Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

Hommage à Georges LAPIERRE, fondateur de la JPA

« L’erreur humaine réside dans son impatience et dans la croyance à l’efficacité immédiate de tout effort. Le progrès humain n’est pas à la mesure d’une génération. Il est à l’échelle de l’Histoire. »

Georges Lapierre

Dans le cadre du Congrès national de la Jeunesse au Plein Air (JPA) dont il fut le fondateur, la ville de Troyes inaugure une rue Georges Lapierre, ce 27 juin.

Né dans l’Aube en 1886, instituteur, responsable national du SNI (syndicat national des instituteurs affilié à la CGT), résistant, déporté et mort à Dachau en février 1945, Georges Lapierre était un militant pédagogique.

Collaborateur de la Revue de l’enseignement primaire, il fonda, en 1923, une section pédagogique au sein de l’Association française pour l’avancement des sciences et en organisa les travaux au cours des congrès nationaux de 1923 à 1926. En juin 1926, il créa le Bureau pédagogique international.

Particulièrement sensible à l’idée de coopération internationale pour la paix, il fonda en septembre de la même année, avec Louis Dumas, la Fédération internationale des associations d’instituteurs et en 1934, il participa à la création du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes.

Il siégeait à la Commission de l’enseignement et de l’éducation ouvrière de la CGT. A ce titre, il fut le commissaire général (en parallèle avec l’exposition universelle de 1937) du congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire, qui rassembla, à Paris, salle de la Mutualité, quatre mille instituteurs de quarante-cinq pays.

Poursuivant son action dans le domaine para-scolaire et en rupture avec la Ligue française pour les auberges de jeunesse, présidée par Marc Sangnier, à qui il reprochait son manque de laïcité, George Lapierre fonda le 8 juin 1933 le Centre laïque des auberges de jeunesse, dont il fut le vice-président.

Dans cette même approche d’une éducation en dehors de l’école et complémentaire à l’enseignement scolaire, George Lapierre, après avoir approuvé la création des Centres d’entraînement aux méthodes de l’éducation active et de la Jeunesse au plein air (les Ceméa), organisa la Fédération nationale des œuvres laïques de vacances d’enfants et d’adolescents en 1938. Celle-ci devint « La jeunesse au plein air » (JPA) en 1947 et œuvre pour permettre le départ en vacances et en loisirs éducatifs du plus grand nombre d’enfants et de jeunes en aidant les plus défavorisés.

Sources : Notice de George Lapierre dans le Dictionnaire Le Maitron rédigée par Jacques Girault, Claude Pennetier et Guy Putfin

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