Publié dans Aujourd'hui, vu, lu pour vous

Diabète, surpoids, obésité : l’urgence d’éduquer à la santé et à l’alimentation

Le 13 novembre 2017 s’ouvraient, à l’Assemblée Nationale, les États Généraux du Diabète et des Diabétiques, avec ce slogan « 1 an pour évaluer et agir ensemble »

La synthèse des débats d’alors fait apparaître la place importante que devrait prendre la prévention et tout particulièrement aux enjeux de l’alimentation. Il y est ainsi affirmer que, «plutôt que de culpabiliser les diabétiques de type 2, mieux vaut prendre grand soin de l’alimentation et de l’activité physique dès le plus jeune âge, en milieu scolaire. C’est la meilleure manière de promouvoir l’éducation en santé, de battre en brèche les idées reçues et de dissiper le sentiment de honte qui envahit trop souvent le patient diabétique

Lire la suite de « Diabète, surpoids, obésité : l’urgence d’éduquer à la santé et à l’alimentation »

Publié dans vu, lu pour vous

Apprendre la démocratie ou la vivre ?

A l’heure où les populismes, voire les extrémismes gagnent du terrain et semblent même s’imposer politiquement ;

Alors que l’enquête du CNESCO montre qu’une partie de la jeunesse se sent éloignée de la politique, pour certains jeunes, même en incapacité de prendre part à des décisions collectives (lire ici notre article sur le rapport du CNESCO https://centrehenriaigueperse.com/2018/09/20/education-a-la-citoyennete-encore-beaucoup-a-faire/ ) :

La question de l’apprentissage de la démocratie se pose.

La revue « Questions d’éduc. » s’en empare dans son dernier numéro intitulé « Sait-on éduquer à la démocratie ? »

Lire la suite de « Apprendre la démocratie ou la vivre ? »

Publié dans Formation, Recherches, vu, lu pour vous

Toujours trop d’inégalités sociales et territoriales

Cette semaine est marquée par la publication de plusieurs études qui confirment le fait que le système scolaire français est largement inégalitaire.

L’équité sociale ne progresse pas en France

Un nouveau volume d’étude de l’enquête PISA 2015 « Regard sur l’éducation » place la France au deuxième rang des pays de l’OCDE, juste derrière le Japon pour les écarts de résultats entre les enfants issus des classes favorisés et ceux des familles défavorisées.

L’information n’est certes pas nouvelle. Elle est même générale. Partout dans le monde, « les enfants issus d’un milieu défavorisé sont d’autre part moins susceptibles de faire des études poussées. Au second cycle du secondaire, ceux dont les parents n’ont pas suivi d’études supérieures tendront à privilégier les cursus de l’enseignement professionnel à ceux de l’enseignement général, et la probabilité d’un abandon en cours de route est chez eux relativement élevée. Leur présence dans l’enseignement supérieur s’en ressent logiquement : la part de nouveaux étudiants qui n’ont pas un parent ayant lui-même atteint ce niveau d’instruction est faible. »

Mais si cette inégalité est généralisée, les écarts sont différemment importants selon les pays et donc les systèmes éducatifs. La moyenne pour les pays de l’OCDE en science par exemple correspond à 3 années d’école. En France, il est de 4 années d’école.

Si cette variation de la performance en sciences est caractérisée par les différences sociales pour 13% en moyenne dans les pays de l’OCDE, elles atteignent environ 20% en France alors qu’elles ne comptent que pour 8% en Norvège ou en Estonie (pays qui sont au-dessus de la moyenne des évaluations PISA).

Alors que plusieurs pays ont fait progresser de manière significative l’équité sociale dans les performances en sciences comme l’Allemagne et les États-Unis, faisant ainsi remonter légèrement la moyenne des pays de l’OCDE, la France stagne entre 2006 et 2015. Globalement ce ne sont que en France que 9% des enfants défavorisés qui parviennent « à briser ce plafond de verre social : contre 11% en moyenne dans l’Ocde (14% en Finlande). »

Les inégalités sont aussi territoriales

Alors même que PISA publie ce complément d’analyse, le CNESCO diffuse deux études (l’une consacrée à l’Ile de France et l’autre à l’ensemble du territoire national) qui mettent en évidence que « dans des contextes socio-spatiaux et démographiques inégaux, l’Éducation nationale et les collectivités territoriales déploient des ressources (humaines, budgétaires, offres de formation…) qui s’avèrent très variables selon les territoires. Ces inégalités fortes de ressources éducatives se développent aux côtés de disparités importantes dans l’orientation et la réussite scolaire. »

Lire la suite de « Toujours trop d’inégalités sociales et territoriales »

Publié dans vu, lu pour vous

Penser la Francophonie comme une ambition d’avenir

Il est trop tôt pour dire ce que le XVIIème sommet de la Francophonie, réuni à Erevan en Arménie les 11 et 12 octobre dernier a apporté. Trop tôt aussi pour condamner à priori et avant même qu’elle n’ait pu agir la nouvelle secrétaire générale de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), la rwandaise Louise Mushikiwabo.

