L’extrême droite au pouvoir : alerte sur les libertés syndicales

En Allemagne comme en France, l’extrême droite est à nouveau aux portes du pouvoir. En Allemagne, trois élections régionales à risque se tiennent dans les prochaines semaines. En France, l’élection présidentielle au printemps 2027 dictera l’actualité politique des mois à venir.

La fondation Jean Jaurès et la fondation Friedrich Ebert publient conjointement un rapport sur la façon dont l’extrême droite s’en prend aux syndicats une fois arrivée au pouvoir. En analysant les gouvernances de Trump aux États-Unis, Orban en Hongrie et Meloni en Italie, le document se pose quatre questions sur la pratique du syndicalisme dans ces pays. Quelles sont les restrictions du point de vue institutionnel ? Quelles sont les restrictions du point de vue financier? Quelles sont les restrictions du point de vue juridique ou judiciaire ? Quels sont les instruments de répression informelle?

Comme le rappelle fort justement l’introduction écrite par Jean Grosset et Adrienne Woltersdorf : « Affaiblir les organisations syndicales, c’est réduire les possibilités de défendre des salariés, contourner les négociations collectives et empêcher la conquête de nouveaux droits. C’est, pour le dire autrement, une attaque directe contre l’une de nos libertés fondamentales.»

Dans ces trois pays, un seul constat : « celui d’un recul sévère et global des droits et des libertés syndicales.» Voici quelques éléments marquants :

Donald Trump a privé par décret plus d’un million de fonctionnaires fédéraux de leurs droits à la négociation collective. Il s’agit de 84 % des agents fédéraux syndiqués.
En Hongrie, les modes de financement des syndicats ont été remis en cause. Ainsi privés de leur moyens, les syndicats se sont vu empêcher d’agir. En Italie, le droit de grève a été durci. Les actions collectives ont été pénalisées. Ce musellement des défenseurs des travail empêche une grande partie du travail syndical. Point commun, dans chaque pays, les restrictions se sont amplifiées au fil du temps. C’est à bas bruit que les syndicats sont restreints dans leur capacité d’action. Rédigé par des spécialistes du monde du travail et du syndicalisme dans ces pays, ce document apparaît comme un signal d’alarme pour la France où l’extrême droite apparaît comme la grande favorite de la prochaine élection présidentielle

Nous vous invitons à poursuivre la lecture du rapport: «Trump, Orban, Melon : quand l’extrême droite s’en prend aux syndicats »

NB : Le Centre Henri Aigueperse mène actuellement une étude dans le cadre de l’agence d’objectifs de l’IRES sur l’extrême droite et les personnels de l’éducation qui pourra compléter ce rapport de la FJJ et de la Fondation Ebert. Plus largement une journée d’étude sur le thème « syndicalisme et extrême droite » a lieu au CNAM le 24 septembre prochain https://rt18.hypotheses.org/2467


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