L’avenir de notre vie sur la terre dépend (exclusivement) de nous

Certes, pour beaucoup, l’été qui s’achève n’aura pas été si chaud, ni si beau qu’espéré, même si, pour d’autres, il aura été synonyme de très fortes chaleurs provoquant des incendies difficilement maîtrisables. Ces « accidents météorologiques » ne peuvent remettre en cause la réalité du réchauffement climatique. Bien au contraire, ils accréditent la théorie d’un bouleversement qui risque de plus en plus de devenir irréversible et dont les causes sont dues à l’activité humaine.

N’en déplaise aux climato-sceptiques arguant les épisodes naturelles de réchauffement et de glaciation de notre planète, le dernier rapport du GIEC est sans appel. Lorsque les climatologues simulent une activité exclusivement naturelle de la terre (des effets du soleil et de l’activité volcanique, entre autres), ils obtiennent une stabilité des températures en 1850 et 2020. Seul l’ajout de l’activité humaine permet d’obtenir l’élévation de plus d’un degré des températures moyennes telles qu’elles sont mesurées sur ces 170 années.

L’humain est donc la cause du réchauffement climatique ? Saura-t-il être la solution pour le ralentir voire le faire cesser ?

Trois hypothèses sont proposées par les spécialistes internationaux.

La première consiste à ne rien faire. L’évolution actuelle conduirait alors à une augmentation des températures de 4° avec des conséquences très importantes en terme de sécheresses, mais aussi de monté du niveau des mers ou encore de démultiplication des phénomènes climatiques comme les canicules (qui pourraient se reproduire de plus en plus souvent et apporter des températures dépassant -en France- les 50°) alors même que la diminution de l’intensité du Gulf Stream conduirait à un refroidissement de l’Europe du Nord-Ouest.

A l’inverse, une politique volontariste et stricte permettrait de maintenir une augmentation des températures de 1,5° mais elle exigerait une diminution drastique des émissions mondiales dès aujourd’hui à un rythme très élevé, aussi, comme le suggère Le Monde, « sa probabilité économique, sociale et politique est nulle ».

Reste donc la voie médiane dans laquelle tous les décideurs politiques disent vouloir s’engager afin de limiter le réchauffement autour de 2°. Elle suppose des engagements très sévères dans la restriction de l’usage des énergies fossiles ainsi que de nombreux autres éléments d’une politique climatique efficace. Une telle action, si elle était engagée dans les 10 prochaines années au niveau mondiale aurait des chances d’aboutir. Encore faut-il s’en donner les moyens et en porter l’ambition.

Les documents publiés par le GIEC ont cette vocation pédagogique à mettre en garde et à éveiller les consciences. Ils permettent de comprendre les réalités climatiques en fournissant des données scientifiques fiables. Ils proposent également des scénarios d’évolution permettant de guider les choix politiques et citoyens. Ils rappellent surtout, en cette période de voyages touristiques dans l’espace, que nous n’avons qu’une planète (la Terre) et que l’avenir de notre vie sur celle-ci dépend exclusivement de nous.

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