Deux éléments essentiels interrogent la Francophonie. L’un est culturel et linguistique. L’autre est politique. Tous deux se rejoignent dans le thème qui avait été choisi pour ce sommet de la Francophonie « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».

Or, pour ces deux dimensions, il n’est pas trop tôt. Au contraire, il y a urgence à agir.

Lire la suite de « Penser la Francophonie comme une ambition d’avenir »

Publié dans Formation, vu, lu pour vous

Des enseignants formés, reconnus et experts dans les systèmes éducatifs en tête des évaluations PISA

Beaucoup a été dit sur les résultats des évaluations PISA et en particulier sur les modes d’apprentissage mis en œuvre pour les élèves dans les pays qui ont les meilleurs résultats. Ainsi, l’apprentissage du travail coopératif, le développement de la confiance en soi, le recours à des évaluations positives, la résolution d’enquêtes, le droit de se tromper et d’apprendre de ses erreurs… sont autant d’éléments qui favorisent la réussite des élèves.

Une autre approche est de se servir des résultats pour analyser les modes de recrutement, les formations, le développement professionnel des enseignants. La Chaire Franco-Chinoise sur les politiques d’éducation en Europe (CFCPE) vient de publier plusieurs articles dans ce sens (https://www.cfcpe-edu.org/les-pays-au-sommet-des-resultats-pisa-des-enseignants-experts-en-recherche-et-pedagogues )

Lire la suite de « Des enseignants formés, reconnus et experts dans les systèmes éducatifs en tête des évaluations PISA »

Publié dans Formation, vu, lu pour vous

L’Éducation populaire : une exigence du 21ème siècle, pour le CESE

« Dans une société bouleversée par le renforcement des inégalités, des mutations comme la mondialisation, l’irruption des technologies de l’information, les bouleversements climatiques et les menaces sur la biodiversité, etc… »

« Face aux défis des politiques publiques, du modèle économique mais aussi de la gouvernance, de la formation, de la concurrence par d’autres actrices et acteurs, de l’évolution des attentes des populations, de l’engagement citoyen, etc… »

L’Éducation populaire avec « les moyens et les outils dont elle dispose » peut elle apporter des réponses « visant à favoriser la cohésion sociale et la citoyenneté » ?

C’est cette interrogation que le bureau du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a décidé de confier à la section de l’Éducation, de la culture et de la communication, la préparation d’un rapport et avis sur ce sujet qui sera présenté en assemblée plénière au deuxième trimestre 2019.

Lire la suite de « L’Éducation populaire : une exigence du 21ème siècle, pour le CESE »

Publié dans Aujourd'hui, Formation, vu, lu pour vous

Mieux évaluer l’École

Dans un rapport rendu public jeudi 27 septembre, le Comité de contrôle et d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale propose un renforcement et une mise en cohérence de l’évaluation du système scolaire dans ses trois dimensions : les élèves, les personnels, les établissements.

Lire la suite de « Mieux évaluer l’École »

Publié dans Formation, Recherches, vu, lu pour vous

Erasmus + ou les diversités de l' »aventure  » européenne

Une « aventure », un « voyage »… si les étudiants qui ont bénéficié du programme de mobilité Erasmus emploient volontiers ces termes ils sont pourtant « loin de ressembler tous aux personnages bohèmes dépeints par écrivains ou cinéastes », met en garde Magali Ballatore, Maîtresse de Conférences en sociologie, chercheuse au Laboratoire méditerranéen de sociologie, à l’université d’Aix-Marseille dans The Conversation du 23 août 2018 (à retrouver dans Universités et territoires de septembre 2018 http://www.universites-territoires.fr/wp-content/uploads/2018/09/UT125.pdf.) En effet la chercheuse constate que « souvent évoqué comme raison principale pour partir à l’étranger, l’apprentissage d’une langue étrangère est en général vécu comme un moyen d’augmenter ses chances d’accès aux filières sélectives ou de mieux s’insérer sur un marché du travail qualifié très compétitif, en raison de la massification scolaire. » Ainsi, selon elle « pour un grand nombre d’étudiants, le désir de mobilité est souvent directement lié à la construction de projets académiques ou professionnels ambitieux, et quelquefois bien arrêtés. »

