Des colos éducatives mais inadaptées aux évolutions de la société ?

Après tant de temps de (semi)-confinement, on aurait pu imaginer des parents saturés, heureux d’envisager cet été un peu de tranquillité en envoyant leurs enfants en colonies de vacances. Et bien non !

Ils ne sont que 15 % à le prévoir. Et la première raison pour ne pas le faire (avant celle de la question financière), est justement cette envie de passer du temps avec les enfants (pour 36%). D’ailleurs, pour 76 % des parents interrogés, la pandémie a permis un « partage accru de moments qualité avec les enfants ». Un ressenti moins vrai pour les parents télétravaillant (Difficultés pour se concentrer et travailler en présence des enfants) et particulièrement en région parisienne (Souffrance à l’égard de la promiscuité et du manque d’intimité ).

Ces étonnants résultats sont révélés par une enquête IPSOS menée pour la JPA et dont les résultats ont été rendus publics le 27 mai 2021. Ils confirment la baisse régulière -depuis les années 1960- de fréquentation des colonies de vacances, même s’il s’agit d’une érosion plus lente au cours des dix dernières années.

Le deuxième éléments fort de cette étude est la dimension sociologique. Alors que « les colos ont joué un rôle de brassage social et permis aux enfants des catégories populaires de partir en vacances les résultats de cette enquête montrent que le profil sociologique des familles concernées a évolué. C’est en effet désormais parmi les catégories aisées que l’attrait pour les colos est le plus marqué : 27 % des parents souhaitent proposer à leur(s) enfant(s) d’aller en colo cet été (contre 15 % parmi les catégories pauvres, 14 % pour les catégories modestes et 17 % des classes moyennes) ».

Pour autant, les parents restent convaincus, pour les trois quarts d’entre eux, que « les colos contribuent à l’éducation de l’enfant et à son apprentissage de la vie (des proportions proches de celles mesurées en 2011) ». Quant aux enfants, le sondage Ifop regards croisés parents enfants de 2019 montrait qu’ils appréciaient massivement (à 93%) leur(s) participation(s) à un séjour en colonie de vacances ; 53 % indiquant même souhaiter repartir. Parents et enfants se retrouvent d’ailleurs sur l’importance des activités proposées et sur le collectif des rencontres avec d’autres jeunes de leur âge.

Des données qui certes invitent à mieux accompagner (et pas uniquement financièrement) les départ en colonies de vacances, mais qui plus largement questionnent l’offre des loisirs et des séjours collectifs pour les enfants et les jeunes.

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Vous pouvez retrouver ici l’ensemble des résultats de l’étude IFOP pour la JPA :

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