Publié dans Aujourd'hui, Formation

Lutter contre toutes les formes de harcèlement, pas uniquement le premier jeudi de novembre

Toute forme de harcèlement qu’il soit produit par la violence ordinaire ou porté par les réseaux sociaux est inacceptable. Il n’a nullement sa place dans les lieux d’éducation. En parler et le combattre est donc indispensable. Et tel est l’objet d’une journée comme celle de mobilisation nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement entre élèves, qui se déroule dorénavant, depuis 4 ans, le premier jeudi du mois de novembre.

Car une journée ne peut être qu’une mise en lumière, un rappel, une invitation à conduire un travail éducatif de prévention et d’accompagnement tout au long de l’année.

Les chiffres sont plutôt encourageants.

Une enquête nationale du ministère de l’Éducation nationale parue en décembre 2017, estime que « le nombre de collégiens déclarant être victimes de plusieurs formes de harcèlement est en légère baisse : 5,6 % en 2017 contre 6,1 % en 2011. » Pour l’enquête internationale HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), menée tous les quatre ans dans 42 pays auprès de collégiens, le harcèlement scolaire a diminué en France de 15 % au collège entre 2010 et 2014. La baisse atteint même 33 % en sixième. L’enquête Pisa de 2015 fait apparaître la France comme faisant partie des pays ayant le plus faible taux de harcèlement.

Il s’agit pour autant de ne pas relâcher la vigilance.

En effet, le harcèlement est toujours un traumatisme. Chaque enfant victime doit pouvoir dire, être entendu, écouté, aidé, accompagné.

Les harceleurs aussi doivent être accompagnés, mis devant leur responsabilité, mais aidé pour sortir de la spirale de la violence.

Les campagnes, les journées de sensibilisation, les clips, affiches et autres documents sont essentiels pour rappeler sans cesse qu’il faut sortir du silence pour pouvoir agir.

Les 310 référents « harcèlement » répartis sur tout le territoire chargés de sensibiliser, d’accompagner et de former, les numéros gratuits d’appel (le 3020 : un numéro d’écoute et de prise en charge au service des familles et des victimes et le 0800 200 000, Net Écoute pour agir contre le cyberharcèlement et les cyberviolences) sont des ressources indispensables.

Mais au-delà, il faut rappeler que c’est la question du climat scolaire qui est interrogée au travers de la question du harcèlement. Qu’elle ne peut avoir comme seule réponse des mesures sécuritaires ou répressives. Que l’École, comme les autres lieux d’Éducation, se doit de construire des réponses éducatives, à la hauteur de sa mission. Que cela passe par la formation de tous les personnels éducatifs dont le nombre doit être renforcé, par l’implication des élèves à la vie démocratique des écoles et des établissements, par des partenariat avec des associations, par des liens renforcés et positifs avec les familles, par un travail de médiation entre les enfants et les jeunes eux-même (médiation entre pairs)…

Des actions et des engagements à mener sur le long terme et dans la durée : c’est ce que rappelle cette journée de mobilisation contre toutes les formes de harcèlement à l’École.

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