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L’orientation : clé de la réussite scolaire

Notre système d’orientation cristallise les inégalités” affirme Marie Duru-Bellat. Et la chercheuse explique son affirmation par deux éléments forts du système scolaire français.

D’une part la réussite scolaire est essentiellement évaluée par les notes, « or dans notre pays, la réussite des élèves est particulièrement marquée par leur milieu social d’origine ». Ainsi les « bons élèves » vont être orientés vers « les « meilleures filières » (celles qui donnent accès aux emplois les plus attractifs) […] alors que ceux qui ont plus de difficultés sont relégués dans les voies (et les métiers) dont personne ne veut (et où il y a de la place). »

D’autre part les vœux des élèves et de leurs familles ont un poids important, officiellement du moins, dans l’orientation, « or ces vœux sont très inégalement ambitieux et informés. »

Deux éléments conjugués qui qui disent autant de notre système éducatif que plus globalement de notre vision de la société.

Lire la suite de « L’orientation : clé de la réussite scolaire »

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Assemblée générale : un important moment de débat

Le Centre Henri Aigueperse est une association. Son assemblée générale est donc un temps important dans son fonctionnement démocratique.

Il s’agit de faire le bilan de l’année 2017, d’échanger sur les orientations et les évolutions en cours depuis l’assemblée générale extraordinaire du 13 mars dernier.

Mais le Centre est également un lieu de débat sur les questions éducatives. Une table-ronde avec les journalistes Judith Blanes (AEF) et Luc Cédelle (Le monde.fr), nous permettra d’évoquer la manière dont est diffusée et discutée la réflexion sur l’Éducation en France. (Un article sur le site fera suite à ce temps fort).

A l’occasion de cette réunion un nouveau conseil d’orientation constitué de syndicalistes, de personnes qualifiées et de chercheurs va être installé. Un lieu d’échanges de croisements, d’éclairages mutuels permettant d’élargir nos réflexions et nos productions.

Enfin, le premier numéro de la revue [R] sera présenté cet après-midi : article à retrouver demain sur notre site….

Lire ici le document de l’Assemblée générale  : AGO 2018

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[Quoi de 9 ?], les 9 infos du mois de septembre

Beaucoup de neuf en ce mois de rentrée ?

  • Un été (trop) chaud qui interroge l’engagement environnemental

  • Un bilan de l’UNICEF qui montre que des progrès dans la scolarisation des enfants sont encore à réaliser

  • Les paradoxes de notre École républicaine qui ne résorbe pas les inégalités

Mais aussi

  • Des héros ordinaires du syndicalisme mis à l’honneur

  • Un manga devenu film d’animation et qui aide à accepter ses différences et celles des autres

  • La pédagogie de l’argent pour apprendre à ne pas en être dépendant

Le tout (et d’autres choses) à retrouver dans [Quoi de 9 ?] et ses 9 infos de ce mois de septembre : quoi-de-neuf- 9 septembre 2018

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[Quoi de 9?]: les 9 infos « vacances » du mois d’août

Parce que mois d’août est souvent associé aux vacances, [Quoi de ?] s’est penché sur celles-ci et vous parle de :

  • ceux qui partent
  • ceux qui ne partent pas
  • ceux qui bronzent
  • ceux qui vont aux musées

mais aussi :

  • des animateurs
  • des congés payés
  • des colonies de vacances…

A lire durant les vacances, parmi les 9 infos de ce 9 août, dans [Quoi de ?] : quoi-de-neuf août 18

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[Quoi de 9?] : les 9 infos du mois de juillet

  • le « plan mercredi »
  • le « pass  culture »
  • le « Service national universel »

mais aussi :

  • Georges Lapierre à Troyes au congrès de la JPA
  • un G20 consacré à l’Éducation
  • 23 % d’ « illectronistes » ?

A retrouver parmi les 9 infos de ce 9 juillet, dans [Quoi de ?] : quoi-de-neuf juillet 2018

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Hommage à Georges LAPIERRE, fondateur de la JPA

« L’erreur humaine réside dans son impatience et dans la croyance à l’efficacité immédiate de tout effort. Le progrès humain n’est pas à la mesure d’une génération. Il est à l’échelle de l’Histoire. »

Georges Lapierre

Dans le cadre du Congrès national de la Jeunesse au Plein Air (JPA) dont il fut le fondateur, la ville de Troyes inaugure une rue Georges Lapierre, ce 27 juin.

