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Les jeunes et les médias

Les jeunes sont de grands consommateurs de médias numériques (Credoc de 2018). Pour autant, si ceux qu’on appelle « digital natives» sont assez égaux en terme d’équipement (95 % des 12-17 ans disposent d’une connexion internet à domicile, hors téléphonie mobile, Credoc, 2017), ils sont divers tant dans leur maîtrise des outils numériques que dans leurs usages.

Une étude du Cnesco interroge à la fois les usages des élèves et la confiance qu’ils portent aux différents médias (en distinguant les supports ainsi que les émetteurs). Il met en avant le rôle de l’éducation aux médias et le traitement de l’actualité dans les cours d’EMC.

Des jeunes qui s’informent

Dès la classe de 3e se sont 54 % des élèves qui disent s’informer sur l’actualité, 68 % chez les élèves de terminale.

Et c’est l’entourage qui est leur première source d’information (pour 83 % des élèves en 3 et 90 % en terminale) et celle en qui, les jeunes, ont le plus confiance (82 % en collège, 77 % en lycée).

Sans surprise, le rapport relève que « les réseaux sociaux ont une place de choix dans l’accès à l’information des élèves (71 % en 3e, 84 % en terminale).» Mais paradoxalement, ils ne sont environ qu’un quart d’entre eux à faire confiance aux réseaux sociaux (27 % en 3e, 24 % en terminale) et un tiers aux vidéos en ligne (36 % en 3e, 30 % en terminale).

Si « les élèves ont tendance à faire confiance aux journaux en ligne, particulièrement au lycée (51 % en 3e, 62 % en terminale), montrant qu’ils font une distinction entre les différentes sources numériques », ils accordent fortement leur confiance aux médias « traditionnels », comme les journaux papier (71 % en 3e et en terminale) et la radio (69 % en 3e, 67 % en terminale), alors que ce sont des médias qu’ils utilisent peu (31 % en 3e, 36 % en terminale pour les journaux papier,50 % en 3e et 53 % en terminale pour la radio).

En fait seule la télévision réussit à maintenir une place très élevée comme source d’information des jeunes (en étant même la première source pour 92 % des élèves de 3e qui s’informent sur l’actualité, 89 % en terminale) et une forte confiance (75 % en 3è, 62 % en terminale).

De fortes disparités sociales

L’enquête du CNESCO montre que les origines sociales des élèves ont une forte influence tant dans leur intérêt pour l’actualité que dans leurs usages et dans la confiance qu’ils accordent aux différentes sources d’information.

Ainsi, en 3e, 67 % des élèves favorisés s’informent sur l’actualité, mais c’est seulement le cas de 46 % des élèves défavorisés (soit 21 points d’écart). En terminale, cet écart est de 19 points, avec 78 % pour les élèves favorisés, contre 59 % pour les élèves défavorisés.

Ces différences se retrouvent dans le choix des sources d’information des élèves. L’étude précise que « parmi celles et ceux qui s’informent sur l’actualité, les élèves favorisés écoutent plus souvent la radio et s’informent moins via les réseaux sociaux que leurs camarades d’origine défavorisée. De plus, les élèves favorisés, tout comme les filles, déclarent davantage avoir confiance dans les médias traditionnels (télévision, radio et journaux papier). Au collège comme au lycée, les élèves défavorisés font plus confiance aux réseaux sociaux que les autres. »

L’apport de l’éducation aux médias

Pour 82 % des élèves de 3 et 70 % de terminale, les cours d’EMC permettent d’avoir une meilleure approche de l’actualité et de mieux comprendre certains sujets politiques et sociaux. Même si « seuls 32 % des élèves de 3e et 37 % des élèves de terminale déclarent que les élèves posent « souvent » ou « toujours ou presque » des questions en rapport avec l’actualité politique pendant le cours. »

Cours qui, pour 76 % des élèves en 3e et 75 % en terminale leur ont permis de s’intéresser à ce qui se passe dans d’autres pays et, dans une moindre mesure (59 % en 3e, 62 % en terminale) aux problèmes politiques et sociaux (pourcentage plus élevés pour les filles).

