L’importance de la communication dans l’enseignement et la médecine

Cet article de Yasmina Kébir s’inscrit dans une étude comparative approfondie des similitudes et différences entre les domaines de l’enseignement et de la médecine, conduite par le Centre Henri Aigueperse – UNSA Éducation. Il est consacré à la place de la communication dans ces deux univers et dans les approches professionnels de ses praticiens dans leur relation à leur « publics » : l’enseignant et les élèves, le médecin et les patients.

A la suite d’une revue de littérature, une multitude d’éléments communs font surface entre l’univers communicationnel dans une classe et dans un cabinet médical. L’article permet de mettre en relief et d’exposer à discussion certains éléments qui concordent dans les deux pratiques professionnelles étudiées qui aux premiers abords peuvent sembler être complètement différentes.

L’article complet peut être téléchargé ici :

Extrait :

[…]

« L’enseignant et l’apprenant devraient travailler ensemble et l’élève devrait avoir la possibilité d’être créatif dans le processus d’apprentissage. « Seul le dialogue, qui exige une pensée critique, est également capable de générer une pensée critique. Sans dialogue, il n’y a pas de communication, et sans communication, il ne peut y avoir de véritable éducation » (Freire, 1968). Cette citation nous met en lumière le rôle clé que joue la communication dans le processus d’apprentissage créant et ouvrant la porte aux pensées créatives et innovantes. Cela s’oppose à cette approche traditionnelle de l’enseignement dans lequel l’esprit de l’apprenant est comme une « éponge » que l’on pourrait remplir d’informations. Cette éducation mise en valeur par « l’école de Jules Ferry » considère les élèves comme des objets passifs. Le fait de considérer les élèves comme des objets et non comme des êtres humains qui ont un intérêt égal dans leur éducation nuit au résultat de leur enthousiasme pour l’apprentissage (Diloyan, 2017). Nous retrouvons cette même analogie dans la relation médecin patient, dans laquelle le patient tendait à être considéré comme étant un objet, un corps malade et non comme une personne a part entière. C’est à travers des changements au niveau des compétences communicationnelles que met en pratique le médecin lors des entretiens de consultation qu’il accorde au patient l’espace pour qu’il puisse s’exprimer et transmettre sa propre vision de la maladie. Ce processus communicationnel favorisant l’interaction et l’échange permet en l’occurrence la compréhension des besoins du patient par le médecin mais aussi à ce dernier d’exprimer et de manifester sa compréhension à l’égard des problématiques, préoccupation et besoins que le patient parvient à exprimer lors des consultations. C’est cette conceptualisation de la place des élèves et des patients dans l’espace interactionnel, qui doivent être considérés comme des individus à part entière, qui a fait émerger de nouvelles approches, qui intègrent ces acteurs de manière active dans leur processus respectifs d’apprentissage et de soin. Cette notion d’objet et de passivité a longuement été discuté dans la littérature aussi bien médicale que dans le domaine de l’éducation et a fait émerger d’autres conceptualisations de la prise en charge médicale et de l’enseignement qui intègrent et essayent de donner plus d’importance à l’implication et à l’engagement des élèves et des patients par rapport à leur progression dans le processus dans lequel ils évoluent ».

[…]

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