Publié dans Aujourd'hui, vu, lu pour vous

Droits des enfants sur écrans noirs

Bien entendu, il y a quelques films qui font peur, Halloween n’est pas très loin et d’autres qui font rêver, Noël approche. Comme toujours, il y a les dessins animés et les héros enfantins, mais le cinéma met aussi en scène des vies d’enfants trop proches de la réalité pour ne pas interroger, bousculer, inviter à la réflexion et à l’action.

Ainsi en est-il du conte de Michel Ocelot, qui conduit Dilili -son héroïne métisse qui n’est pas sans rappeler Kirikou- à lutter contre les Mâles-maîtres qui souhaitent faire vivre toutes les femmes à « quatre-pattes » et pour cela tentent de « dresser » dans la terreur les fillettes qu’ils enlèvent dans le Paris de la fin du XIXème siècle.

Choisir de vivre debout et de danser sa vie, en tant que fille, bien qu’étant née dans un corps de garçon, tel est le défi moins romancé de Lara l’héroïne de Girl.

Toute aussi violente, est l’histoire de Elle, adolescente de 14 ans d’origine Sâmi, victime du racisme et des humiliations des évaluations ethniques, elle commence à rêver d’une autre vie, obligée, pour s’émanciper et construire sa vie de rompre avec sa famille et sa culture.

Quant aux Chatouilles, s’il s’agit pour Odette de se reconstruire, c’est aussi et surtout la dénonciation et le traumatisme des violences sexuelles qu’elle a subit de la part d’un proche de ses parents, alors qu’elle était enfant.

Et que dire de Zain, ce garçon de 12 ans, qui attaque ses parents en justice, pour lui avoir « donné la vie ! », cette vie qu’on tente de lui imposer et qui n’est que le capharnaüm du terrible parcours d’un enfant rebelle en quête d’identité.

L’Éducation, la main tendue par certains adultes, la solidarité entre enfants, met une touche d’espoir dans ce sombre tableau avec les 6 enfants, héros du film de Kheiron, 6 cas authentiques de « mauvaises herbes » à qui il convient de donner leur chance.

En cette journée internationale des droits de l’enfant, ces récits, ces images, ces terribles expériences, rappellent que, malgré les progrès, les droits des enfants ne sont jamais un acquis. Que des filles et des garçons souffrent à travers le monde. Qu’ils sont encore trop nombreux à être privé.e.s du droit à l’éducation, à la paix, à l’expression… à une vie décente.

Tant qu’ils seront présent.e.s sur les écrans de nos salles obscures, le combat pour leurs droits restera imprimé dans nos consciences.

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