Enquête du CNESCO à retrouver ici : http://www.cnesco.fr/fr/education-aux-medias-et-a-lactualite-comment-les-eleves-sinforment-ils/

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L’école inclusive : au-delà de l’accueil des élèves en situation de handicap

L’école inclusive fait débat. Elle inquiète. Elle pose question. Elle interroge les pratiques pédagogiques. Elle demande de repenser l’articulation entre travail collectif et démarches individuelles d’apprentissage. Elle postule que chaque enfant a des besoins particuliers, sans nier la nécessité de faire avancer l’ensemble du groupe classe.

Exigence paradoxale ? Quadrature du cercle ? Schizophrénie éducative ?

Le dernier dossier de veille de l’IFÉ (n° 127, janvier 2019) est consacré à « Apprendre (dans) l’école inclusive ».

Faisant le détour par l’accueil des enfants en situation de handicap dans l’école en l’illustrant pas l’expérience italienne, ce riche dossier met en évidence l’évolution progressive des termes, mais aussi de la philosophie sous-tendue.

Le souci de non discrimination a conduit à étendre l’inclusion à l’ensemble des enfants à la fois pour qu’à l’inclusion scolaire corresponde une inclusion sociale et donc prenne en compte également les accès aux loisirs, à la culture… mais pour qu’au-delà de l’intégration dans l’école, elle se traduise par une démocratisation de la réussite scolaire : « La promotion de l’éducation inclusive constitue en quelque sorte la suite de l’«Éducation pour tous», car elle vise à limiter au maximum l’exclusion des élèves, mais également à leur apporter une éducation de qualité, au-delà d’une simple intégration, et au-delà des murs de l’école (activités extrascolaires, éducation non formelle…). C’est l’inclusion sociale qui est en jeu […] »

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Esprit critique es-tu là ?…Pas trop là ? …Assez là ?

La référence à l’esprit critique est d’actualité.

« Fake news », théorie du complot, surinformation, intégrismes religieux…le justifient.

Et surtout invitent à réfléchir au rôle de l’éducation dans la formation de cet esprit critique.

Plusieurs supports peuvent y aider.

Le tout récent numéro des Cahiers pédagogiques (n°550 de janvier 2019) s’intitule « Former l’esprit critique ». Il est coordonné par Aurélie Guillaume-Le Guével et Jean-Michel Zakhartchouk qui annoncent dès l’avant-propos que « ce n’est pas si simple » et qu’ « il faut bien toutes les ressources de la pédagogie active pour affronter les redoutables problèmes de la légitimité des instances de savoirs face aux représentations des élèves, ancrées parfois dans une profondeur familiale ou sociale. Car après l’étape de déstabilisation, il s’agit de ne pas engendrer de scepticisme généralisé, mais de proposer des points d’appui qui résistent au doute. Un apprentissage qui doit commencer très tôt, dès la maternelle, et n’est jamais achevé. » Mais ils plaident également pour que cet esprit critique, qui n’est ni «  l’esprit qui dit non  » ni le relativisme, soit quelque part, un « Jiminy Cricket qui saurait se faire discret pour laisser Pinocchio un peu tranquille et ne pas être toujours raisonnable » et qu’il soit « un chasseur de démons (postvérité, fanatisme, intolérance) au service des valeurs démocratiques, exigeant mais pas totalitaire. » Pour les coordonnateurs de ce dossiers l’esprit critique « ne peut en tout cas s’épanouir pleinement que dans une école où l’on réfléchit, où l’on n’obéit pas aveuglément, où l’on recherche l’autonomie de pensée de chacun et où on construit une citoyenneté qui a besoin, selon le mot d’Albert Jacquard, d’«  emmerdeurs  » bousculant les conforts intellectuels, en commençant par le sien propre. »

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Quand on reparle des rythmes, mais cette fois au lycée…

Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France vient de demander au ministre de l’Éducation nationale d’expérimenter le début des cours à 9h en lycée.

