Publié dans Formation, Recherches

Mieux accompagner l’apprentissage des langues vivantes

1. Travailler sur l’oral de manière progressive, de la maternelle jusqu’au lycée

2. Guider les élèves vers l’autonomie, en s’appuyant notamment sur les outils numériques

3. Créer des ponts entre les différentes langues et cultures

4. Évaluation : reconnaître un « droit à l’erreur » et mieux cibler les compétences réelles des élèves

5. Proposer des cours de langues d’une durée plus courte mais plus régulièrement

6. Amplifier, sur le temps scolaire, l’exposition aux langues étrangères

7. Favoriser la mobilité internationale de tous les élèves et des enseignants

8. Redonner une place à l’enseignement explicite des langues

9. Construire un « programme lexical » national

10. Repenser le recrutement et la formation des enseignants en langues

Telles sont les 10 recommandations du jury de la conférence de consensus sur l’apprentissage des langues vivantes conduite par le CNESCO et l’Ifé les 13 et 14 mars dernier.

Le détails des mesures et du travail du jury est à retrouver ici : http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2019/04/190411_RecommandationsLVE.pdf

Il s’appuie sur de nombreuses études qui amène à un constat riche.

Le premier élément à prendre en compte est le fait que c’est essentiellement à l’oral que les élèves français ont de sérieuses difficultés. Ainsi, « les trois quarts des élèves de 3e ont du mal à se faire comprendre et produire une langue globalement correcte. » Globalement, les résultats des élèves français sont très nettement inférieurs à ceux de leurs camarades européens et l’origine sociale des élèves créent des écarts importants entre eux.

Si les pratiques enseignantes en langue vivante ont davantage évoluées que dans d’autres matières, la formation continue nécessaire n’a pas toujours été au rendez-vous, ce qui peut expliquer qu’une « mise en œuvre parfois lacunaire a pu éloigner les élèves d’une réflexion explicite sur l’étude de la langue (grammaire, lexique…) »

L’offre d’un enseignement des langues vivantes est un marqueurs de disparités voire d’inégalités, tant territoriales (Par exemple « les académies frontalières de l’Espagne et de l’Allemagne sont celles qui présentent le plus de collèges sans choix de langues étrangères ») que sociales puisque « le choix des langues apparait comme un marqueur social permettant de se démarquer. Cela se retrouve à travers les langues les plus étudiées (une LV1 autre que l’anglais) et encore plus fortement dans les langues moins enseignées (chinois ou russe pour les plus favorisés, portugais ou arabe littéral pour les plus défavorisés). »

Enfin, il faut constater si la France a pris beaucoup de retard dans l’enseignement des langues étrangères, celui-ci est « désormais rattrapé », la France faisant dorénavant partie « des pays ayant le plus d’heures d’enseignement des langues (LV1 et LV2) durant la scolarité obligatoire. » et, « contrairement à la moitié des pays européens », n’imposant pas l’anglais comme langue obligatoire.

Le dossier complet est à découvrir sur le site du CNESCO : http://www.cnesco.fr/fr/langues-vivantes/ . Aucun doute que le ministre Blanquer, revendiquant de s’appuyer sur des données scientifiques, aura à cœur de s’inspirer des résultats et des mesures proposées dans cet important travail pour donner les moyens à tous les élèves de réussir l’apprentissage des langues vivantes.

 

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