L’« Éducation pour la planète » est encore bien insuffisante

Alors que les travaux de la COP 26 suivent leurs cours, on peut certainement à juste titre regretter que trop de dirigeant.e.s et gouvernant.e.s n’aient pas pris la mesure de l’urgence et de l’importance d’agir de manière plus ambitieuse contre le réchauffement climatique, les pollutions, les surconsommations et leurs conséquences en termes de destruction de la biodiversité, de multiplication des catastrophes météorologiques, les pénuries d’eau potable…

De nombreux observateurs semblent se rassurer en constatant que les jeunes générations apparaissent comme plus mobilisées et davantage volontaristes. Le mot d’ordre pour faire évoluer les mentalités est donc de parier sur l’Éducation.

Et pourtant…

La récente étude de l’UNESCO dresse un bilan alarmant de la place faite aux questions d’environnement dans les programmes scolaires. Ses résultats montrent que, dans les 100 pays étudiés, « seuls 53 % des programmes d’enseignement nationaux dans le monde font référence au changement climatique et que, lorsque le sujet est mentionné, il se voit presque toujours relégué au second plan ». 

Pire, ce sont « moins de 40 % des enseignants interrogés par l’UNESCO et l’Internationale de l’Éducation [qui] se sentent capables de transmettre des connaissances sur l’urgence climatique » et seulement « un tiers d’entre eux estime pouvoir expliquer les effets du changement climatique sur sa région ou sa ville ».

Confrontés aux défis de l’enseignement du changement climatique, « 30 % des 58 000 enseignants interrogés déclarent qu’ils n’ont pas connaissance des outils pédagogiques adéquats ». Et alors que 737 millions d’élèves dans 66 pays sont encore touchés par des fermetures d’écoles totales ou partielles, « plus d’un quart des [enseignants] sondés estiment par ailleurs que certaines approches en matière d’éducation climatique ne sont pas adaptées à l’enseignement en ligne ».

Or, comme l’affirme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO : «la crise climatique n’est plus la crainte d’un avenir lointain, mais une réalité mondiale. Il n’y a pas de solution sans éducation. Chaque élève doit comprendre le changement climatique et être en mesure de contribuer à la solution, et chaque enseignant doit recevoir les connaissances nécessaires pour l’enseigner. Les États doivent se mobiliser en ce sens ».

Un énorme travail de formation et d’accompagnement des équipes éducatives restent à faire. Il ne peut se satisfaire de belles déclarations d’intention… il faut désormais passer aux actes, et vite !

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Les résultats de l’étude de l’UNESCO est disponible ici : Learn for our planet: a global review of how environmental issues are integrated in education – UNESCO Bibliothèque Numérique

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