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L’idée n’est pas nouvelle. Les chronobiologistes (on peut se référer, entre autres, aux travaux de François Testu et de Claire Leconte sur le sujet) ont depuis longtemps mis en évidence le besoin de sommeil des adolescents et jeunes adultes, ainsi que leurs rythmes qui nécessitaient une heure de levé et une prise d’activités plus tardives.

Jean-Michel Blanquer, invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, ne s’est pas dit hostile à la proposition : « Je suis très ouvert aux expérimentations (…) Lorsqu’il y a une proposition comme cela, il faut l’écouter (…) Pourquoi pas, à une petite échelle pour expérimenter.« 

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L’évolution des métiers de la fonction publique vue par le CESE

«  […] qu’il me soit permis de conclure en vous proposant un petit exercice d’imagination.

Imaginons un pays en crise profonde du fait de ses fractures sociales, territoriales et économiques, au point qu’une fraction de ses citoyens en vienne à descendre dans la rue.

Imaginons que ce pays si divisé ait en même temps à faire face à des transformations écologiques, numériques et technologiques impératives, transformations qu’il ne pourra réussir sans la mobilisation et donc l’acceptation et le rassemblement de ses citoyens.

Imaginons que, pour faire face, ce pays ait la chance de disposer d’une sorte de bras armé, une Fonction publique de qualité fondée sur l’intérêt général, et, de surcroît, qu’il puisse s’appuyer sur un conseil représentant la société civile organisée qui lui indique des pistes d’évolution et, surtout, de consensus.

Et puis, faisons un dernier effort, et figurons-nous que ce pays imaginaire soit doté d’un gouvernement, en très grande difficulté du fait de la situation sociale, qui s’apprête à écrire une loi sur la Fonction publique.

J’arrête là cet exercice de pure fiction au meilleur moment , celui de la fin. Nous l’attendons tous mais ce n’est pas moi mais le gouvernement en question qui pourra véritablement l’écrire.

Souhaitons qu’avec cet avis il trouve la bonne inspiration car, si les contes de fées peuplent peu le réel, il est des histoires qui peuvent s’y finir très mal. »

Ainsi concluait Luc Berille, le 11 décembre dernier, l’avis de l’UNSA sur le rapport du CESE relatif à « l’évolution des métiers de la Fonction publique ». Une évolution qui concerne 5,4 millions d’agents publics au sein des trois versants de la fonction publique et que le gouvernement a décidé de mettre en réflexion jusqu’à l’aboutissement d’une loi qui devrait être proposée et débattue au premier trimestre 2019. La rapport du CESE, sous saisine gouvernementale, vient, dans ce contexte, éclairer les futurs débats.

A partir d’un état des lieux des disparités importantes qui existent au sein des différents métiers et des trois versants de la fonction public, les rapporteurs font une vingtaine de préconisations qui, s’appuyant sur les enjeux actuels de l’apport du numérique et de la question environnementale, concernent cinq leviers d’évolution :

– la gouvernance,

– les ressources humaines,

– la formation tout au long de la vie,

– la mobilité,

– les missions nouvelles.

Parmi les principales propositions, on retiendra :

– la mise en place d’un dispositif de pilotage en matière de gestion des ressources humaines comportant -entre autres, « une mission de prospective, visant une meilleure anticipation et une meilleure intégration des facteurs d’évolution dans les métiers de la fonction publique » ;

– l’élaboration, prévue dans la loi, d’un « plan pluriannuel sur la formation continue nécessaire à l’évolution des métiers de la fonction publique, répondant aux besoins en qualifications » ;

– la différenciation des entretiens annuels de formation de ceux d’évaluation ;

– la conception de « postes à profil destinés à l’expérimentation de projets innovants, sur des périmètres spécifiés, dans les différents corps et cadres d’emplois de la fonction publique » ;

– la mise en place d’un « réseau de conseillères et conseillers RH de proximité dans l’Éducation nationale » ;

– la garantie d’ « accès à la formation continue des effectifs contractuels dans les trois versants de la fonction publique et les orienter vers des concours adaptés, en proposant aux personnes concernées des dispositifs de valorisation des acquis de l’expérience (VAE), de reconnaissance de l’expérience professionnelle ou de certificats de qualification professionnelle adaptés au secteur public » ;

