Images d’Épinal

On connaît toutes et tous l’expression « images d’Épinal ». Elle est synonyme de cliché, d’idée reçue ou d’une vison simplifiée, enjolivée, souvent bien naïve ou excessivement positif d’une réalité. Une représentation certainement inspirée par les images populaires et colorées diffusées à partir de 1796 par l’imprimerie Pellerin installée à Épinal dans les Vosges. Distribuées par colportage, ces images (et d’autres issues d’autres imprimeries en France à la même époque puis surtout tout au long du XIXe siècle) représentaient des contes et légendes, des scènes de la vie religieuse, des personnages et événements de l’histoire de France, des devinettes ou plus tard et sans réellement pénétrer dans l’École, des récits moralisateurs destinés aux enfants.

S’il est difficile de dater l’expression, on la retrouve en 1947, chez l’écrivain Paul Vialar : « La guerre était encore pour moi, à cette époque, une image d’Épinal » selon le Trésor de la langue française.

Depuis 1989 (après la faillite puis la reprise de l’entreprise), les image produite à Épinal sont d’une esthétique, confiée à des artistes, tout à fait différente. Pour autant, la notoriété de la ville reste liée aux images.

Aussi du 16 au 18 septembre aura lieu la 6e édition de la Fête des images d’Épinal. Des images exposées, projetées, animées, mise en spectacle… Avec au programme « la découverte de l’univers tout en poésie de Sidonie Hollard qui donnera vie aux aventures de Gulliver grâce à une mise en scène de Marie-Jeanne Gauthé […] le dessinateur Frédéric Pillot et son personnage Balbuzar le pirate, projeté sur un mur d’eau géant ! Les dessins de Danie Cacouault, peintre et directeur artistique pour de nombreux projets audiovisuels (Disney, Netflix…), […] le jeune artiste Amadeo Cervone, lauréat du Concours International de Vidéo Mapping de 2020 et du workshop co-organisé avec la Fête des Lumières de Lyon et l’école des Gobelins, dans un voyage au cœur d’un théâtre mécanique ».

Une manière de contribuer à la célébration du patrimoine à la fois en rappelant les œuvres du passé tout en valorisant la création d’aujourd’hui.

Une occasion de (re)mettre des couleurs dans la ville et dans la vie. Un peu de naïveté et de positif ne peuvent pas faire de mal en ce temps de pandémie qui n’en finit pas…

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