Tout (ou presque) sur l’éducation en Europe

Tout (ou presque) ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’éducation en Europe sans jamais oser le demander est enfin disponible. La DEPP a en effet publié en juillet un riche document « L’Europe de l’éducation en chiffres » qui rend disponibles et analyse une centaine d’indicateurs européens. Textes synthétiques, encadrés, graphiques, tableaux et cartes, abordent six thématiques :

– les systèmes éducatifs ;

– les caractéristiques de leurs élèves ;

– les parents d’élèves et le contexte familial ;

– les caractéristiques des enseignants ;

– les résultats des systèmes éducatifs en matière de performances et d’équité ;

– les retombées économiques et sociales de l’éducation.

Une fiche supplémentaire, élaborée par la délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération (MENJ-DREIC), apporte des informations sur la gestion de la crise du Covid-19 par les pays de l’Union européenne.

Les contextes et les systèmes éducatifs des pays européens sont certes différents d’un pays à l’autre, mais cette mise en perspective permet de croiser les données issues des principales études européennes et internationales et de situer la France dans cette approche comparative très complète.

Si les enseignements des évaluations internationales (comme PISA) sont déjà bien connues et largement diffusées, d’autres apports sont intéressants à découvrir ou à rappeler.

Ainsi, on peut noter qu’en 2017  :

– « les 5 pays les plus peuplés de l’UE (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni) concentrent à eux seuls plus de 60 % des effectifs scolaires en CITE 1 [plus de 29 millions d’élèves dans l’enseignement élémentaire] et en CITE 2 [plus de 21 millions d’élèves en premier cycle de l’enseignement secondaire], secteurs public et privé confondus » ;

– « en moyenne des 23 pays de l’UE membres de l’OCDE, il y a 20 élèves par classe en CITE 1 et 21 élèves par classe en CITE 2« , des effectifs largement plus élevés en France avec 24 élèves en moyenne en élémentaire et 25 dans le premier cycle du secondaire.

La France a une dépense par élève dans l’élémentaire plus faible que la moyenne européenne, cela s’expliquant par « un temps d’enseignement élevé et une taille des classes élevée, conjugués à un salaire effectif des enseignants dans une position moyenne au sein des pays du panel. En CITE 2, un temps d’enseignement élevé et un salaire effectif des enseignants plus important qu’en CITE 1 expliquent en partie le surplus de coût salarial comparé à l’élémentaire« .

90 % des jeunes de 15 à 19 ans (des 23 pays de l’Union européenne membres de l’OCDE) sont inscrits dans un programme d’enseignement scolaire ou supérieur, soit uniquement en études (80 %) soit « dans une situation « études et emploi », qui correspond à l’apprentissage ou au travail durant les études (11 %)« , selon les chiffres de 2018. 4 % des jeunes de cette tranche d’âge sont uniquement en situation d’emploi (3 % en France jusqu’à 12 % au Royaume-Uni) et 5 % des jeunes entre 15 et 19 ans ne sont ni en études ni en emploi. « Cette population précaire est plus importante en France (7 %) qu’en moyenne de l’Union, mais est inférieure à celle de l’Espagne (9 %), du Royaume-Uni (9 %) ou de l’Italie (11 %)« .

SI 13 % des enfants de 0 à 17 ans ont des parents faiblement diplômés, 47 % ont des parents diplômés de l’enseignement supérieur, en prenant en compte le niveau de diplôme observé le plus élevé du père ou de la mère.

En Europe, « un enfant sur 10 vit dans un ménage sans emploi » et « le taux de risque de pauvreté et d’exclusion sociale dans la population des 0-17 ans dans les 28 pays de l’Union est de 24 %« .

Les femmes sont systématiquement majoritaires dans la profession enseignante quel que soit le niveau d’enseignement scolaire en Europe. « La proportion de femmes décroît néanmoins partout avec le niveau d’enseignement. En 2017, en moyenne de l’UE-28, les femmes représentent 85 % des effectifs enseignants de CITE 1 [enseignement élémentaire], 68 % des effectifs de CITE 2 [premier cycle de l’enseignement secondaire] et 61 % des effectifs de CITE 3 [second cycle de l’enseignement secondaire] ».

Enfin, et ces données corroborent celles du baromètre UNSA des métiers de l’éducation, « 89 % des enseignants en moyenne dans les 23 pays de l’Union européenne disent avoir été fortement motivés par la possibilité d’apporter leur « contribution à la société », 91 % déclarent avoir été attirés par la possibilité de « jouer un rôle dans le développement des enfants et des jeunes » et 76 % disent qu’ils souhaitaient aider les jeunes socialement défavorisés ».

L’ensemble des données peuvent être retrouvées ici : https://www.education.gouv.fr/l-europe-de-l-education-en-chiffres-2020-304068

Le PDF est également accessible : depp-eec-2020-pdf-69370

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