– l’encouragement à « toutes les mobilités en aménageant des conditions de retour favorables dans le corps ou cadre d’emplois d’origine, en tenant compte du gain d’expérience acquise et en prévoyant un temps de réadaptation nécessaire à l’emploi retrouvé » ;

– la garantie de « transparence des conditions de recrutement, de l’organisation des temps de travail et des régimes indemnitaires dans les différentes administrations pour faciliter les mobilités inter et intra-versants » ;

– l’intégration « dans la formation initiale et continue et dans les pratiques de travail collaboratif de l’ensemble des personnels de la fonction publique, quelle que soit leur spécialisation de base, la prise en compte des enjeux relatifs à l’environnement, en particulier ceux qui concernent les changements climatiques et l’érosion de la biodiversité ».

Au travers de celles-ci, le rapport montre que le statut des fonctionnaires est loin d’être le carcan interdisant toute évolution, comme certains se plaisent à le dénoncer.

Reste donc, comme le préconise l’UNSA, au gouvernement de s’en inspirer.

Retrouver le rapport du CESE ici : https://www.lecese.fr/travaux-publies/levolution-des-metiers-de-la-fonction-publique

Le numéro 26 de décembre 2018 de la Newsletter du Groupe UNSA au CESE : Newsletter 26

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Bâtir des ponts, pas des murs

tel est le sous-titre du rapport mondial de suivi sur l’éducation 2019 de l’UNESCO consacré aux rapport entre migration, déplacement et éducation qu’il est intéressant de citer en cette journée internationale des migrants.

La rapport rappelle tout d’abord que « la migration est à la fois source d’ordre et de désordre ». Ainsi, migration volontaire et migration forcée coexistent dans les flux migratoires, mêlant celles et ceux qui décident de partir travailler ou étudier ailleurs à celles et ceux qui fuient (les guerres, les persécutions, les catastrophes climatiques, la famine, les maladies…). Ici, ces déplacements de population peuvent générer des clivages, là ils sont un apport de richesses (main d’œuvre, culture…)

Face à cet interminable dilemme entre chance ou menace, atout ou fardeau, « deux attitudes coexistent, l’accueil et le rejet. Les uns s’adaptent à leur nouvel environnement, les autres non. Les uns veulent aider, les autres veulent exclure » : pour le dire simplement « soit on construit des murs, soit on jette des ponts

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Éduquer à s’orienter : une priorité pour l’égalité et la réussite de toutes et tous

Un jeune sur deux déclare ne pas avoir été bien accompagné par son établissement au sujet de l’orientation dont les filles, les élèves hors éducation prioritaire et ceux qui ont poursuivi leurs études en voie générale.

18 % des 18-25 ans considèrent qu’ils n’ont pas eu le choix de leur orientation, particulièrement lorsqu’ils sont issus de l’enseignement professionnel.

Une minorité des personnels de direction (27% en collège et 36 % au lycée) déclarent avoir été formés spécifiquement à l’orientation en tant que chefs d’établissement.

Ces chiffres mis en lumière par les travaux du CNESCO interrogent la politique d’éducation à l’orientation scolaire en France.

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Lutter contre toutes les formes de harcèlement, pas uniquement le premier jeudi de novembre

Toute forme de harcèlement qu’il soit produit par la violence ordinaire ou porté par les réseaux sociaux est inacceptable. Il n’a nullement sa place dans les lieux d’éducation. En parler et le combattre est donc indispensable. Et tel est l’objet d’une journée comme celle de mobilisation nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement entre élèves, qui se déroule dorénavant, depuis 4 ans, le premier jeudi du mois de novembre.

Car une journée ne peut être qu’une mise en lumière, un rappel, une invitation à conduire un travail éducatif de prévention et d’accompagnement tout au long de l’année.

Les chiffres sont plutôt encourageants.