Le constat conduit donc de considérer que derrière un « désir de réussite scolaire et/ou professionnelle, il existe différentes manières de vivre l’expérience Erasmus. » Ce que la chercheuse a identifier une typologie liée en grande partie aux « ré-investissements » espérés des compétences acquises, aux aspirations professionnelles, mais aussi « aux situations socio-économiques dans lesquelles se trouvent les étudiants Erasmus avant leur séjour. »

Lire la suite de « Erasmus + ou les diversités de l’ »aventure  » européenne »

Publié dans Histoire sociale, vu, lu pour vous

Présenter l’autre ?

Il, elle est l’autre, l’étrangère, l’étranger, la différente, le différent.

Longtemps lointain, il ou elle a été mal connu.e. Par les adultes qui ont cherché à le ou la découvrir. Par les enfants à qui les adultes ont cherché à la ou le présenter.

C’est au travers des livres, de la presse, des jeux et des jouets, mais aussi des manuels scolaires que la figure de l’autre est parvenu aux enfants, invités à devenir explorateurs.

Ainsi du mage Balthazar au figurines Playmobil, en passant par les affiches publicitaires et les récits de « Robinson Crusoé » ou de « Paul et Virginie », s’est imposé un univers d’aventure, d’exotisme, de découverte, d’imaginaire.

Pour le meilleur, mais aussi -bien trop souvent- pour le pire. En effet, par méconnaissance d’abord, puis par clichés et lieux communs, dire l’autre fut souvent la ou le caricaturer, la ou  le rabaisser, l’enfermer dans des poncifs aux relents racistes.

Il faudra attendre le film de Robert Flaherty en 1922 pour qu’enfin un changement s’amorce et que « Nanouk l’esquimau » puisse se raconter lui-même.

Réfléchir à la manière dont on présente l’autre. Aux images et aux mots qui nous servent à parler d’elle, de lui. A l’influence de nos lectures et de nos jeux d’enfance sur notre inconscient… tel est le but de l’exposition « Le magasin des petits explorateurs » présenté jusqu’au 7 octobre au Musée du Quai Branly et disponible dans le riche catalogue de l’exposition de 368 pages.

Alors que les discours de rejet de l’autre se multiplient et que les propos racistes tendent à se banaliser, cette réflexion est la bienvenue. Elle nous rappelle à notre responsabilité d’éducatrices et d’éducateurs et plus largement à la manière dont nous sommes attentives et attentifs à la construction d’une société capable de reconnaître l’autre comme égal.e à nous quelque soit son mode de vie, son éloignement, la couleur de sa peau… Egal.e aux delà de nos différences.

Retrouver plus d’informations sur l’exposition ici : http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/le-magasin-des-petits-explorateurs-37728/

Publié dans Recherches, vu, lu pour vous

Éducation à la citoyenneté : encore beaucoup à faire

Que sait-on de l’éducation à la citoyenneté, un des piliers de notre système éducatif ? En fait pas grand-chose constate le CNESCO qui a décidé de mener un dispositif d’investigation scientifique ambitieux, d’ampleur nationale sur ce sujet sensible des attitudes et engagements civiques des élèves au travers d’une enquête statistique menée auprès de 16 000 collégiens et lycéens répartis sur l’ensemble du territoire national : https://www.cnesco.fr/fr/engagements-citoyens/

Les résultats ainsi mis en évidence quant à la réalité des attitudes, représentations et engagements civiques des élèves ne peuvent pas être imputés exclusivement à l’école. Mais comme le précise Nathalie Mons, présidente du CNESCO, « plus que pour les autres évaluations scolaires en français ou en mathématiques, la famille, les médias, les pairs, façonnent aussi ces attitudes et engagements civiques. Mais l’école, premier lieu de socialisation, ne peut s’exonérer de toute responsabilité et porte une mission centrale d’éducation à la citoyenneté des jeunes. »

Lire la suite de « Éducation à la citoyenneté : encore beaucoup à faire »