Il y a 10 ans, l’artiste David Bowie disparaissait après avoir débuté sa carrière à la fin des années 1960. Chanteur iconique, il a marqué la société occidentale dans le domaine de la musique pop, mais aussi dans l’art, la mode ou bien encore le cinéma. L’anniversaire de sa disparition est l’occasion de voir la place que joue la musique populaire dans le domaine de la recherche en sciences sociales. Petit passage en revue et donc let’s dance !
À la suite des cultural studies[1] que les sociologues Stuart Hall[2] ou Richard Hoggard[3] ont initié, la musique pop et rock est entrée dans le domaine des sciences sociales et de l’histoire comme un objet légitime. En France, on peut penser plus particulièrement aux travaux du groupe des historiennes et historiens qui étudient l’histoire sociale du rock et de la culture pop[4] ou bien encore au rôle de Volume !, la revue des musiques populaires qui est fer de lance dans ce domaine avec une approche transdisciplinaire : elle est disponible en ligne.
Pour en revenir à David Bowie, son œuvre est l’objet de plusieurs études, on peut ici citer l’étude « Bowie : un regard sémiologique sur une œuvre iconographique postmoderne » de Frédéric Aubrun et Chloé Monin parue dans Volume ![5] ou bien encore les analyses de Greil Marcus[6], auteur du génial Lipstick Traces. Une histoire secrète du vingtième siècle.[7] D’autres se sont intéressés aux œuvres littéraires ayant inspiré le chanteur, lui qui lisait énormément pour ensuite écrire ses chansons[8]. Et s’il était amateur de culture française, il n’a chanté qu’une seule chanson en français, une version de son tube Heroes comme on l’apprend sur le site de la Philharmonie de Paris, qui avait consacré à l’artiste une grande exposition[9]. On dispose en effet d’un lieu où l’ensemble de ses archives et des objets lui ayant appartenu sont rassemblés le « David Bowie Centre ».
Ces quelques indications suffisent à montrer que la musique pop et rock est entrée à la fois dans l’histoire et dans le domaine de la recherche en sciences sociales, ce qui permettra sans aucun doute de disposer prochainement d’études sur l’œuvre gigantesque de David Bowie mort il y a 10 ans.
[1] Armand Mattelart et Erik Nveu, Introduction aux cultural studies, La Découverte, 2018.
[2] Stuart Hall, Identités et cultures 1. Politique des cultural studies, édition Amsterdam, 2017.
[3] Richard Hoggart, La culture du pauvre, éditions de Minuit, 1970.
[4] Voir le blog de recherche Pop History en ligne https://pophistory.hypotheses.org/
[5] En ligne https://journals.openedition.org/volume/5407
[6] Voir en ligne https://greilmarcus.net/tag/david-bowie/
[7] Voir en ligne https://www.editions-allia.com/fr/livre/320/lipstick-traces
[8] Voir en ligne https://www.radiofrance.fr/franceinter/bowie-the-books-de-quoi-remplir-un-salon-du-livre-9844967
[9] Voir en ligne https://philharmoniedeparis.fr/fr/magazine/series/david-bowie/un-heroes-tres-discret
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