Une enquête nationale du ministère de l’Éducation nationale parue en décembre 2017, estime que « le nombre de collégiens déclarant être victimes de plusieurs formes de harcèlement est en légère baisse : 5,6 % en 2017 contre 6,1 % en 2011. » Pour l’enquête internationale HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), menée tous les quatre ans dans 42 pays auprès de collégiens, le harcèlement scolaire a diminué en France de 15 % au collège entre 2010 et 2014. La baisse atteint même 33 % en sixième. L’enquête Pisa de 2015 fait apparaître la France comme faisant partie des pays ayant le plus faible taux de harcèlement.

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Toujours trop d’inégalités sociales et territoriales

Cette semaine est marquée par la publication de plusieurs études qui confirment le fait que le système scolaire français est largement inégalitaire.

L’équité sociale ne progresse pas en France

Un nouveau volume d’étude de l’enquête PISA 2015 « Regard sur l’éducation » place la France au deuxième rang des pays de l’OCDE, juste derrière le Japon pour les écarts de résultats entre les enfants issus des classes favorisés et ceux des familles défavorisées.

L’information n’est certes pas nouvelle. Elle est même générale. Partout dans le monde, « les enfants issus d’un milieu défavorisé sont d’autre part moins susceptibles de faire des études poussées. Au second cycle du secondaire, ceux dont les parents n’ont pas suivi d’études supérieures tendront à privilégier les cursus de l’enseignement professionnel à ceux de l’enseignement général, et la probabilité d’un abandon en cours de route est chez eux relativement élevée. Leur présence dans l’enseignement supérieur s’en ressent logiquement : la part de nouveaux étudiants qui n’ont pas un parent ayant lui-même atteint ce niveau d’instruction est faible. »

Mais si cette inégalité est généralisée, les écarts sont différemment importants selon les pays et donc les systèmes éducatifs. La moyenne pour les pays de l’OCDE en science par exemple correspond à 3 années d’école. En France, il est de 4 années d’école.

Si cette variation de la performance en sciences est caractérisée par les différences sociales pour 13% en moyenne dans les pays de l’OCDE, elles atteignent environ 20% en France alors qu’elles ne comptent que pour 8% en Norvège ou en Estonie (pays qui sont au-dessus de la moyenne des évaluations PISA).

Alors que plusieurs pays ont fait progresser de manière significative l’équité sociale dans les performances en sciences comme l’Allemagne et les États-Unis, faisant ainsi remonter légèrement la moyenne des pays de l’OCDE, la France stagne entre 2006 et 2015. Globalement ce ne sont que en France que 9% des enfants défavorisés qui parviennent « à briser ce plafond de verre social : contre 11% en moyenne dans l’Ocde (14% en Finlande). »

Les inégalités sont aussi territoriales

Alors même que PISA publie ce complément d’analyse, le CNESCO diffuse deux études (l’une consacrée à l’Ile de France et l’autre à l’ensemble du territoire national) qui mettent en évidence que « dans des contextes socio-spatiaux et démographiques inégaux, l’Éducation nationale et les collectivités territoriales déploient des ressources (humaines, budgétaires, offres de formation…) qui s’avèrent très variables selon les territoires. Ces inégalités fortes de ressources éducatives se développent aux côtés de disparités importantes dans l’orientation et la réussite scolaire. »

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50 ans de réforme dans l’enseignement supérieur

En 2018, 79 % d’une génération sont bacheliers. Ils étaient 20 % en 1968 (28 % en 1984, 63 % en 1995, 63 % en 2007).

Au début des années 1960, il y 310 000 inscrits dans l’enseignement supérieur dont 215 000 à l’université. Les prévisions pour 2020 annoncent de 2 766 000 inscrits dans l’enseignement supérieur dont 1 619 000 à l’université.

Ces seuls chiffres suffisent à dire la massification de l’enseignement supérieur en 50 ans, son accélération ces dix dernières années et donc la nécessité pour les structures du supérieur dont les universités de s’adapter, voire de se réformer.

Or c’est justement ce qu’elles ne cessent de faire.

Le dernier Edubref de l’IFé (octobre 2018) revient ainsi sur « 1968-2018 : 50 de réforme à l’université » et nous invite à suivre les différentes étapes de ces transformations : https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/464/files/2018/10/Edubref-octobre-2018.pdf

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