Né dans l’Aube en 1886, instituteur, responsable national du SNI (syndicat national des instituteurs affilié à la CGT), résistant, déporté et mort à Dachau en février 1945, Georges Lapierre était un militant pédagogique.

Collaborateur de la Revue de l’enseignement primaire, il fonda, en 1923, une section pédagogique au sein de l’Association française pour l’avancement des sciences et en organisa les travaux au cours des congrès nationaux de 1923 à 1926. En juin 1926, il créa le Bureau pédagogique international.

Particulièrement sensible à l’idée de coopération internationale pour la paix, il fonda en septembre de la même année, avec Louis Dumas, la Fédération internationale des associations d’instituteurs et en 1934, il participa à la création du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes.

Il siégeait à la Commission de l’enseignement et de l’éducation ouvrière de la CGT. A ce titre, il fut le commissaire général (en parallèle avec l’exposition universelle de 1937) du congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire, qui rassembla, à Paris, salle de la Mutualité, quatre mille instituteurs de quarante-cinq pays.

Poursuivant son action dans le domaine para-scolaire et en rupture avec la Ligue française pour les auberges de jeunesse, présidée par Marc Sangnier, à qui il reprochait son manque de laïcité, George Lapierre fonda le 8 juin 1933 le Centre laïque des auberges de jeunesse, dont il fut le vice-président.

Dans cette même approche d’une éducation en dehors de l’école et complémentaire à l’enseignement scolaire, George Lapierre, après avoir approuvé la création des Centres d’entraînement aux méthodes de l’éducation active et de la Jeunesse au plein air (les Ceméa), organisa la Fédération nationale des œuvres laïques de vacances d’enfants et d’adolescents en 1938. Celle-ci devint « La jeunesse au plein air » (JPA) en 1947 et œuvre pour permettre le départ en vacances et en loisirs éducatifs du plus grand nombre d’enfants et de jeunes en aidant les plus défavorisés.

Sources : Notice de George Lapierre dans le Dictionnaire Le Maitron rédigée par Jacques Girault, Claude Pennetier et Guy Putfin

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La JPA : anniversaire et refondation

80 ans c’est l’âge de la Jeunesse au Plein Air (JPA) en congrès national à Troyes ces 26 et 27 juin.

Créée en associant les organisateurs de loisirs éducatifs associatifs, les organisations syndicales de l’éducation et des partenaires, la JPA a pour mission prioritaire d’aider les enfants à partir en séjours de vacances. Dans le cadre d’un partenariat avec « les chèques vacances », la JPA participe également à l’aide au départ en classe transplantée.

Les plus anciens se souviennent en tant qu’élèves, puis en tant qu’éducateurs de la vente des timbres et des vignettes de la JPA. Cette collecte qui constituait l’essentiel des ressources de la JPA, ne représente plus aujourd’hui qu’une part limitée, d’autant plus faible que la campagne elle-même coûte cher.

Les ressources actuelles sont essentiellement des fonds publics (74 % du budget) sous la forme de subventions régulièrement en baisse.

Une double interrogation financière et de missions se pose donc depuis plusieurs années quant à l’avenir de la JPA. Le chantier est donc ouvert.

Si le congrès n’en est pas l’aboutissement, il en est un élément important. En effet un projet d’orientation 2018-2023 y est travaillé et validé pour donner à la JPA une nouvelle ambition pour les 5 années à venir.

Ces grand axes de renouveau seront ensuite à mettre en œuvre, à partir de la création d’un fonds de dotation, de nouveaux partenariats à construire, de nouvelles formes de collectes.

L’objectif est unique : permettre le départ d’un maximum d’enfants et de jeunes en vacances et en loisirs éducatifs.

