Orientation : doit mieux faire

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« La mise en œuvre des dispositions de la loi Avenir professionnel est inégale et engendre à ce jour des disparités territoriales, même si certains dispositifs commencent à porter leurs fruits. Les dispositions de la loi ORE relatives à Parcoursup sont désormais bien mises en œuvre, tandis que celles relatives à l’orientation portées par la réforme du lycée peinent à se déployer »

tel est le constat de la mission parlementaire flash confiée aux député.e.s Sylvie Charrière (Seine-Saint-Denis, La République en Marche) et Frédéric Reiss (Bas-Rhin, Les Républicains), sur la mise en œuvre des réformes législatives de l’orientation.

Ainsi, à la fin de la législature -et même s’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions globales sur les réformes récentes, la mission était « d’étudier la mise en œuvre des évolutions apportées ces cinq dernières années en matière d’orientation et la manière dont les différentes parties prenantes s’en sont emparées ». Or le constat n’est pas bon. « disparité« , mise en œuvre « inégale« , application « progressive« , sont les mots clés qui émaillent le rapport et mettent en évidence l’aspect brouillon et non abouti d’une politique d’orientation à améliorer.

A cette fin, la mission avance les 18 propositions suivantes :

  • Clarifier l’articulation des compétences entre l’État et la région en précisant le cadre national de référence et en le déclinant jusqu’à l’échelle des établissements.
  • Mettre en place un dispositif de pilotage partagé académie-région, intégrant des
    acteurs du monde économique.
  • Définir une véritable politique publique de l’orientation, matérialisée par un
    document de politique générale, définissant les objectifs et indicateurs de
    réussite et faisant l’objet d’une évaluation indépendante associant des
    travaux de recherche pluridisciplinaires.
  • Lancer un appel à projets complémentaire « Dispositifs territoriaux
    pour l’orientation vers les études supérieures »
    du PIA ; doter ces projets d’une instance de pilotage robuste.
  • Établir un guide de bonnes pratiques en matière d’élaboration et de diffusion de
    la documentation d’information, s’agissant notamment du format, du calendrier de publication ou de la mise à jour régulière des bases de données.
  • Confier aux régions la responsabilité de structurer une offre de services par
    bassin d’emploi et de formation, à proposer aux établissements d’enseignement (annuaire, catalogue d’actions) ; y associer des moyens pour permettre aux régions de développer une ingénierie adaptée ; créer un master en ingénierie de l’orientation.
  • Organiser la labellisation systématique et la formation des intervenants en milieu
    scolaire, conjointement par l’éducation nationale ou ses opérateurs et par la
    région.
  • Publier des données sur l’insertion professionnelle des sortants de toutes les
    formations de l’enseignement supérieur, sur le modèle d’Inserjeunes.
  • Proposer une simulation sur Parcoursup dès la 1ère lors du « Printemps de
    l’orientation
    « .
  • Réintroduire une hiérarchisation des vœux sur Parcoursup dans la phase
    complémentaire de la procédure.
  • Remplacer les admissions « oui si » par des « oui avec » et mieux valoriser le bénéfice de la remise à niveau proposée.
  • Assurer le financement pérenne d’une partie des 54 heures annuelles prévues
    au lycée général et technologique.
  • Revaloriser l’engagement des professeurs principaux sur l’orientation,
    par une mesure salariale ou un dispositif de certification des compétences
    acquises par la formation continue.
  • Compléter les référentiels de formation initiale des professeurs et CPE sur l’orientation.
  • Introduire le doublement des professeurs principaux en classe de 3ème
    REP + et de 2nde et instituer des professeurs référents en 1ère et terminale.
  • Introduire la présentation obligatoire de la politique d’orientation lors du premier
    conseil d’administration dans les établissements.
  • Créer la charge de professeur « coordonnateur orientation » pour assister le chef d’établissement.
  • Constituer un groupe d’appui pluri-professionnel (équipe éducative et intervenants extérieurs) afin de soutenir les professeurs principaux dans l’aide à
    l’élaboration des parcours des élèves.


Ces propositions de nature et de portée différentes, plus ou moins adaptées, ont le mérite de reposer dans le débat, au moment de la campagne électorale et alors que chaque candidat revendique d’améliorer le système, la nécessité d’une politique d’orientation ambitieuse, cohérente, coordonnée, au bénéfice de la réussite de chaque jeune… le constat fait est que l’on en est encore loin et qu’il est urgent de mieux faire.

Rapport de la mission flash :

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