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« Nous sommes des travailleurs/euses de la sagesse » : les vœux de l’IE

En guise de « message de fin d’année adressé à l’ensemble des organisations membres, du personnel et des partenaires de l’IE », David Edwards secrétaire général de l’Internationale de l’Éducation (IE) livre un extrait d’un texte écrit ces derniers mois et qui résume bien sa pensée en ce moment, alors que « nous avons indéniablement du pain sur la planche et des vents froids soufflent… » mais qui rappelle « qu’en restant uni(e)s, nous sommes plus fort(e)s. »

« Si nous examinons l’état actuel du monde, nous devons faire face à un creusement des inégalités au niveau global, à une crise climatique provoquée par l’Homme, à la résurgence d’un populisme autoritaire et d’une hostilité aux migrant(e)s, à des migrations massives, à l’automatisation et la numérisation, à la déformation des faits et à des attaques contre la presse libre, sans oublier des populations de plus en plus segmentées, isolées et ciblées par un flux incessant de messages destinés à influencer leur consommation et leur comportement et émanant d’acteurs transnationaux de plus en plus irresponsables.

Dire que le monde est complexe est un euphémisme. Dire que la démocratie et les sociétés ouvertes respectueuses des droits humains sont menacées est un euphémisme. Si seulement…

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Expertise et démocratie. Faire avec la défiance

On pourrait croire qu’il s’agit d’une réaction aux « gilets jaunes ». Il n’en est rien.

Une réponse au slogan du Ministre Blanquer avec son « École de la confiance » ? Pas du tout !

Ce titre, en résonance avec l’actualité, est en fait celui d’un rapport que France Stratégie, après plusieurs mois d’étude (depuis mai 2017), vient de rendre public le 14 décembre et consacré à la défiance face aux experts.

Ce travail s’inscrit dans un contexte de méfiance voire de défiance des Français face aux politiques, aux médias et plus généralement aux institutions (comme le montre le baromètre de la confiance politique du CIVIPOF http://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/content/le-barometre-de-la-confiance-politique ). Celles et ceux qui apparaissent comme des « spécialistes » et son à ce titre sollicité pour leur « expertise » n’échappent pas à cette défiance, accusé.e.s de porter une parole « officielle » éloignée de la réalité, de ne pas être indépendant.e.s des pouvoirs (politiques, économiques, industriels…), d’être toujours les mêmes à être sollicité.e.s (par les décideurs, par les médias…)

A défaut d’éléments qui expliquent cette absence de confiance, le rapport avance plusieurs pistes d’analyse.

Bien entendu, il y a eu les « affaires ou scandales » décrédibilisant la parole d’expert.e.s.

Évidemment, il y l’absence d’efficacité des politiques publiques à résorber la (les) crise(s).

Surtout, il y a l’accès généralisé et non hiérarchisé à l’information via le numérique et les réseaux sociaux qui met sur le même plan les données scientifiques et les « fake news », permettant de tout lire, voir entendre… et son contraire.

Paradoxalement, il y aussi l’élévation du niveau d’Éducation qui conduit un plus grand nombre à s’intéresser à des sujets jugés jusqu’alors trop complexes et à faire davantage preuve d’esprit critique, ne prenant plus pour argent comptant l’affirmation de la première expertise proposée.

Que faire alors ?

« Faire avec la défiance, plutôt que de chercher à recréer la confiance », conclut le rapport qui précise « Faire avec, ce n’est pas s’y résigner ; c’est au contraire prendre appui sur certaines manifestations de défiance et les incorporer à la fabrique de l’expertise pour la rendre plus pertinente, plus robuste et plus convaincante. »

Comment ?

En ayant l’expertise modeste, tant pour celui qui est consulté comme expert, que pour celui qui fait usage de l’expertise.

Mais aussi en répondant mieux aux attentes des citoyens en les associant (par des jurys ou des comités citoyens) aux définitions et évaluations des politiques publiques et en mettant en œuvre la prise en compte de l’expertise d’usage.

Des réflexions qui seront certainement débattues dans la consultation en région annoncée par le président de la République suite au « mouvement des gilets jaunes ».

Des pistes dont il serait bien aussi que le ministre de l’Éducation nationale s’empare, alors que le baromètre Flash de l’UNSA Éducation montre que la précipitation dans les réformes et l’incompréhension globale ne reflète pas la confiance et confirme que « pour les personnels le slogan de l’école de la confiance n’était pas partagé par les personnels » comme l’analyse Frédéric Marchand.