Retrouvez l’actualité de la JPA sur son compte facebook : https://www.facebook.com/jpa.asso.fr/

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Aujourd’hui, c’est philosophie

Michel T : Les philosophes, vous qu’est-ce que vous allez faire […]

Melvil : et bah euh en fait on va débattre sur ce que, sur le sujet que Matthéo va donner

Michel T : donc toi tu vas essayer de dire ton point de vue et Lou aussi voulait s’exprimer, donc tu vas donner ton point de vue tu vas dire ce que tu penses sur le sujet qu’on va traiter d’accord

Lou : Bah on va s’exprimer on va dire tout ce qu’on pense sur le sujet

Michel T : d’accord et pour que la discussion avance à votre avis qu’est-ce que c’est qu’il faut faire […]

Eloi : ben il faut dire si on est d’accord ou pas d’accord avec euh c’que une personne a dit

Michel T : oui

Eloi : et si on est pas d’accord bah on essaie de dire pourquoi1

Socrate discutait dans le Lysis avec des adolescents. Epicure, dans sa Lettre à Ménécée, affirme qu’ « il faut que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultive la philosophie. » Pour Montaigne, il fallait commencer la philosophie « à la nourrice ».

Aujourd’hui, évidemment, c’est aux élèves de terminale générale, qu’il est demandé de discuter des thèmes philosophiques comme « Quel besoin avons-nous de chercher la vérité ? » (en STHR) « Peut-on renoncer à la vérité ? » (en L), « Toute vérité est-elle définitive ? » (en ES), « Éprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ? » (en S), ou de commenter les textes de Mill (en S) , de Schppenhauer (en L) ou de Durkheim (en ES).

Mais si l’enseignement de la pensée philosophique est cantonné en fin de scolarité, la réflexion philosophique, elle, comme la valeur, n’est pas soumise à attendre le nombre des années. Elle se pratique avec succès dès l’école maternelle.

En 2015, Aline Boussaroque intitulait un projet pour la DSDEN 93 « Philosopher à l’école: quand nos élèves se font architectes. » car il y a une notion de construction dans le fait de faire de la philosophie. « Philosopher, c’est de tout temps fonder » rappelle Emmanuelle Auriac-Slusarczyk2, avant d’ajouter « la responsabilité de l’école républicaine est décisive en matière de développement de pensée. Pourquoi ? Parce que la philosophie déroule l’ascenseur du temps pour se prémunir de la censure des temps modernes. »

Lire la suite de « Aujourd’hui, c’est philosophie »

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La laïcité : « l’idéal de toutes les sociétés modernes »

La laïcité est « l’idéal de toutes les sociétés modernes » affirmait Aristide Briand.

Elle est, à n’en pas douter, une valeur essentielle pour sa société actuelle et pour l’avenir.

Alors que le 30 mai dernier, le ministre Blanquer a fait distribuer dans toutes les écoles un « vade-mecum » de la laïcité, le CNAL, comité national d’action laïque, organise aujourd’hui un colloque consacré à « la Laïcité et l’École ». Il donne la parole aux enseignants et révèle les résultats d’une enquête menée auprès de 650 d’entre eux.

Occasion de rappeler que cette défense historique de la laïcité ne se comprend bien que si elle est inscrite dans son évolution, dans ses lignes de fond comme dans ses ruptures. Qu’elle est un marqueur fort du syndicalisme enseignant et qu’elle demeure pour l’UNSA Éducation, comme elle le fut pour la FEN, une valeur essentielle et constitutive de l’action syndicale et éducative.

En mars 2010, le Centre Henri Aigueperse publié dans son Cahier n°50 un travail de Guy Georges « La bataille de la laïcité, 1944-2004. De la République « une et indivisible »  au communautarisme».

« Une contribution majeure à une histoire qui s’écrit encore sous nos yeux » précise la 4ème de couverture. Difficile de dire mieux en 2018. L’actualité mondiale, comme les vidéos mises en ligne par le CNAL sont là pour nous rappeler la pertinence d’une attention permanente à la défense et à la promotion de la laïcité. Relire les pages de Guy Georges peut également nous y aider. GuyGeorges

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[Quoi de 9 ?] : les 9 infos du mois de juin

Vous voulez savoir :

  • Comment mai 1968 s’est prolongé en juin ?
  • Pourquoi les neurosciences pourraient faire leur entrée dans la formation des enseignants ?
  • Ce que créoliser la culture veut dire ?
  • Les conditions de liens entre la Recherche et l’Éducation ?
  • Où en est Parcoursup ?

Lisez [Quoi de 9 ?]  et ses 9 infos du mois de juin :  quoi-de-neuf juin18.def