Dépasser l’Anthropocène pour vivre en Symbiocène

Ere de l’histoire de la Terre basée sur la symbiose, succédant à l’Anthropocène. Au Symbiocène, l’empreinte des humains sur la Terre sera réduite au minimum. Toutes les activités humaines seront intégrées dans les systèmes vitaux et ne laisseront pas de trace.

C’est ainsi que le philosophe du vivant australien Glenn Albrecht définit dans son ouvrage “Les Émotions de la Terre“ cette nouvelle ère qu’il appelle de ses vœux et nomme Symbiocène. Concept que reprend l’Ifé dans « Eduveille » du 28 septembre intitulé : «Biodiversité, nature : apprendre à vivre en symbiocène ? ».

Néologisme construit à partir d’anthopos (l’être humain) et de kainos (nouveau), si le terme Antropocène n’est pas officiellement reconnu ni ajouté à l’échelle des temps géologiques, il est de plus en plus utilisé pour définir une période durant laquelle les conséquences de l’activité humaine ont des effets prédominants sur le système terrestre, affectant à la fois l’environnement et sa nature biologique. « La face entière de la Terre porte aujourd’hui l’empreinte de la puissance de l’homme » écrit Buffon en 1778. La chose n’est donc pas nouvelle, mais elle a pris au cours des 50 dernières années une dimension renforcée et inquiétante avec le réchauffement climatique, les impacts sur la biodiversité, les risques écologiques.

Sortir de ce cycle infernal de la domination et de la prédation humaine sur les vivants ne peut se faire du jour au lendemain. Il passe d’abord par une prise de conscience des dysfonctionnements, des dégâts, de l’urgence. Il passe ensuite par une transformation des comportements. Pour Glenn Albrecht, il s’agit également de renouer avec une démarche reconnectée, réconciliée avec les vivants, comme ce fut le cas de nos lointains ancêtres vivant -sans le savoir – en symbiocène.

Si elle est compliquée et risque de prendre du temps, cette transition indispensable est déjà en court au travers de beaucoup de petites actions de prise de conscience, d’actes écologiques, de reconnexion avec le vivant, de recherche de plus de sobriété…

Qu’il s’agisse d’une évolution ou d’une transformation en profondeur, nulle doute que les changements de mentalité, de modes de réflexion, de comportement se construisent et que donc l’Éducation prend une part importante dans leur élaboration. Le dossier « Veille et analyse » de l’Ifé de septembre consacré à « apprendre en Anthropocène, éduquer à la biodiversité » fait le point sur les débats, les enjeux, la diversité des approches, et mets en évidence les leviers possibles d’une éducation amenant à vivre peu à peu davantage en symbiocène.

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pour aller plus loin :

http://veille-et-analyses.ens-lyon.fr/DA-Veille/HS-septembre-2022.pdf

Glenn Albrecht, Les émotions de la Terre. Des nouveaux mots pour un nouveau monde, Les liens qui libèrent, février 2020.

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