 

Retrouver ici :

– le dossier complet de France stratégie https://www.strategie.gouv.fr/publications/expertise-democratie-faire-defiance

– les résultats du Baromètre Flash de l’UNSA Éducation : http://www.unsa-education.com/spip.php?article3702

 

 

 

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État d’urgence éducatif pour la Guyane

Constat n°1 – Les difficultés que connaît la Guyane en matière éducative sont la conséquence d’une situation générale dégradée, de la pénurie d’enseignants qualifiés ainsi que d’une prise en compte insuffisante des réalités locales.

Constat n° 2 – Il y a urgence à agir en faveur d’un redressement du système éducatif en Guyane, qui se caractérise par des résultats particulièrement faibles ainsi qu’une difficulté à scolariser tous les enfants qui devraient l’être.

Constat n°3 – La Guyane illustre l’inadéquation de la transposition du modèle scolaire métropolitain et la nécessité de son adaptation, tant dans ses objectifs que dans ses moyens que les contenus de l’enseignement.

Constat n°4 – Les mesures phare du Gouvernement –dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire, abaissement à trois ans de l’obligation d’instruction, apparaissent hors de portée.Plus qu’ailleurs, c’est à l’école primaire qu’il convient de donner la priorité.

Ces constats ne sont pas nouveaux, mais ils sont alarmants.

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Enseigner dans l’enseignement agricole : passionnant et difficile à la fois

Aujourd’hui, le SEA-UNSA Éducation, syndicat de l’enseignement agricole public de l’UNSA publie les résultats d’une enquête menée auprès de 6.343 personnes titulaires enseignants dans l’Enseignement Agricole Public à l’automne 2017.

L’objectif était de connaître les attentes des enseignants sur l’évolution de leur métier.

Les 671 questionnaires reçu (soit un taux de réponses de 10,5 %), permettent de mettre en évidence le fait qu’enseigner dans l’enseignement agricole est un métier de transmission à la fois passionnant et difficile, qui génère stress et fatigue mais que les collègues jugent malgré tout intéressant et enrichissant.

Cette enquête était axée sur 5 thématiques:

1 – les conditions de travail;

2 – la pédagogie;

3 – les missions et services des enseignants;

4 – la fin de carrière;

5 – la formation initiale et continue des enseignants.e

Des données qui complètent de manière pertinente le Enquête métier enseignants.es SEA-UNSA éducation.

Retrouver les principaux résultats de l’enquête du SEA-UNSA Éducation dans le document joint

Enquête métier enseignants.es SEA-UNSA éducation

ou sur le site du SEA – UNSA Éducation http://sea-unsa.fr/index.php/home/430-enseignement-agricole-public-enquete-metier-enseignant-du-sea-unsa-education 

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La 6ème édition du baromètre des métiers UNSA Education

Ce 20 mars l’UNSA éducation a rendu public les résultats de la 6ème édition de son baromètre des métiers de l’Education à laquelle plus de 33000 collègues ont répondu. L’occasion d’avoir une photographie précise du ressenti des professionnels de l’Education souvent tiraillés entre l’amour de leur métier et la non-adhésion aux choix politiques qui concernent leur secteur d’activité.

Retrouver tous les résultats sur le site de l’UNSA Education : http://www.unsa-education.com/spip.php?article3317

 

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Assemblée générale extraordinaire

Afin d’être en capacité permanente d’analyser les évolutions de notre société et du champ éducatif sans cesse en mouvement, le Centre Henri Aigueperse, centre de Recherche, de formation et d’histoire sociale de l’UNSA Education a besoin de se renforcer, de nouer de nouveaux partenariats, d’être davantage au service du développement de l’UNSA Education et ses syndicats.

Cette dynamisation implique des changements organisationnels.
C’est pourquoi tu es convié.e à participer à l’assemblée générale extraordinaire qui aura lieu

Mardi 13 mars 2018 à 14H30
Au siège de l’UNSA, 21 rue Jules Ferry, 93 Bagnolet
(Métro Robespierre ou Gallieni)

 

Cette assemblée générale aura à se prononcer sur :
– De nouveaux statuts
– Un nouveau règlement intérieur
– Des mesures transitoires
– Ainsi que sur le mandatement du Bureau ou du délégué général du Centre pour l’exécution des nouvelles dispositions statutaires et réglementaires.