Publié dans Aujourd'hui, Histoire sociale

Pour préparer « les jours heureux » : la création du Conseil National de la Résistance

Le 27 mai 1943, il y a aujourd’hui tout juste soixante-quinze ans, une vingtaine d’hommes se retrouvent au premier étage du 48, rue du Four, dans le 6e arrondissement parisien.

Ils représentent les principaux mouvements de résistance (Combat, Libération, Organisation civile et militaire…), deux syndicats (CFTC et CGT) et les partis politiques d’avant-guerre (SFIO, PCF, Fédération républicaine…).

La réunion est conduite par Jean Moulin.

Ils créent le « Conseil national de la résistance » (CNR) dont le but, en regroupant tous ceux qui agissent dans la résistance, est de gagner la guerre contre l’occupant et de reconstruire la France.

Le CNR adopte une charte sur le rétablissement du « gouvernement de la France » sous la présidence du général de Gaulle. Il se prononce aussi en faveur d’un accord entre le général de Gaulle et le général Giraud. Il rappelle aussi les objectifs de la France combattante :

« 1) Faire la guerre ;

2) Rendre la parole au peuple français ;

3) Rétablir les libertés républicaines dans un État où la justice sociale ne sera point exclue et qui aura le sens de la grandeur ;

4) Travailler avec les Alliés à l’établissement d’une collaboration internationale réelle, sur le plan économique et spirituel, dans un monde où la France aura retrouvé son prestige ».

En mars 1944, le programme du Conseil national de la Résistance, intitulé avec un bel optimisme « les jours heureux », propose le rétablissement de la démocratie, du suffrage universel, de la liberté de la presse ; « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie » ; « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État », la hausse des salaires, le rétablissement d’un syndicalisme indépendant.

Le CNR sera à l’origine des principales mesures prises dès la Libération pour redresser la France. Il initiera ainsi une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXème siècle, jusqu’à aujourd’hui.

Souvenons-nous en !

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