L’effet durable de l’Éducation sur la sensibilisation à l’environnement

L’Éducation est un facteur déterminant permettant la prise de conscience et l’action en faveur de la préservation de l’environnement, c’est ce que rappelle, en s’appuyant sur de nombreux travaux existants, le dossier du CEREQ (BREF n°417 de janvier 2022). Mais elle permet également -dans la limite de quelques réserves produites dans le document – d’inscrire la préoccupation environnementale dans la durée, à la fois pour les enfants, pour leurs parents qu’elles et ils entraînent, pour les adultes qu’elles et ils deviendront.

A partir des résultats de l’enquête Génération 2013, le CEREQ présente quelques données nouvelles qui montrent les liens entre le type et la durée des études, le milieu socio-économique, le lieu d’habitation et la question écologique.

Ainsi, «le profil éducatif apparaît essentiel à la sensibilité environnementale ». Le CEREQ remarque en effet, que les caractéristiques éducatives « déterminent davantage le profil global de préoccupation environnementale » que les caractéristiques sociales. Les détenteurs des diplômes les plus élevés, comme celles et ceux qui ont suivi des études supérieures en environnement, « sont plus sensibles aux préoccupations globales telles que le changement climatique et la pollution de l’eau ». C’est un profil plus fréquent chez les filles et les enfants issus de milieux sociaux élevés, alors que les moins diplômées sont « plus sensibles aux préoccupations locales telles que l’augmentation des déchets, la pollution sonore et la pollution de l’air ».

Lorsque l’on s’intéresse aux données socio-économique, l’on constate que « plus la situation professionnelle est vulnérable [des répondant.e.s], plus les préoccupations s’éloignent du niveau global (changement climatique, pollution de l’eau) et s’attachent à l’environnement immédiat (pollution de l’air, pollution sonore) ». Cette caractéristique se retrouve également davantage chez les plus jeunes, les hommes, les personnes sans emploi par opposition aux plus âgés, aux femmes ainsi qu’aux personnes ayant un emploi.

Enfin la donnée géographique tend à montrer que « les préoccupations s’éloignent d’autant plus du niveau local que les individus vivent en zone rurale ». Ainsi les habitant.e.s du monde rural sont davantage préoccupés par les problématiques globales, alors que celles et ceux des zones fortement urbanisées « sont plus sensibles aux catastrophes naturelles, au bruit et à la pollution atmosphérique ».

Le croisement de ces trois critères permettent de mettre en évidence des profils de sensibilisation aux questions environnementales et surtout de mettre en évidence le lien que celle-ci entretien avec la conjugaison du parcours éducatif et des conditions de vie et de travail. Des données qui restent à affiner, mais qui déjà confirme que l’éducation est un levier majeur pour accroître les préoccupations environnementales et les comportements pro-environnementaux.

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Le dossier du CEREQ peut être consulté ici : BREF_417web2022.pdf (cereq.fr)

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