Publié dans Formation, Recherches

50 ans de réforme dans l’enseignement supérieur

En 2018, 79 % d’une génération sont bacheliers. Ils étaient 20 % en 1968 (28 % en 1984, 63 % en 1995, 63 % en 2007).

Au début des années 1960, il y 310 000 inscrits dans l’enseignement supérieur dont 215 000 à l’université. Les prévisions pour 2020 annoncent de 2 766 000 inscrits dans l’enseignement supérieur dont 1 619 000 à l’université.

Ces seuls chiffres suffisent à dire la massification de l’enseignement supérieur en 50 ans, son accélération ces dix dernières années et donc la nécessité pour les structures du supérieur dont les universités de s’adapter, voire de se réformer.

Or c’est justement ce qu’elles ne cessent de faire.

Le dernier Edubref de l’IFé (octobre 2018) revient ainsi sur « 1968-2018 : 50 de réforme à l’université » et nous invite à suivre les différentes étapes de ces transformations : https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/464/files/2018/10/Edubref-octobre-2018.pdf

De la loi Faure (1968) fondée sur des principes d’autonomie, de participation et de pluridisciplinarité qui apporte des réponses aux mouvements étudiants de mai 1968, à la Loi Vidal dite d’orientation et réussite des étudiants (ORE) s’appuyant sur Parcoursup qui instaure l’admission sous condition et le «contrat pédagogique pour la réussite étudiante», en effet, les réformes de l’enseignement supérieur sont nombreuses.

Ainsi en 1984, la loi Savary sur le supérieur diffère peu de la loi Faure, à « une gouvernance plus autonome et plus démocratique, des formations moins cloisonnées et plus ouvertes sur l’emploi », elle associe l’ambition de « moderniser l’enseignement supérieur d’une part en rapprochant les universités et les écoles, d’autre part en actualisant le statut d’enseignant-chercheur. »

En 1989, un nouveau dialogue entre l’État et les établissements d’enseignement supérieur (EES) est instauré par la contractualisation

Issue du processus européen de Bologne, la réforme dite du « LMD » en France (2002-2006) influe tant administrativement que pédagogiquement. L’adoption de la structure en trois cycles et des ECTS, conduit à une normalisation de l’offre des formations dans sa forme et, parallèlement, à une diversification de son contenu.

En 2007, la loi dite LRU (Libertés et responsabilités des universités) dite « Loi Pacresse » se concentre sur la gestion et le pilotage des universités, poursuivant « un processus d’autonomisation qu’elle n’a pas engagée. » Le CA, « réduit à un maximum de 30 membres et composé de plus d’extérieurs », voit ses pouvoirs augmentés, tout comme ceux du président. « Orientation et insertion professionnelle sont officiellement inscrites dans les missions » afin davantage « de mesurer l’efficacité des EES que d’encourager le projet professionnel des étudiants »

En 2013, La loi Fioraso dite ESR « ne remet pas en cause le principe d’autonomie des EES », mais impose à chaque EES de participer à une COMUE, de s’associer ou de fusionner avec un ou plusieurs autres EPSCP. Les EES qui délivrent les diplômes nationaux sont dorénavant accrédités pour cinq ans par l’État, garant de la cohérence de l’offre de formation et l’adoption de nomenclatures simplifiées.

Ce sont ainsi pas moins de 7 réformes d’importance qui en cinquante ans tendent à transformer l’enseignement supérieur avec, là aussi, une accélération ces dernières années (4 réformes depuis 2002). Le document de l’Ifé invite à les redécouvrir afin d’en comprendre les successions, les ruptures et surtout les continuités.

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