Mieux connaître les « jeunes ruraux »

Moins en étude, davantage en emploi, plus en couple, moins voyageurs, les jeunes « ruraux » étaient fin 2014, 1,2 million, soit un quart des 5 millions de jeunes âgés de 18 à 24 ans résidant en France métropolitaine.

Si les jeunes adultes ne vivent pas forcément là où ils ont grandi, les jeunes quittent plus souvent les territoires ruraux pour les zones urbaines : ainsi, quand les parents vivent en milieu rural, 26 % des jeunes habitent dans une commune urbaine alors que, quand les parents vivent en zone urbaine, seulement 2 % des jeunes habitent dans une commune rurale. Les jeunes « ruraux » sont donc pour l’essentiel d’entre elles ou d’eux, né.es dans en zone rurale.

Cette jeunesse rurale moins étudiée et donc moins identifiée, présente des caractéristiques qui la distingue des jeunes vivant en zone urbaine, même s’il faut apporter des nuances dans ces catégories qui ne forment en rien des ensembles homogènes. Pour autant, la note de la DRESS de juillet 2020 intitulée « Études, emploi, ressources : les jeunes ruraux sont-ils différents des jeunes urbains ? » éclaire cette population moins connue.

Que retenir ?

Tout d’abord que 48 % des jeunes vivant en zone rural ont 20 ans et moins contre 42 % en zone urbaine, qu’il y a davantage d’hommes (55 % contre 50 % en zone urbaine), les filles quittant plus facilement les communes rurales de leur naissance ( 31 % contre 21 % chez les garçons) et que les jeunes ruraux ont plus souvent un père ouvrier (39 %) ou agriculteur (7 %) que les jeunes urbains (respectivement 34 % et 2 %). Donc une population un peu plus jeune, plus masculine et plus issue d’un milieu populaire.

Ensuite qu’au niveau des études, « les jeunes ruraux sont moins souvent en cours d’études que les jeunes urbains, y compris en apprentissage (42 % d’étudiants, contre 52 % en zone urbaine) ». Les jeunes habitant en territoire rural envisagent en effet davantage des études plus courtes : « 47 % à souhaitent atteindre au plus un bac+3 lorsqu’ils sont encore en cours d’études, contre 33 % chez les urbains, et seulement 31 % un niveau bac+5, contre 46 % chez les urbains ». Aussi, les principales raisons invoquées pour l’arrêt des études chez les 18-24 ans sont le fait d’avoir atteint un niveau suffisant pour 34 % des jeunes ruraux contre 23 % des jeunes urbains et de s’être lassé pour 23 % contre 17 %. Moins souvent en cours d’études, les jeunes ruraux sont 36 % à être en emploi, contre 29 % des jeunes urbains. Les jeunes ruraux constituent donc une population moins en études et à la formation plus courte.

Enfin, le sentiment de privation semble moins présent dans le quotidien des jeunes ruraux : « ils sont 11 % de moins à déclarer ressentir une privation, que ce soit par rapport aux biens de première nécessité (38 % contre 48 %), aux loisirs (53 % contre 64 %) ou de façon globale (57 % contre 68 %), alors qu’un jeune adulte sur cinq (23 %) en zone rural déclarent n’avoir aucune dépense pour des loisirs et que 19 % d’entre eux disent avoir fait au moins un voyage au cours de l’année sur leur temps libre, contre 31 % chez les urbains. Une population qui ressent donc moins les manquent, mais qui voyage moins et a moins de dépense de loisirs.

Retrouver ici les résultats de l’étude de la DRESS : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1155.pdf

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