble » est le résultat de cette recherche. « Libres ensemble » parce que pour les auteurs de l’étude « le sens et la philosophie d’action de l’UNSA sont dans cette association complexe entre liberté et solidarité commune. »

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