(Ré)habiter ensemble l’École

« Les acteurs de la communauté éducative [sont] mobilisés pour habiter à nouveau l’École » écrivaient fin avril dernier la JPA et l’ANDEV constatant que si la place des enseignants est essentielle dans la démarche de déconfinement progressif, « celle des agents des collectivités locales ne l’est pas moins, de même que celles des intervenants associatifs, animateurs des temps périscolaires, étroitement complémentaires des temps scolaires ». Ce message invite à reconnaître et s’appuyer sur leur expertise professionnelle dont tous les personnels éducatifs ont fait la démonstration durant cette période inédite de la pandémie. Le texte ajoute que « les parents doivent bien évidemment être également acteurs » de cette nouvelle approche éducative.

Illustration concrète de cette ambition à trouver de nouvelles formes pour habiter à nouveau l’Ecole, le témoignage de Karine Vittaz, proviseure du lycée français Prins Henrik de Copenhague interrogée par les Cahiers pédagogiques, est édifiant.

Elle explique la réouverture du lycée (à partir du 15 avril dernier) et la reprise des cours en demi-groupes : « les effectifs étant limités à douze élèves par division, les classes ont été partagées en deux : une moitié prise en charge par un enseignant, l’autre par un animateur, et inversement le lendemain. Les animateurs sont ceux qui interviennent habituellement sur les temps périscolaires, et nous en avons recruté d’autres pour la circonstance ».

Après un mois, elle constate que si quelques ajustements ont été nécessaires et si « la charge de travail a été et reste très importante […] cette nouvelle organisation a créé de la solidarité et de nouveaux liens entre les adultes, notamment entre les enseignants et les animateurs (appelés « pédagogues » au Danemark !). Alors que les cycles sont d’habitude plutôt cloisonnés, les professeurs d’EPS ont proposé leur aide, lorsqu’ils n’avaient pas cours, et pris des groupes d’élèves du primaire en charge à la journée ; idem pour les personnels de vie scolaire du secondaire. Ce qui en ressort, c’est quelque chose de positif : dans une cité scolaire allant de la petite section à la terminale, entraide, solidarité, coopération ont pris le dessus ».

Elle en conclue « qu’avec beaucoup de dialogue […], le déconfinement, c’est possible ! », montrant ainsi que lorsque tous les acteurs, enseignant.e.s, animatrices et animateurs, personnels éducatifs, parents et élèves, sont impliqués, il est possible d’inventer de nouvelles façons de (ré)habiter ensemble l’École. Une manière de construire une coéducation si nécessaire.

Entretien à retrouver sur le site des cahiers pédagogiques : https://www.cahiers-pedagogiques.com/Entraide-solidarite-cooperation-ont-pris-le-dessus

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