Publié dans Recherches, vu, lu pour vous

La violence dans les établissements scolaires : une réalité à nuancer

Y a-t-il de plus en plus de violence dans les établissements scolaires ? Quelques événements dramatiques et médiatisés tendent à l’affirmer.

La réalité est plus nuancée. L’enquête annuelle SIVIS permet de mieux l’appréhender en s’appuyant sur les déclarations (par les chefs d’établissements) des accidents graves survenus au cours de l’année scolaire.

Tout d’abord, il faut le dire avec force, en 2018-2019, un établissement sur 3 n’a déclaré aucun incident grave. C’est même le cas pour 39 % des lycées généraux et technologiques. Chiffre qui monte à 52 % si l’on considère les établissements dit « favorisés ».

A l’inverse, la concentration de 10 incidents graves et plus, se fait dans 1 établissement sur 5. C’est le cas pour 33 % des établissements considérés comme « socialement défavorisés ». Et ce sont pour 68,8 % des cas, dans les collèges qu’ont lieux ces incidents graves.

Ainsi donc, comparé à l’année scolaire 2017-2018, le taux d’incident grave est en hausse, passant de 10, 4 pour milles élèves à 12,2, avec une forte augmentation en lycées professionnels ( + 6,1 points) et en collège (+ 2,2 points).

infographie_sivis_2019_1203201

Ces actes graves sont pour l’essentiel des violences verbales pour 42 % (+ 4 points) et des violences physiques pour 30 % (- 2 points). Ces fait sont majoritairement commis par des élèves (91%).

Les auteurs en sont principalement des garçons (81%) et leur victimes également dans 7 cas sur 10. Lorsque les filles sont victimes, dans un cas sur deux le motif de la violence est sexiste.

Comme pour les garçons, les incidents que commettent les filles le sont avant tout envers d’autres filles (70 % des cas environ). Cette violence entre filles se manifeste plus fréquemment à l’extérieur de l’établissement (28 % contre 20 % des incidents des filles envers les garçons). De plus, dans 34 % des cas (contre 16 % en moyenne), elle s’inscrit plus souvent dans le cadre d’un harcèlement.

Les violences commises par les filles envers des garçons sont nettement moins fréquentes (2 % de l’ensemble des incidents), mais 16 % (contre 5 % de la moyenne des incidents graves) le sont pour des motifs homophobes, racistes, xénophobes ou antisémites.

Si la majorité des actes graves se produisent entre élèves du même âge, il est toutefois à noter qu’un incident grave sur quatre est commis à l’encontre d’un élève plus jeune alors que seulement 10 % sont commis contre des élèves plus âgés.

Enfin, nouveauté de l’enquête de cette année, 1 % de ces incidents graves correspondent à des atteintes à la laïcité.

La totalité des résultats de l’étude est à retrouver ici :

https://www.education.gouv.fr/cid96624/resultats-de-l-enquete-sivis-2018-2019.html

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