Publié dans Aujourd'hui, vu, lu pour vous

Diabète, surpoids, obésité : l’urgence d’éduquer à la santé et à l’alimentation

Le 13 novembre 2017 s’ouvraient, à l’Assemblée Nationale, les États Généraux du Diabète et des Diabétiques, avec ce slogan « 1 an pour évaluer et agir ensemble »

La synthèse des débats d’alors fait apparaître la place importante que devrait prendre la prévention et tout particulièrement aux enjeux de l’alimentation. Il y est ainsi affirmer que, «plutôt que de culpabiliser les diabétiques de type 2, mieux vaut prendre grand soin de l’alimentation et de l’activité physique dès le plus jeune âge, en milieu scolaire. C’est la meilleure manière de promouvoir l’éducation en santé, de battre en brèche les idées reçues et de dissiper le sentiment de honte qui envahit trop souvent le patient diabétique

Et si le constat était partagé d’une prise de conscience progressive de l’incidence des comportements alimentaires sur la maladie, avec des tentatives de réponses réglementaires (comme le protocole signé par les ministres de la santé, du budget, de l’agriculture et de l’alimentation et auquel de grandes enseignes ont adhéré), « le combat se heurte aux pratiques de l’industrie agroalimentaire », accusée de déverser « sur le marché des produits toxiques ! » renforcées par les « pratiques tentatrices des centres commerciaux »

Qu’en est-il un an plus tard ?

Le 14 novembre 2018 est la journée mondiale du diabète. Occasion de faire le point. Et il ne semble pas très positif. Up Magazine1, fait ce constat : « En France, plus de 3,3 millions de personnes sont traitées contre le diabète. Le diabète de type 1, pourtant rare, touche de plus en plus d’enfants. Le diabète de type 2, qui représente 90 % des cas de diabète, affecte surtout les adultes, mais il est de plus en plus présent chez les enfants et adolescents compte tenu de l’augmentation de la fréquence du surpoids et de la sédentarité chez les jeunes.

Le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la santé au ministère des solidarités et de la santé, affirme que « la vitesse de croissance du diabète est parmi les plus importantes des pathologies chroniques.»

S’appuyant sur une étude de l’association foodwatch2 le magazine montre qu’en France, un enfant sur six est en surpoids ou obèse et risque de le rester à l’âge adulte, et qu’en 2015, le diabète représentait un coût de 8 milliards d’euros pour l’Assurance maladie.

Pour l’Organisation mondiale de la Santé3, les conséquences les plus graves du surpoids et de l’obésité de l’enfant, sont des maladies qui, souvent, ne se manifestent pas avant l’âge adulte, dont le diabète.

Comment agir ?

Évidemment, et même si elles le nient, les responsabilités des industries agro-alimentaires sont énormes. L’association Foodwatch milite pour une loi, d’autres revendiquent des sanctions sous le mode « pollueurs-payeurs ». L’occasion de légiférer sur le sujet lors de la loi Agriculture et alimentation a été ratée, refusée par le gouvernement et les industriels : difficile de ne pas y voir une victoire de leurs lobbies.

Reste donc, en attendant une réelle protection des enfants et des jeunes face à la « malbouffe », le travail d’éducation.

Un accompagnement pour des repas équilibrés à la cantine, l’éducation à l’alimentation, avec mais aussi au-delà de la seule semaine du goût à l’école, l’apport des sciences sur les « aliments nocifs », le rôle de l’activité physique, l’éducation à la santé… deviennent dans ce contexte indispensables et urgentes.

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