Publié dans Recherches

Parier sur « l’humain » pour sortir les jeunes de l’invisibilité

Trop de jeunes entre 15 et 29 ans rencontrent de nombreux obstacles à leur insertion dans la vie d’adulte. Les chiffres montrent qu’ils sont trois sur dix sont en situation précaire, qu’un jeune actif sur cinq est au chômage, qu’un sur vingt est en invisibilité totale, c’est à dire qu’ils ne sont ni en éducation, ni en formation, ni en emploi, ni en accompagnement.

« Les jeunes « invisibles » : ni en éducation, ni en formation, ni en emploi et ni en accompagnement en France et en Europe » (Rapport de recherche Claire Bernot-Caboche VFc2) le travail conduit par Claire Bernot-Caboche -pour la Centre Henri Aigueperse et soutenu par le financement de l’IRES- s’appuie sur une description de cette génération et un focus sur les jeunes en déshérence. Ils permettent d’affirmer, d’une manière générale, que les jeunes sont confrontés à un déficit de confiance, qu’ils ont du mal à trouver leur place dans la société, et qu’une partie non négligeable d’entre eux est entrée en invisibilité.

Or ceux-ci sont majoritairement (neuf sur dix) pas issus des seules Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et deux sur cinq appartiennent à un milieu plutôt socialement favorisé. Ce qui change radicalement l’image des exclus faisant jusqu’à présent l’objet des « Politiques de la ville ». L’analyse des politiques régionales montre également combien elles ont une influence sur les résultats statistiques de l’invisibilité.

La recherche met en évidence un paradoxe. Les outils et les structures qui travaillent auprès des jeunes sont multiples. Pour autant l’offre présentent de nombreuses failles. En effet, il s’agit davantage d’un l’empilement, sans réelle coordination ni cohérence, souvent sous-dimensionné et donc conduisant à l’inefficacité.

Si la jeunesse est devenue est véritable sujet de complication pour les décideurs publics, malgré leurs bonnes intentions, Claire Bernot-Caboche constate que les politiques de jeunesse sont essentiellement concentrées sur le court terme de la réparation sociale et de l’insertion dans l’emploi. Elle invite à penser au long terme, obligeant à envisager un changement de paradigme politique. Et revendique de « jouer la carte de « l’humain », en équilibrant les moyens d’assistance pour sortir de l’aide à la survie, les moyens d’insertion pour donner à chacun(e) une place dans la société, et enfin les moyens politiques pour réinscrire les jeunes dans une citoyenneté active. Notre recherche a pour objectif d’ouvrir des pistes de solutions. »

Lire ici la présentation synthétique de l’étude : Note de synthèse du rapport de recherche Claire Bernot-Caboche VFc2

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